L’essentiel

  • Les directeurs des clubs sportifs universitaires sont évalués chaque année sur 100 points, selon une grille publiée : 45 points pour la performance sportive, 20 pour la performance économique et financière, le reste pour le management, les ressources humaines et l’image.
  • En dessous de 71 points, l’appréciation est „Insatisfaisant” („Nesatisfăcător”), ce qui peut conduire à la révocation de ses fonctions. „Satisfaisant” („Satisfăcător”) obtenu deux années de suite produit le même effet.
  • Le rapport d’activité se dépose jusqu’au 31 janvier, l’évaluation s’achève au 31 mars, le recours se dépose dans 5 jours ouvrables et se règle en 10.
Acte : Arrêté MEC n° 4.703/2026
Publié : Journal officiel de la Roumanie (Monitorul Oficial) n° 710 du 26 août 2026
Entrée en vigueur : 26 août 2026

Un directeur de club sportif universitaire sait désormais, point par point, ce qui décide de son poste : les résultats sportifs pèsent près de la moitié de la note annuelle. L’arrêté du ministre de l’éducation et de la recherche n° 4.703/2026, publié au Journal officiel de la Roumanie n° 710 du 26 août 2026, approuve la méthodologie de l’évaluation annuelle des performances professionnelles individuelles des directeurs de clubs sportifs universitaires. C’est le quatrième acte du ministère paru le même jour, après celui sur la commission qui propose le nombre de places.

La méthodologie s’applique directement aux clubs relevant du ministère. Pour les clubs relevant des universités, elle constitue un modèle de référence, qui peut être adapté et adopté par décision du sénat universitaire, dans le respect de l’autonomie universitaire.

Le fondement est le règlement-cadre relatif à l’organisation et au fonctionnement des clubs sportifs étudiants, approuvé par l’arrêté du ministre de l’éducation, de la recherche, de la jeunesse et des sports n° 3.696/2012.

Les effets concrets

Le premier effet est le calendrier. L’évaluation porte sur une année civile et se déroule entre le 1er janvier et le 31 mars de l’année suivante, uniquement pour les directeurs ayant effectivement travaillé au moins 6 mois durant l’année évaluée.

Le deuxième effet est l’évaluation partielle. Elle a lieu en dehors de cette fenêtre en cas de cessation, de suspension ou de modification de la relation de travail, si la période effectivement travaillée est d’au moins 30 jours calendaires consécutifs, dans un délai de 10 jours ouvrables à compter de l’événement, et elle est prise en compte lors de l’évaluation annuelle suivante.

Le troisième effet est la composition des commissions. La commission d’évaluation comprend un président et 2 membres, désignés par arrêté du ministre. La commission de recours comprend elle aussi un président et 2 membres, obligatoirement d’autres personnes que celles de la commission d’évaluation.

Le quatrième effet est la grille. Les cinq objectifs de management ont des points fixes : management stratégique 15 points, performance sportive 45, management économique et financier 20, ressources humaines et contrôle interne de gestion 10, développement institutionnel et image 10. Total 100.

Le cinquième effet est le mode de notation. Pour chaque indicateur de performance, la commission attribue entre 0 et 100 pour cent du maximum de points alloué, et le total final est la somme des cinq objectifs, sans pouvoir dépasser 100.

Le sixième effet, ce sont les appréciations : de 91 à 100 points „Très bien” („Foarte bine”), de 81 à 90 „Bien” („Bine”), de 71 à 80 „Satisfaisant”, en dessous de 71 „Insatisfaisant”. Pour les deux dernières, la commission a l’obligation de formuler des recommandations et des mesures d’amélioration.

Le septième effet est le plus dur. „Insatisfaisant” peut constituer un motif de révocation de ses fonctions par arrêté du ministre. „Satisfaisant” obtenu deux années consécutives produit le même effet.

Le huitième effet est la procédure de recours. Le résultat est communiqué dans 5 jours ouvrables à compter de la fin de l’évaluation, le directeur peut former un recours dans 5 jours ouvrables à compter de la communication, et le recours est tranché dans 10 jours ouvrables. Le résultat est définitif sur le plan administratif et peut être attaqué devant la juridiction administrative.

Le neuvième effet est la charge de la preuve. Le directeur établit le rapport d’activité jusqu’au 31 janvier et le dépose avec les pièces justificatives. La commission n’analyse que les documents afférents à la période évaluée et peut demander des clarifications et des documents supplémentaires lorsque ceux qui ont été déposés ne permettent pas la vérification complète d’un indicateur.

Ce qui change par rapport à la situation antérieure

Le premier changement est que l’évaluation reçoit une grille publiée. Jusqu’à présent, le règlement-cadre de 2012 prévoyait la fonction de directeur, mais pas les critères chiffrés selon lesquels son activité se mesure chaque année.

Le deuxième changement est la séparation des commissions. Le recours ne peut plus arriver devant les mêmes personnes qui ont donné la note : la méthodologie interdit expressément le chevauchement.

Le troisième changement porte sur les pondérations. La performance sportive vaut à elle seule 45 points sur 100, et à l’intérieur de celle-ci les résultats obtenus en compétition pèsent 25. Autrement dit, un quart de la note d’un directeur dépend directement des médailles du club.

