L’essentiel
- Les jeunes NEET qui occupent leur premier emploi, à temps plein et à durée indéterminée, peuvent enfin demander la prime de stabilité : 1 000 lei par mois la première année et 1 250 lei par mois la deuxième, soit jusqu’à 27 000 lei au total, non imposables et exonérés de cotisations sociales.
- La demande se dépose auprès de l’agence pour l’emploi dans un délai maximal de 90 jours à compter de l’embauche, et ce délai est un délai de forclusion. Pour les personnes embauchées entre mars et juillet 2026, les 90 jours courent à partir du 28 juillet 2026 et expirent donc vers la fin du mois d’octobre 2026.
- La décision est entrée en vigueur le jour de sa publication, le 28 juillet 2026, mais la cour d’appel de Bucarest en a suspendu l’exécution le 3 août 2026, à la demande du PSD, en même temps que quatre autres décisions. L’acte n’est pas abrogé, mais il ne s’applique pas pendant la durée de la suspension.
Publié : Journal officiel de la Roumanie n° 614 du 28 juillet 2026
Entrée en vigueur : 28 juillet 2026
La prime de stabilité destinée aux jeunes qui occupent leur premier emploi, promise en mars par une ordonnance d’urgence, dispose depuis la fin du mois de juillet de la procédure qui permet enfin de la réclamer : un formulaire, un délai de 90 jours et une attestation mensuelle de l’employeur. La décision du Gouvernement n° 570/2026, publiée mardi au Journal officiel de la Roumanie, modifie trois actes de 2002 et met en œuvre les mesures introduites dans la loi n° 76/2002 par l’ordonnance d’urgence du Gouvernement n° 11/2026. Comme dans le cas de la procédure des prestations pour les personnes handicapées, publiée au même Journal officiel de la Roumanie, l’exécution de la décision a été suspendue par la justice peu après sa parution.
Le montant n’est pas fixé par cette décision, mais par la loi. L’article 765 de la loi n° 76/2002, introduit par l’ordonnance d’urgence du Gouvernement n° 11/2026, prévoit une prime de stabilité versée mensuellement pendant 24 mois à compter de la date d’embauche : 1 000 lei par mois pour les 12 premiers mois et 1 250 lei par mois pour les 12 mois consécutifs suivants. La prime n’est pas imposable et n’entraîne pas de cotisations sociales obligatoires. Au total, un jeune qui reste employé deux ans perçoit 27 000 lei.
Ce qui manquait jusqu’ici, c’était le mécanisme. Faute de normes d’application, les agences pour l’emploi n’avaient ni formulaire de demande, ni liste de documents, ni délai de dépôt, ni règles de calcul pour les mois travaillés partiellement. La présente décision introduit l’ensemble de ces éléments, par sept articles nouveaux dans les normes méthodologiques approuvées par la décision du Gouvernement n° 174/2002 et huit articles nouveaux dans les procédures approuvées par la décision du Gouvernement n° 377/2002.
Les effets concrets
Qui peut demander la prime. Trois conditions cumulatives, selon le nouvel article 4610 des normes : le jeune doit être inscrit auprès de l’agence pour l’emploi de son domicile ou de sa résidence, il doit occuper son premier emploi, à temps plein et à durée indéterminée, et il doit être embauché par un employeur qui ne figure pas sur la liste d’exceptions prévue par la loi. Cette liste, à l’article 765 alinéa (2), écarte les institutions et les autorités publiques, les régies autonomes, les compagnies nationales et les sociétés dont l’État ou une collectivité territoriale est l’actionnaire unique ou majoritaire, ainsi que les instituts nationaux de recherche-développement. La prime est donc une incitation à l’emploi dans le secteur privé.
Le délai de 90 jours est un délai de forclusion. La demande, dont le modèle constitue la nouvelle annexe n° 141, se dépose accompagnée d’une copie de la pièce d’identité et d’une copie de l’acte d’embauche, dans un délai maximal de 90 jours à compter de la date de prise de fonction. La norme précise expressément qu’il s’agit d’un délai de forclusion. Elle ajoute que le délai expire à minuit, à la fin du quatre-vingt-dixième jour, et que, si ce jour est chômé, il est prorogé jusqu’à la fin du premier jour ouvrable suivant. Les documents peuvent être déposés en personne, par lettre recommandée avec accusé de réception, par télécopie, par courrier électronique ou en ligne.
