L’essentiel
- Les engins, le mobilier et les ordinateurs qui coûtent entre 2 500 et 5 000 lei redeviennent remboursables pour les entreprises sociales nouvellement créées de Gorj, de Hunedoara et de Dolj. Ils étaient sortis du financement sans que le régime soit touché : depuis l’exercice fiscal 2026, un bien de 3 000 lei est passé, en comptabilité, des immobilisations aux objets d’inventaire, et le régime rejetait au paiement, sans aucune exception, les objets d’inventaire.
- Aucune somme et aucune date ne changent. Le soutien reste compris entre 100 000 et 300 000 euros par entreprise et couvre 95 % au plus des dépenses éligibles, le budget reste de 18 951 350 euros pour 80 entreprises au plus, l’obligation de créer et de maintenir occupés au moins deux emplois reste inchangée, et le dernier jour où de l’argent peut encore être accordé reste le 31 août 2029.
- Le programme change de nom, mais l’ancien nom reste dans l’annexe. Depuis le 18 septembre 2026, le titre de l’arrêté parle du Programme Développement durable et Transition juste 2021-2027. Dans l’annexe qui contient effectivement le régime, l’ancienne dénomination reste en place à onze endroits, et l’abréviation PTJ à dix-neuf.
Publié : Journal officiel de la Roumanie (Monitorul Oficial), Partie I, n° 792 du 18 septembre 2026, pages 14-15
Entrée en vigueur : 18 septembre 2026, date de la publication au Journal officiel de la Roumanie, puisque l’article II ne prévoit pas de date ultérieure et que l’art. 12, al. (3), de la loi n° 24/2000 lie l’entrée en vigueur des arrêtés ministériels au jour même de la publication
Un bien de 3 000 lei acheté par une entreprise sociale nouvellement créée de Gorj, de Hunedoara ou de Dolj peut de nouveau être remboursé sur des fonds européens. L’arrêté du ministre des investissements et des projets européens n° 1.426/2026, publié le 18 septembre 2026, retire les objets d’inventaire de plus de 2 500 lei de la liste des dépenses que le régime rejetait au paiement. C’est la troisième opération de ce genre en neuf jours, après que la même correction a été apportée au régime pour le développement des entreprises sociales, où la fourchette de 2 500 à 5 000 lei est redevenue remboursable pour les entreprises de cinq autres départements, et au régime pour le développement des petites et moyennes entreprises, par l’arrêté n° 1.370/2026 paru au Journal officiel de la Roumanie n° 767 du 9 septembre 2026.
L’arrêté compte sept points et ne touche pas un leu. Trois d’entre eux changent le nom du programme, et les quatre autres réécrivent la même phrase à trois endroits différents du régime. À l’article 14, lettre a), point ii, qui énumère les activités finançables, la liste des équipements, des engins, des installations de travail, du mobilier et du matériel informatique est complétée par les biens relevant de la catégorie des objets d’inventaire qui valent plus de 2 500 lei, fonctionnent normalement plus d’un an et relèvent de l’un des sous-groupes du Catalogue approuvé par la décision du Gouvernement n° 2.139/2004. Le même complément entre à l’article 17, dans les catégories de dépenses éligibles. Et à l’article 19, alinéa (1), lettre n), là où les objets d’inventaire étaient déclarés inéligibles sans aucune nuance, s’ajoute l’exception qui les ramène parmi les dépenses payables.