Le quatrième changement concerne l’argent. L’exécution du budget de recettes et de dépenses, en qualité d’ordonnateur tertiaire de crédits, et l’attraction de ressources propres apportent 10 points chacune, soit un cinquième de la note.

Le cinquième changement est l’archivage. Tous les documents de la procédure sont conservés à la Fédération du sport scolaire et universitaire, ni au club ni au ministère.

Ce qui ne change pas, c’est l’autonomie universitaire. Les clubs relevant des universités ne sont pas tenus d’appliquer la méthodologie ; ils peuvent l’adopter, adaptée, par décision du sénat.

Avantages et inconvénients

Ce que cela améliore

  • Le directeur sait à l’avance sur quoi porte la note et avec quels documents il peut l’étayer.
  • La commission de recours est obligatoirement composée d’autres personnes que la commission d’évaluation.
  • Les délais sont courts et fixes : 5 jours pour la communication, 5 pour le recours, 10 pour la solution.
  • Les appréciations faibles obligent la commission à formuler des recommandations, et pas seulement à sanctionner.
  • Le résultat du recours peut être attaqué devant la juridiction administrative, donc la procédure ne se referme pas au niveau administratif.
  • L’évaluation partielle évite la perte de la période travaillée par un directeur qui part en milieu d’année.

Ce qui reste problématique

  • La grille du formulaire d’évaluation contredit ses propres intitulés pour deux des cinq objectifs.
  • Un quart de la note vient des résultats sportifs, sans aucune correction pour la taille du club ou pour le budget disponible.
  • La méthodologie ne dit pas ce qu’il advient du directeur en fonction depuis moins de 6 mois durant l’année évaluée.
  • La commission tranche „toute situation imprévue”, une clause ouverte dans une procédure qui peut s’achever par la révocation de ses fonctions.
  • Il n’existe pas de seuil minimal par objectif, donc un directeur peut obtenir zéro en performance sportive et rester au-dessus de 71 points s’il obtient le maximum ailleurs.
  • Le pourcentage attribué par indicateur, entre 0 et 100 pour cent, n’a pas de critères écrits, donc l’évaluation reste discrétionnaire à l’intérieur de chaque rubrique.

Conseils pratiques

  1. Si vous êtes directeur de club sportif universitaire, déposez le rapport d’activité jusqu’au 31 janvier. C’est le délai de la méthodologie, pas une recommandation.
  2. Joignez des pièces justificatives pour chacun des dix indicateurs de performance. La commission n’analyse que les documents afférents à la période évaluée.
  3. Structurez le rapport selon les cinq objectifs de management, dans l’ordre de l’annexe n° 1. Le formulaire comporte des rubriques distinctes pour les activités réalisées, les résultats et les pièces justificatives.
  4. Surveillez les pondérations quand vous planifiez votre année : les résultats sportifs en compétition valent 25 points, le plus élevé de tous les indicateurs.
  5. Si la note ne vous convient pas, formez un recours dans 5 jours ouvrables à compter de la communication, selon le modèle de l’annexe n° 3, en indiquant les points attribués et ceux demandés pour chaque indicateur contesté.
  6. Si vous recevez „Satisfaisant”, traitez les recommandations de la commission comme un plan de travail : la même appréciation deux années de suite peut conduire à la révocation de vos fonctions.
  7. Si vous quittez la fonction en cours d’année, demandez l’évaluation partielle. Elle se fait dans 10 jours ouvrables si vous avez travaillé au moins 30 jours consécutifs.
  8. Si vous êtes recteur, retenez que la méthodologie n’est qu’un modèle de référence pour le club de l’université. Son adoption se fait par décision du sénat et elle peut être adaptée.

Questions fréquentes

Qui est évalué ?
Les directeurs des clubs sportifs universitaires relevant du ministère de l’Éducation et de la Recherche. Pour les clubs relevant des universités, la méthodologie est un modèle de référence.
Quand l’évaluation a-t-elle lieu ?
Pour une année civile, du 1er janvier au 31 mars de l’année suivante, uniquement pour les directeurs ayant effectivement travaillé au moins 6 mois durant l’année évaluée.
Comment la note est-elle calculée ?
Sur cinq objectifs de management, avec 100 points au total. Pour chaque indicateur de performance, la commission attribue entre 0 et 100 pour cent du maximum de points alloué.
Quelles sont les appréciations ?
De 91 à 100 points „Très bien”, de 81 à 90 „Bien”, de 71 à 80 „Satisfaisant”, en dessous de 71 „Insatisfaisant”.
Que se passe-t-il en cas d’appréciation faible ?
„Insatisfaisant” peut constituer un motif de révocation de ses fonctions par arrêté du ministre. „Satisfaisant” obtenu deux années consécutives produit le même effet.
Comment contester le résultat ?
Dans 5 jours ouvrables à compter de la communication du rapport d’évaluation, selon le modèle de l’annexe n° 3. Le recours est tranché dans 10 jours ouvrables par une commission autre que celle qui a évalué.
Le résultat du recours est-il définitif ?
Il est définitif sur le plan administratif, mais il peut être attaqué devant la juridiction administrative compétente.
Où les documents sont-ils conservés ?
À la Fédération du sport scolaire et universitaire.