Un filet de sécurité pour les dossiers incomplets. Si les documents transmis dans les délais sont illisibles ou manquants, l’agence demande de les compléter dans les 5 jours suivant la réception de la demande, et ce qui est transmis alors est considéré comme déposé dans le délai. Si le jeune ne répond toujours pas, il peut déposer une nouvelle demande, mais uniquement à l’intérieur du même délai de forclusion de 90 jours.
La date d’embauche a sa propre définition. Par date de prise de fonction, on entend la date de début de l’activité prévue dans le contrat individuel de travail, enregistré au registre général des salariés. La première année expire à la fin du jour correspondant du douzième mois, et la deuxième année court à compter du jour immédiatement suivant.
L’attestation se dépose chaque mois, jusqu’au 15. Le bénéficiaire doit déposer chaque mois, au plus tard le 15 inclus pour le mois écoulé, une attestation délivrée par l’employeur dont il ressort que le bénéficiaire est toujours en poste. À défaut, l’agence lui demande par écrit de la présenter dans les 15 jours suivant la réception de la communication. Si elle n’est toujours pas transmise, l’agence contacte l’employeur. Lorsque les vérifications montrent que le jeune ne remplit plus les conditions, le paiement cesse à compter du mois où les conditions ne sont plus réunies. Lorsque les vérifications ne permettent pas de clarifier la situation, le paiement est suspendu jusqu’à éclaircissement.
La prime se calcule sur les jours travaillés, et non sur le mois entier. Le montant mensuel est établi proportionnellement au nombre de jours ouvrables pendant lesquels le jeune a effectivement exercé son activité chez l’employeur au cours du mois concerné. S’il a travaillé tous les jours ouvrables du mois et que la période d’octroi n’a pas expiré, il perçoit la somme intégrale. Si la période expire ou si la relation de travail prend fin en cours de mois, la somme est calculée au prorata jusqu’à cette date.
Changer d’emploi ne fait pas perdre automatiquement le droit. Si la relation de travail prend fin pendant la période d’octroi, le droit est maintenu à condition que l’intéressé soit embauché par un autre employeur dans un délai maximal de 60 jours, toujours à temps plein, à durée indéterminée et auprès d’un employeur qui ne figure pas sur la liste d’exceptions. Le paiement est suspendu entre les deux emplois et la période d’interruption n’est pas comptée dans les 24 mois. La même règle s’applique en cas de suspension de la relation de travail.
Le déménagement dans un autre département. Le droit est établi par l’agence auprès de laquelle le jeune était inscrit, puis le dossier est transféré à l’agence du nouveau domicile ou de la nouvelle résidence, qui poursuit le paiement et veille au respect des obligations.
Les employeurs reçoivent 2 250 lei par mois pour des catégories nouvellement ajoutées. La subvention prévue à l’article 85 de la loi n° 76/2002 est versée mensuellement, pendant 12 mois, pour chaque personne embauchée à durée indéterminée parmi les catégories visées, avec l’obligation de maintenir la relation de travail pendant au moins 18 mois. L’ordonnance de mars a ajouté à la liste les mères au chômage ayant au moins 3 enfants à charge âgés de moins de 18 ans, ainsi que les personnes au chômage qui ont exécuté une peine privative de liberté ou qui ont été condamnées à une peine, à une mesure éducative ou à une autre mesure non privative de liberté. La présente décision précise les documents à déposer pour chacune de ces deux nouvelles catégories et met à jour en conséquence les modèles de convention des annexes n° 19 et 20.
Les jeunes chômeurs entrent plus tôt dans la catégorie de longue durée. La définition change selon un critère d’âge : plus de 12 mois d’inscription pour les personnes de 30 ans au moins, mais seulement 6 mois pour celles âgées de 16 à 30 ans. En pratique, un jeune devient chômeur de longue durée en deux fois moins de temps qu’une personne plus âgée, ce qui lui ouvre plus rapidement l’accès aux mesures réservées à cette catégorie.
Celui qui démissionne d’un emploi obtenu grâce à une mesure de stimulation attend 24 mois. Le nouvel article 614 des normes précise comment ce délai se compte : en mois révolus, à partir de la date de la première réinscription auprès de l’agence postérieure à la cessation par démission. La radiation des listes et les réinscriptions ultérieures n’interrompent pas le cours du délai.
Le paiement se modernise. La décision réécrit les modalités de paiement des droits issus du budget de l’assurance chômage : sur un compte courant ou un compte de paiement ouvert auprès d’établissements de crédit ou de paiement agréés, par carte et par d’autres instruments de paiement électronique, ou par mandat postal, au choix du bénéficiaire.