Le trou que bouche cet arrêté ne s’est pas ouvert dans un ministère, mais dans le Code fiscal. L’ordonnance d’urgence du Gouvernement n° 8/2026, publiée au Journal officiel de la Roumanie n° 147 du 25 février 2026, a réécrit l’article 28, alinéa (2), lettre b), de la loi n° 227/2015 et a porté de 2 500 à 5 000 lei la valeur à partir de laquelle un bien devient une immobilisation. L’effet pratique a été immédiat et silencieux : tout ce qui coûte entre les deux seuils a glissé, en comptabilité, des immobilisations vers les objets d’inventaire. Le régime pour les entreprises sociales ne disait rien de la valeur, mais de la catégorie, et sa liste de dépenses inéligibles contenait, à la lettre n), exactement la catégorie dans laquelle les biens avaient abouti. Du début de l’exercice fiscal 2026 au 18 septembre 2026, soit 260 jours, une table de travail de 3 000 lei ou un serveur de 4 500 lei n’avaient plus de fondement de paiement, alors que personne n’avait modifié le régime.
Le régime dont il est question finance la création d’entreprises sociales et d’entreprises sociales d’insertion dans les zones frappées par la fermeture de l’industrie du charbon. Il couvre les départements de Gorj, de Hunedoara et de Dolj, et la microrégion de la vallée du Jiu a son appel séparé, avec six villes et municipalités : Uricani, Lupeni, Vulcan, Aninoasa, Petroșani et Petrila. Le budget d’aide de minimis est de 18 951 350 euros, dont 16 108 648 euros viennent du Fonds pour une transition juste et 2 842 702 euros du budget de l’État. Chaque entreprise peut recevoir entre 100 000 et 300 000 euros, avec une couverture de 95 % au plus des dépenses éligibles et un cofinancement de 5 % au moins, et le nombre estimé de bénéficiaires est de 80 au plus.
Le reste des conditions demeure exactement là où il était. Chaque entreprise doit créer au minimum deux emplois, chacun d’au moins 8 heures par jour et à durée indéterminée, 75 % au moins des emplois créés doivent aller à des personnes domiciliées ou résidant dans la zone de l’appel, et l’attestation d’entreprise sociale s’obtient dans les 4 mois au plus suivant la signature du contrat de subvention et, en tout état de cause, avant le premier paiement. Les emplois sont maintenus occupés 24 mois à compter de la date de l’attestation, plus 12 mois au minimum pendant la période de pérennité, soit trois ans en tout. Les dépenses de salaires ne peuvent pas dépasser 20 % de l’aide, et l’argent peut être versé en trois tranches au plus, la première de 50 % au maximum.
Les effets concrets
Pour qui prépare un plan d’affaires dans les trois départements, l’effet est direct et se mesure en lei. Un atelier ou un cabinet équipé de bureaux, de chaises, d’une imprimante professionnelle et de deux ordinateurs peut facilement accumuler des dizaines de milliers de lei en biens qui, pris un par un, coûtent entre 2 500 et 5 000 lei. Jusqu’au 18 septembre 2026, chacun d’eux devait soit sortir du budget, soit être payé sur les fonds propres, au-delà du cofinancement de 5 %. Depuis le 18 septembre 2026, ils entrent de nouveau au remboursement, avec deux conditions à vérifier : la valeur supérieure à 2 500 lei et le rattachement à l’un des sous-groupes du Catalogue de la décision du Gouvernement n° 2.139/2004.
Pour les entreprises qui ont déjà signé un contrat de subvention, l’effet se voit à la première demande de remboursement déposée après le 18 septembre 2026. L’arrêté ne contient aucune disposition transitoire, il ne dit donc rien des dépenses effectuées avant cette date et rejetées sur le fondement de l’ancienne lettre n). Celui qui a un tel rejet dans son dossier ne reçoit par cet arrêté aucun droit de réexamen : le texte nouveau s’applique à compter de la publication, sans effet rétroactif.
Pour les gestionnaires du régime et pour l’autorité de gestion, l’effet est une liste de vérification plus longue. Auparavant, la question était unique : le bien relève-t-il ou non de la catégorie des immobilisations. Elles sont maintenant trois : si le bien est une immobilisation, s’il est un objet d’inventaire de plus de 2 500 lei d’une durée d’utilisation supérieure à un an, et s’il figure dans le Catalogue. Le texte nouveau ajoute aussi à l’article 17 un filet de sécurité qui manquait auparavant, le renvoi exprès à l’article 19, afin qu’un bien inscrit sur la liste des biens inéligibles ne puisse pas être remboursé par cette voie.
