L’essentiel
- Le ministère de la Santé a prolongé, par ordonnance, la validité des prix maximaux actuels des médicaments à usage humain, afin d’éviter toute interruption entre les anciens prix et ceux recalculés chaque année.
- Les prix inscrits dans Canamed et dans le Catalogue public restent valables jusqu’à l’entrée en vigueur de l’ordonnance fixant les prix recalculés lors de la correction annuelle, mais au plus tard jusqu’au 31 mars 2027.
- Elle concerne directement les fabricants et distributeurs de médicaments ainsi que les pharmacies, et indirectement tout patient qui achète des médicaments, remboursés ou non par l’État.
Publié : Journal officiel de la Roumanie n° 544 du 2 juillet 2026
Entrée en vigueur : 2 juillet 2026
Les prix maximaux auxquels les médicaments sont vendus en Roumanie ne resteront pas, du moins pour un certain temps, sans fondement légal valable. L’ordonnance du ministre de la Santé n° 707/2026 modifiant l’ordonnance du ministre de la Santé n° 368/2017, publiée au Journal officiel de la Roumanie (Monitorul Oficial) n° 544 du 2 juillet 2026, prolonge, par la modification d’un seul article, le délai jusqu’auquel restent valables les prix maximaux des médicaments à usage humain approuvés antérieurement. En pratique, ce texte évite un vide législatif : sans lui, les prix approuvés auraient pu expirer avant que le ministère de la Santé n’achève leur recalcul annuel, laissant temporairement les pharmacies et les distributeurs sans prix maximal officiel de référence.
L’ordonnance n° 368/2017 est le texte qui fixe, depuis près d’une décennie, le mode de calcul et la procédure par laquelle le ministère de la Santé approuve les prix maximaux des médicaments à usage humain commercialisés en Roumanie. Grâce à ce mécanisme, le prix de tout médicament autorisé est officiellement plafonné et publié dans deux registres : Canamed, le catalogue qui recense les prix des médicaments autorisés à la mise sur le marché, y compris ceux remboursés ou gratuits pris en charge par la Caisse nationale d’assurance maladie, et le Catalogue public, qui contient les prix des médicaments autorisés en général. Une fois par an, ces prix sont recalculés au moyen d’une « correction annuelle », par laquelle le ministère de la Santé les actualise, généralement par comparaison avec les prix pratiqués dans d’autres États membres de l’Union européenne. Tant que la correction annuelle n’est pas finalisée et approuvée par une nouvelle ordonnance, les anciens prix doivent rester en vigueur, faute de quoi il existerait une période sans aucun prix maximal légalement applicable. Trois semaines plus tard, une autre ordonnance du ministère a montré, en pratique, le fonctionnement de ce mécanisme de fixation des prix : dix nouveaux médicaments, pour la plupart des traitements oncologiques, ont reçu un prix maximal réglementé grâce à la mise à jour du Catalogue national.
Les effets concrets
La modification apportée par l’ordonnance n° 707/2026 se limite à un seul article, mais son effet pratique est important pour l’ensemble du marché pharmaceutique.
La validité des prix déjà approuvés est prolongée. L’article 32 de l’ordonnance n° 368/2017 est réécrit pour prévoir explicitement que les prix maximaux des médicaments autorisés à la mise sur le marché, approuvés dans Canamed et dans le Catalogue public, ainsi que les prix de référence des médicaments génériques, biosimilaires et innovants, « restent valables » jusqu’à l’entrée en vigueur de l’ordonnance approuvant les nouveaux prix issus de la correction annuelle.
Un délai limite ferme est fixé. La nouvelle validité n’est pas illimitée : le législateur a introduit un plafond temporel explicite, le 31 mars 2027, au-delà duquel les prix actuels ne peuvent plus être prolongés automatiquement sur ce fondement, que l’ordonnance de correction annuelle ait été publiée ou non d’ici là.
Cette ordonnance ne modifie aucun prix concret. L’ordonnance n° 707/2026 n’augmente ni ne diminue le prix d’aucun médicament : elle prolonge seulement, temporairement, la validité des prix existants, en guise de pont jusqu’à l’approbation des prix recalculés. Pour les patients, l’effet immédiat est la continuité : les médicaments restent disponibles aux prix connus, sans interruption due à des procédures administratives.