Ce qui change par rapport à la situation antérieure
Jusqu’au 28 juillet 2026, la prime de stabilité figurait dans la loi depuis mars, mais elle ne pouvait pas être demandée. L’ordonnance d’urgence du Gouvernement n° 11/2026 avait introduit l’article 765 avec les montants et la période de 24 mois, mais elle ne disait pas où déposer la demande, avec quels documents, dans quel délai ni comment calculer la somme pour un mois où le jeune n’a pas travaillé tous les jours. Tout cela n’apparaît que maintenant.
La conséquence pratique la plus importante de ce retard est traitée séparément, à l’article IV de la décision. Pour les jeunes embauchés entre la date d’entrée en vigueur de l’ordonnance et celle de la décision, le délai de 90 jours ne court pas à compter de l’embauche, mais à compter du 28 juillet 2026. Sans cette règle, une partie d’entre eux auraient perdu leur droit avant même que n’existe le formulaire permettant de le demander. Leur délai expire vers la fin du mois d’octobre 2026.
La deuxième modification de fond concerne le champ de la subvention accordée aux employeurs. Auparavant, les 2 250 lei mensuels étaient versés pour les chômeurs de plus de 50 ans, les parents seuls soutiens de familles monoparentales, les chômeurs de longue durée et les jeunes NEET. Désormais, la liste comprend aussi les mères au chômage ayant au moins 3 enfants à charge et les personnes qui ont exécuté des peines privatives de liberté ou des mesures non privatives de liberté. Pour chacune, la décision ajoute dans les normes méthodologiques la liste des pièces justificatives, depuis les actes de naissance des enfants jusqu’à l’attestation délivrée par l’établissement pénitentiaire ou par le service de probation.
La troisième modification porte sur les documents exigés pour le contrat de solidarité destiné aux jeunes exposés à un risque de marginalisation sociale. La décision introduit un alinéa nouveau qui détaille, par catégories, ce qui prouve l’appartenance à chaque groupe visé : des attestations pour les bénéficiaires du revenu minimum d’inclusion, des documents spécifiques pour les demandeurs d’asile et les bénéficiaires d’une protection internationale, une attestation de la mairie pour les personnes sans abri, un certificat de reconnaissance du degré de handicap et, pour toute autre personne en situation de risque, l’enquête sociale du service public d’assistance sociale.
Enfin, l’article 18 alinéa (3) des procédures approuvées par la décision du Gouvernement n° 377/2002 et l’article 2 de la décision du Gouvernement n° 1.090/2002 sont abrogés, et le paiement des droits issus du budget de l’assurance chômage est réécrit autour de trois canaux, dont la carte bancaire.
Avantages et inconvénients
Ce que cela améliore
- Un droit qui n’existait depuis mars que dans la loi devient effectivement accessible : formulaire, liste de documents, délais et règles de calcul, tout est écrit.
- L’article IV sauve le droit des jeunes embauchés pendant les quatre mois et demi durant lesquels les normes ont manqué, en reportant le point de départ du délai de 90 jours à la date d’entrée en vigueur de la décision.
- Le dépôt peut se faire en personne, par la poste, par télécopie, par courrier électronique ou en ligne, ce qui n’oblige pas à se déplacer au guichet.
- Un dossier illisible ou incomplet n’entraîne pas directement la perte du droit : l’agence demande de le compléter et les documents déposés à ce moment sont considérés comme déposés dans le délai.
- Le changement d’employeur au cours des 24 mois ne supprime pas le droit, si le nouvel emploi remplit les mêmes conditions et est trouvé en 60 jours, et l’interruption n’est pas déduite de la période d’octroi.
- Le calcul proportionnel sur les jours travaillés met fin aux discussions sur les mois incomplets, en début et en fin de période.
- La subvention accordée aux employeurs s’étend à deux catégories difficiles à embaucher, les mères d’au moins 3 enfants et les personnes qui ont exécuté des peines, avec des pièces justificatives précisées.
Ce qui reste problématique
- L’exécution de la décision est suspendue par la cour d’appel de Bucarest depuis le 3 août 2026, six jours après sa publication, de sorte que la procédure nouvellement créée ne s’applique pas pendant la durée de la suspension.
- Le délai de 90 jours est un délai de forclusion, sans aucune possibilité de relevé de forclusion prévue par le texte. Celui qui apprend tardivement l’existence de son droit le perd définitivement.