Pour les moyens de transport, rien ne change, et c’est le seul endroit où l’arrêté ferme une contradiction ancienne sans l’annoncer. L’ancienne rédaction de la catégorie de dépenses de l’article 17 incluait expressément les équipements de transport, tandis que l’article 14 les exceptait et que l’article 19, lettre h), déclarait inéligible le sous-groupe 2.3 du Catalogue, à l’exception des engins et installations de manutention et de levage. La nouvelle rédaction ne mentionne plus les équipements de transport, de sorte que les trois articles disent enfin la même chose.
Ce qui change par rapport à la situation antérieure
La comparaison avec la forme publiée au Journal officiel de la Roumanie n° 1093 bis du 26 novembre 2025 montre combien l’intervention est petite et combien elle compte. À l’article 14, lettre a), point ii, le texte ancien s’arrêtait aux mots « de natura mijloacelor fixe, cu excepția mijloacelor de transport » (de la nature des immobilisations, à l’exception des moyens de transport). Le texte nouveau garde la même liste et la même exception, mais il intercale la catégorie des objets d’inventaire d’une valeur supérieure à 2 500 lei et d’une durée normale d’utilisation supérieure à un an. Rien d’autre n’est touché.
À l’article 19, alinéa (1), lettre n), la différence se lit en un instant. Il était écrit auparavant que sont inéligibles « cheltuielile pentru procurarea de bunuri care, conform legii, intră în categoria obiectelor de inventar » (les dépenses portant sur l’acquisition de biens qui, selon la loi, relèvent de la catégorie des objets d’inventaire), point. La même phrase se poursuit maintenant par une exception qui couvre les biens de plus de 2 500 lei d’une durée d’utilisation supérieure à un an. L’interdiction demeure pour tout ce qui coûte moins de 2 500 lei ou se consomme en un an, c’est-à-dire pour la petite fourniture de bureau et pour les consommables.
L’article 17 reçoit la modification qui va le plus loin. L’ancien texte de la catégorie de dépenses d’équipements, de dotations et d’actifs corporels couvrait « bunuri care intră în categoria mijloacelor fixe, utilaje, echipamente tehnologice și funcționale care nu necesită montaj și echipamente de transport » (les biens relevant de la catégorie des immobilisations, les engins, les équipements technologiques et fonctionnels qui ne nécessitent pas de montage et les équipements de transport) et ajoutait une seconde phrase sur les engins sans montage. Le texte nouveau change la liste, ajoute les objets d’inventaire de plus de 2 500 lei, retire les équipements de transport, renonce à la seconde phrase et renvoie expressément à l’article 19. C’est le seul point où l’arrêté réécrit une disposition au lieu de la compléter.
Le nom du programme a changé lui aussi, au moins sur le papier de l’arrêté. Le titre, l’article 1 et le titre de l’annexe parlent, depuis le 18 septembre 2026, du Programme Développement durable et Transition juste 2021-2027. L’écart avec novembre 2025 se voit aussi dans le fondement invoqué : le régime original s’appuyait sur la décision d’exécution de la Commission C(2022) 9.125 final du 2 décembre 2022, qui approuvait le programme « Transition juste » pour les six départements de la transition juste, tandis que l’arrêté d’aujourd’hui invoque la décision C(2022) 8.703 final du 24 novembre 2022, qui approuve le programme « Développement durable et transition juste ». C’est un changement d’acte européen de référence, par-dessus celui de nom.
Avantages et inconvénients
Ce que cela améliore
- Il répare une perte de financement que personne n’a décidée. Les biens de 2 500 à 5 000 lei sont sortis du financement à cause d’une modification fiscale qui a déplacé la frontière entre deux catégories comptables, sans que le régime soit touché.