Ce qui change par rapport à la situation antérieure
- L’ancienne rédaction de l’article 32 de l’ordonnance n° 368/2017 prévoyait un autre délai ou une autre formule de prolongation de la validité des prix, insuffisante pour couvrir la période jusqu’à l’achèvement de la correction annuelle de ce cycle ; l’ordonnance n° 707/2026 remplace intégralement le texte de l’article par une nouvelle rédaction.
- Cet article introduit pour la première fois, de façon explicite, une date limite calendaire fixe (31 mars 2027) jusqu’à laquelle peut opérer la prolongation automatique de la validité des prix, au lieu d’une formulation plus générale liée uniquement à la publication de l’ordonnance de correction.
- Les trois catégories de prix de référence couvertes sont mentionnées explicitement, génériques, biosimilaires et innovants, aux côtés des prix inscrits dans Canamed et dans le Catalogue public, ce qui clarifie le champ d’application de la prolongation.
Avantages et inconvénients
Ce que cela améliore
- Continuité pour le marché pharmaceutique : fabricants, distributeurs et pharmacies disposent toujours d’un prix maximal officiel de référence, sans risque de période « grise », sans fondement légal pour les prix.
- Prévisibilité pour les patients : les médicaments restent disponibles aux prix connus, y compris ceux remboursés ou gratuits pris en charge par la Caisse nationale d’assurance maladie, sans retards administratifs susceptibles d’affecter l’accès aux traitements.
- Une date limite claire (31 mars 2027) oblige indirectement le ministère de la Santé à achever la correction annuelle des prix dans un délai défini, et non indéfiniment.
Ce qui reste problématique
- L’ordonnance ne fournit au public aucune information sur le calendrier ou le résultat concret de la correction annuelle en cours ; on ne sait donc pas encore si, ni comment, les prix effectifs des médicaments seront modifiés.
- Le texte de l’ordonnance reste strictement technique et administratif, sans explication supplémentaire sur les critères selon lesquels s’effectue le recalcul des prix pour l’année en cours.
- Si l’ordonnance de correction annuelle n’est pas publiée avant le 31 mars 2027, le texte actuel ne précise pas explicitement ce qu’il advient des prix après cette date.
Conseils pratiques
- Vous êtes patient et prenez des médicaments remboursés ou gratuits via la Caisse nationale d’assurance maladie : vous n’avez rien à faire à la suite de cette ordonnance, elle ne fait que maintenir la validité des prix actuels, donc votre accès et le coût de vos médicaments restent, pour l’instant, inchangés.
- Vous êtes pharmacien, distributeur ou travaillez dans les achats d’un établissement de santé : retenez la date du 31 mars 2027 comme repère pour le moment où les prix actuels de Canamed et du Catalogue public pourraient être remplacés par ceux issus de la correction annuelle.
- Vous êtes fabricant ou titulaire d’une autorisation de mise sur le marché de médicaments : suivez les communications ultérieures du ministère de la Santé sur l’état d’avancement de la correction annuelle des prix, afin d’anticiper d’éventuels ajustements du prix de vos propres produits.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que change, pour l’essentiel, l’ordonnance MS n° 707/2026 ?
Les médicaments deviennent-ils plus chers ou moins chers avec cette ordonnance ?
Que sont Canamed et le Catalogue public ?
Qu’est-ce que la « correction annuelle » des prix ?
Que se passe-t-il si l’ordonnance fixant les prix recalculés n’est pas publiée avant le 31 mars 2027 ?
Pour situer le contexte, toujours en juillet 2026, le ministère de la Santé et la Caisse nationale d’assurance maladie ont également ajusté le mode de déclaration des congés maladie, par l’introduction de rubriques distinctes pour les taux de 55 %, 65 % et 75 % de la base de calcul.
Deux semaines après cette ordonnance, le ministère de la Santé et la Caisse nationale d’assurance maladie ont également actualisé les protocoles thérapeutiques de prescription pour des dizaines de médicaments remboursés, de l’oncologie au psoriasis en passant par l’hépatite B, par l’ordonnance conjointe MS/CNAS n° 824/1 313/2026.
Texte original de l’acte normatif
Le texte intégral, tel que publié au Journal officiel de la Roumanie
Journal officiel de la Roumanie n° 544 du 2 juillet 2026 64 pages PDF, 24 MB l'acte commence à la page 53
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Cet article a un caractère purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Pour des situations concrètes, consultez un avocat ou un conseiller fiscal agréé.