Erreurs et incohérences dans le texte publié

  • Annexe n° 2 à la méthodologie, grille d’évaluation : les intitulés de deux objectifs contredisent les points du même tableau et du corps de la méthodologie. L’intitulé du premier objectif de la grille dit „Obiectivul I. Management strategic și organizarea activității clubului (20 de puncte)”, c’est-à-dire objectif I, management stratégique et organisation de l’activité du club, 20 points, mais les trois indicateurs qui figurent en dessous valent 5 points chacun, et la ligne „Subtotal obiectivul I” du même tableau affiche 15. L’intitulé du deuxième dit „Obiectivul II. Performanță sportivă (40 de puncte)”, soit 40 points, alors que ses indicateurs totalisent 5 plus 15 plus 25, et que le sous-total affiche 45. Le tableau récapitulatif de la fin de la grille confirme 15 et 45, tout comme l’art. 12 de la méthodologie, qui prévoit expressément 15 points pour l’objectif I et 45 pour l’objectif II. La commission remplit précisément ce formulaire, et 5 points déplacés d’un objectif à l’autre peuvent décider du passage entre „Satisfaisant” et „Bien”, ou entre „Insatisfaisant” et „Satisfaisant”, c’est-à-dire entre le maintien et la perte de la fonction.

Analyse de la rédaction

La méthodologie comble un manque ancien. Les clubs sportifs universitaires fonctionnent selon un règlement-cadre de 2012, et leurs directeurs étaient évalués sans grille publiée. Le nouveau texte rend la procédure prévisible : cinq objectifs, dix indicateurs, des points fixes, des délais courts, deux commissions distinctes et une voie de recours devant la juridiction administrative. La règle qui veut que les membres de la commission de recours soient d’autres personnes que celles qui ont donné la note paraît évidente, mais elle manque dans bien des procédures administratives roumaines.

Le point faible, c’est justement le formulaire que la commission remplit. La grille de l’annexe n° 2 contredit ses propres sous-totaux pour deux objectifs sur cinq. Ce n’est pas une erreur sans conséquence : les seuils des appréciations sont à 71, 81 et 91 points, et l’écart de 5 points entre les deux lectures peut faire passer un directeur d’une catégorie à l’autre. D’autant plus que les art. 20 et 21 rattachent directement les appréciations faibles à la révocation de ses fonctions.

La deuxième observation porte sur l’équité de la grille. Les résultats sportifs en compétitions internes et internationales valent 25 points, un quart de la note, sans aucun ajustement pour la taille du club, le nombre de sections ou le budget disponible. Le directeur d’un petit club, avec deux sections et un financement modeste, est mesuré à la même aune que celui d’un grand club. La méthodologie comporte en revanche un indicateur pour l’attraction de ressources propres, ce qui est juste, mais qui ne compense pas la différence de départ.

La troisième observation concerne la marge d’appréciation. L’art. 14 laisse à la commission la liberté d’attribuer entre 0 et 100 pour cent des points de chaque indicateur, sans critères écrits. La colonne „Motivarea comisiei”, la motivation de la commission, aide, parce qu’elle impose une justification, mais elle ne remplace pas un barème. Dans une procédure qui peut s’achever par la perte du poste, une latitude aussi large sur chaque rubrique est difficile à contester utilement.

Ce qui devrait changer

  • Corriger les intitulés des objectifs I et II de la grille de l’annexe n° 2, à 15 et 45 points. Le formulaire deviendrait cohérent avec ses propres sous-totaux, avec le tableau récapitulatif et avec l’art. 12 de la méthodologie.
  • Un barème indicatif pour les pourcentages attribués à chaque indicateur. Sans lui, la même réalisation peut recevoir 40 ou 90 pour cent de commissions différentes, et le recours n’a rien sur quoi s’appuyer.
  • Une pondération des résultats sportifs selon la taille du club et le budget alloué. Les 25 points des médailles mesurent aujourd’hui aussi les conditions de départ, et pas seulement le travail du directeur.
  • Une règle expresse pour les directeurs en fonction depuis moins de 6 mois durant l’année évaluée. La méthodologie les exclut de l’évaluation annuelle, mais ne dit pas ce qu’il advient de la période travaillée s’ils ne relèvent pas non plus de l’évaluation partielle.
  • Restreindre la clause de l’art. 23, qui abandonne à la commission toute situation imprévue. Dans une procédure qui peut conduire à la révocation de ses fonctions, les situations imprévues devraient être tranchées par l’auteur de la méthodologie, et non par l’organe qui évalue.

Texte original de l’acte normatif

Le texte ci-dessous est reproduit en roumain, la forme officielle de publication.

Le texte intégral, tel que publié au Journal officiel de la Roumanie

Journal officiel de la Roumanie n° 710 du 26 août 2026 8 pages PDF, 74 KB l'acte commence à la page 3

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Cet article a un caractère purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Pour des situations concrètes, consultez un avocat ou un conseiller fiscal agréé.