- Le critère nouveau est vérifiable sans interprétation. La valeur supérieure à 2 500 lei, la durée d’utilisation supérieure à un an et la présence dans le Catalogue de la décision du Gouvernement n° 2.139/2004 se prouvent avec la facture et un rattachement, sans place pour l’argumentation.
- Il ajoute à l’article 17 le renvoi à l’article 19, qui manquait. Les catégories de dépenses éligibles ne peuvent plus être lues isolément de la liste des dépenses inéligibles, de sorte que disparaît une voie de remboursement qu’un bénéficiaire de bonne foi pouvait emprunter à tort.
- Il élimine une contradiction ancienne sur les moyens de transport. L’ancien article 17 les rangeait parmi les dépenses éligibles, tandis que les articles 14 et 19 les excluaient, et la nouvelle rédaction ne les mentionne plus.
- Il ne touche aucun élément sur lequel un demandeur a déjà construit son plan d’affaires. Le budget, les seuils de 100 000 et de 300 000 euros, la couverture de 95 %, les deux emplois et les échéances de 2029 restent identiques.
- Il arrive avec l’avis du Conseil de la concurrence obtenu avant, non après. L’avis n° RG/13.354 est du 18 août 2026, et l’arrêté a été signé le 14 septembre 2026.
Ce qui reste problématique
- Le seuil de 2 500 lei est écrit à la main dans le régime, alors que le seuil des immobilisations s’actualise chaque année avec l’inflation, par décision du Gouvernement. La fenêtre entre les deux s’élargira d’elle-même chaque année, sans que personne l’ait décidé.
- Le changement de nom n’arrive pas dans l’annexe. La clause qui change le nom du programme vise la locution « Program Tranziție Justă », forme qui n’apparaît pas une seule fois dans l’annexe, car le nom y est employé à la forme définie, à onze endroits, tandis que l’abréviation PTJ apparaît à dix-neuf.
- L’annexe n’est pas republiée. L’arrêté modifie le titre de l’annexe et trois de ses dispositions, mais le texte consolidé n’est publié nulle part ; qui veut savoir ce que dit le régime aujourd’hui doit lire deux éditions du Journal officiel de la Roumanie, distantes de dix mois.
- Le texte reproduit de l’article 1 conserve un astérisque qui ne mène nulle part. Dans l’édition de novembre 2025, l’astérisque renvoyait à la note indiquant que l’annexe est publiée dans le numéro 1093 bis, et dans les pages 14-15 du 18 septembre 2026 cette note manque.
- Les dispositions transitoires manquent. Le texte ne dit pas ce qu’il advient des dépenses rejetées pendant les 260 jours où la lettre n) a opéré sans exception, alors que le problème a été créé par une modification fiscale applicable dès le début de l’exercice fiscal.
- La correction arrive à la troisième tentative, sur des régimes différents, en neuf jours. La même phrase a été réécrite le 9, le 15 et le 18 septembre 2026, signe que l’inventaire des régimes touchés par le seuil nouveau s’est fait par morceaux.
Conseils pratiques
- Si vous préparez un plan d’affaires pour ce régime, reprenez la liste des dotations et vérifiez chaque bien de plus de 2 500 lei. Ce que vous avez retiré du budget pendant les neuf premiers mois de 2026 parce qu’il s’agissait d’un objet d’inventaire peut y revenir.
- Pour chaque bien de la fourchette de 2 500 à 5 000 lei, conservez trois preuves : la facture avec la valeur, le rattachement à l’un des sous-groupes du Catalogue de la décision du Gouvernement n° 2.139/2004 et la durée normale d’utilisation supérieure à un an. Ce sont exactement les trois conditions que pose le texte nouveau.
- Ne confondez pas le seuil d’éligibilité avec le seuil fiscal. Le régime exige une valeur supérieure à 2 500 lei, tandis que le Code fiscal dit qu’un bien devient une immobilisation à 5 000 lei ou au-delà. Le bien de 2 500 lei exactement reste en dehors de l’exception.