- L’obligation de déposer chaque mois, au plus tard le 15, une attestation de l’employeur fait peser sur le jeune une charge administrative répétée pendant deux ans, alors que l’agence peut de toute façon vérifier directement auprès de l’employeur.
- La prime ne se cumule pas avec la prime d’insertion, la prime d’activation, les primes de mobilité et la prime de relocalisation : le jeune doit donc choisir entre les mesures.
- C’est la loi, et non la décision, qui prévoit l’obligation de restituer intégralement les sommes perçues si la relation de travail prend fin avant 24 mois par démission, par accord des parties ou par licenciement disciplinaire. Ce risque n’apparaît nulle part dans le formulaire de demande.
- L’embauche par l’État, par une régie autonome, par une compagnie nationale ou par une société à capital majoritairement public exclut le jeune du bénéfice de la prime, quelles que soient les conditions du contrat.
- La décision modifie par renvois numérotés trois actes de 2002, avec plus d’une centaine d’indices d’articles. Faute de version consolidée des normes, le texte est pratiquement illisible pour celui qu’il concerne.
Conseils pratiques
- Si vous avez été embauché pour la première fois après le 9 mars 2026, vérifiez votre délai. Pour les embauches antérieures à la publication de la décision, les 90 jours courent à compter du 28 juillet 2026, et non de la date de l’embauche.
- Inscrivez-vous auprès de l’agence pour l’emploi de votre domicile ou de votre résidence avant de prendre un emploi. L’inscription est la première des trois conditions cumulatives et, sans elle, la prime n’est pas accordée.
- Vérifiez qui est l’employeur avant de signer. Les institutions publiques, les régies autonomes, les compagnies nationales et les sociétés à capital majoritairement détenu par l’État ou par une mairie vous privent du droit à la prime.
- Demandez à l’employeur, dès le départ, une attestation mensuelle d’emploi. Il vous en faut une chaque mois, au plus tard le 15, pendant deux ans.
- Conservez la preuve de l’envoi de la demande, surtout si vous la déposez par courrier électronique ou par la poste. Le délai de 90 jours est un délai de forclusion : la date de dépôt est donc décisive.
- Si vous changez d’emploi, ne dépassez pas 60 jours entre les deux contrats et apportez à l’agence les documents attestant la cessation et la nouvelle embauche. Sinon, le droit est perdu.
- Avant de démissionner au cours des 24 premiers mois, lisez l’article 765 alinéa (5) de la loi n° 76/2002. La restitution intégrale des sommes perçues y est prévue, et non dans la décision.
- Si vous déménagez dans un autre département, prévenez l’agence : le dossier est transféré et l’attestation mensuelle se dépose auprès de l’agence du nouveau domicile ou de la nouvelle résidence.
- Les employeurs qui souhaitent utiliser la subvention de 2 250 lei par mois pour des mères d’au moins 3 enfants ou pour des personnes qui ont exécuté des peines doivent préparer à temps les nouveaux documents : actes de naissance, déclaration sur l’honneur, attestation de l’établissement pénitentiaire ou du service de probation.
- Vérifiez l’état de la suspension ordonnée par la justice avant de déposer la demande. Pendant la suspension de l’exécution, les agences ne peuvent pas appliquer la procédure, et le Gouvernement a annoncé qu’il formerait un recours.
Questions fréquentes
Combien vais-je percevoir, concrètement, au titre de la prime de stabilité ?
Qu’est-ce qu’un jeune NEET ?
Dans quel délai dois-je déposer la demande ?
J’ai été embauché en avril 2026, ai-je perdu le délai ?
Quels documents dois-je déposer ?
Que se passe-t-il si je change d’emploi ?
Si je démissionne, dois-je rendre l’argent ?
La prime se cumule-t-elle avec d’autres aides ?
Que perçoivent les employeurs ?
Quand devient-on chômeur de longue durée ?
La décision s’applique-t-elle actuellement ?
Texte original de l’acte normatif
Le texte ci-dessous est reproduit en roumain, la forme officielle de publication.
Le texte intégral, tel que publié au Journal officiel de la Roumanie
Journal officiel de la Roumanie n° 614 du 28 juillet 2026 16 pages PDF, 121 KB l'acte commence à la page 9
Ouvrir le PDF officielTélécharger le PDF
La visionneuse ne s'affiche pas sur les petits écrans. Utilisez les boutons ci-dessus pour ouvrir ou télécharger le fichier.
Cet article a un caractère purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Pour des situations concrètes, consultez un avocat ou un conseiller fiscal agréé.