- Si vous avez déjà un contrat de subvention, demandez par écrit au gestionnaire du régime comment le texte nouveau s’applique aux dépenses effectuées avant le 18 septembre 2026. Le texte ne prévoit rien sur ce point, la réponse sera donc une pratique administrative, non une règle publiée.
- Vérifiez dans le guide du demandeur s’il existe encore des plafonds propres à certaines catégories de dépenses. L’article 19, lettre n), admet désormais le bien, mais l’article 19, lettre j), déclare inéligible toute dépense qui dépasse les plafonds établis par l’autorité de gestion dans le guide.
- Ne comptez pas sur les équipements de transport. Ni le nouvel article 17, ni l’article 14 ne les couvrent plus, et l’article 19, lettre h), exclut le sous-groupe 2.3 du Catalogue, avec une seule exception, la classe des engins et installations de manutention et de levage.
- Calculez d’emblée vos trois années d’obligation sur les emplois. Les 24 mois à compter de la date de l’attestation d’entreprise sociale, plus 12 mois au minimum pendant la période de pérennité, signifient qu’un poste créé en 2027 doit être maintenu occupé jusqu’en 2030, soit au-delà de la date à laquelle se ferment les paiements du régime.
Questions fréquentes
Que peut-on rembourser maintenant et ne pouvait-on pas rembourser hier ?
Pourquoi ces biens étaient-ils sortis du financement, si personne n’avait modifié le régime ?
Depuis quand les dispositions nouvelles s’appliquent-elles ?
La somme que je peux recevoir change-t-elle ?
Dans quels départements le régime s’applique-t-il ?
L’obligation relative aux emplois change-t-elle ?
Quel est le plafond d’aide de minimis et d’où vient-il ?
Puis-je récupérer une dépense rejetée avant le 18 septembre 2026 ?
Comment s’appelle maintenant le programme d’où vient l’argent ?
Où lire le texte du régime dans sa forme d’aujourd’hui ?
Erreurs et incohérences dans le texte publié
- Art. I, pt. 7. L’arrêté dispose que, dans tout le corps de l’arrêté, la locution « Program Tranziție Justă » soit remplacée par la locution « Program Dezvoltare durabilă și Tranziție justă ». La locution visée, dans sa forme exacte et non fléchie, n’apparaît pas une seule fois dans l’annexe publiée au Journal officiel de la Roumanie n° 1093 bis du 26 novembre 2025. Le nom y est employé à la forme définie, « Programul » ou « Programului Tranziție Justă 2021-2027 », à onze endroits, plus l’abréviation PTJ à dix-neuf. Appliqué à la lettre, le point 7 ne change rien, et appliqué selon l’intention il laisse de toute façon l’abréviation intacte. L’identification produit des effets : l’article 19, alinéas (2) et (3), rattache deux exclusions importantes, les équipements fonctionnant aux combustibles fossiles et les systèmes de chauffage aux combustibles fossiles ou au gaz, aux dépenses effectuées dans le cadre du « Programului Tranziție Justă », et l’article 21, alinéa (1), rattache la source de financement au PTJ 2021-2027. Après modification, le même programme porte un nom dans le titre et à l’article 1 et un autre nom dans la définition de l’article 3, point 20, de sa propre annexe.
- Art. I, pt. 5. L’arrêté modifie, dans l’annexe, « la articolul 17, alineatul (2) » (à l’article 17, l’alinéa (2)), or l’article 17 du régime n’a pas d’alinéas. Il est structuré comme une énumération de 1) à 8), et la catégorie de dépenses visée est le point 2). La modification renumérote son objet en alinéa (2), de sorte qu’après le 18 septembre 2026 l’article 17 contiendrait un alinéa (2) entre les points 1) et 3). La conséquence n’est pas formelle : si un auditeur lit strictement et estime que la modification est sans objet, le point 2) survit dans sa forme ancienne, qui ne couvre que les biens relevant de la catégorie des immobilisations et inclut expressément les équipements de transport. Une même dépense de 3 000 lei peut ainsi être acceptée ou rejetée, selon celle des deux lectures qui s’applique.
Analyse de la rédaction
Sur le fond, l’arrêté fait la chose juste et il la fait vite. Une modification fiscale adoptée en février 2026 a sorti du financement, sans que personne ait voté cela, une catégorie entière de dotations, et le ministère a réécrit les trois endroits du régime où la catégorie comptait. L’avis du Conseil de la concurrence est du 18 août 2026, la note d’approbation du 7 septembre, la signature du 14 septembre et la publication du 18 septembre, soit trente et un jours de l’avis au Journal officiel de la Roumanie. Pour un acte qui rouvre une ligne de dépense dans un régime actif, le rythme est bon.
Les chiffres du régime se bouclent, et cela mérite d’être dit parce que cela arrive rarement. Les quatre allocations indicatives par appel, 6 300 000 euros pour Gorj, 5 493 377 pour Hunedoara, 2 957 973 pour la vallée du Jiu et 4 200 000 pour Dolj, totalisent exactement 18 951 350 euros, le chiffre déclaré à l’article 21, alinéa (2). L’allocation totale des appels, 27 073 357 euros, moins la part qui ne fait pas l’objet du régime, 8 122 007 euros, donne le même résultat. La répartition par sources respecte le rapport de 85 à 15 à l’euro près, et le tableau annuel, avec 1 500 000 en 2026, 15 000 000 en 2027, 2 100 000 en 2028 et 351 350 en 2029, se boucle sur ses trois lignes. La seule chose que le tableau dit sans le vouloir, c’est que 79,15 % de l’argent est versé en une seule année, 2027, et qu’il reste 1,85 % pour 2029.
Ce qui ne se voit pas en lisant le régime sort de la division de deux chiffres situés à vingt pages l’un de l’autre. Le nombre estimé de bénéficiaires est de 80 entreprises au plus, et le budget d’aide de minimis est de 18 951 350 euros, ce qui donne un soutien moyen de 236 892 euros, soit 79 % du plafond maximal. Si les 80 demandaient toutes le maximum de 300 000 euros, il faudrait 24 000 000 d’euros, soit 5 048 650 euros de plus qu’il n’en existe. Au maximum de 300 000 euros, le budget suffit pour 63 entreprises, et au minimum de 100 000 euros il suffirait pour 189. Avec l’obligation minimale de deux emplois par entreprise, les 80 projets produisent au moins 160 postes, soit jusqu’à 118 446 euros d’argent public par emploi, et au plafond maximal avec le minimum d’embauches on arrive à 150 000 euros par poste.
Le problème le plus durable de l’arrêté est cependant le seuil qu’il écrit à la main. Le régime exige désormais une valeur supérieure à 2 500 lei, un chiffre fixe, tandis que l’ordonnance d’urgence du Gouvernement n° 8/2026 prévoit que la limite de 5 000 lei à partir de laquelle un bien devient une immobilisation s’actualise chaque année, en fonction de l’indice d’inflation, par décision du Gouvernement. Le seuil du haut bouge, celui du bas non. La fenêtre d’éligibilité nouvelle, aujourd’hui d’un peu moins de 2 500 lei, s’élargira à chaque indexation, et dans quelques années le régime remboursera comme objets d’inventaire des biens de valeur de plus en plus élevée, sans que personne ait pris cette décision. C’est exactement le mécanisme qui a produit le problème que l’arrêté répare, mis en marche en sens inverse.
Ce qui devrait changer
- Que le seuil du régime soit un renvoi, non un chiffre. Une formule liée à la limite prévue à l’art. 28, al. (2), lettre b), du Code fiscal suivrait l’indexation automatiquement, et le régime n’aurait plus besoin d’un arrêté nouveau à chaque décision d’indexation.
- Que la clause de changement de nom couvre les formes fléchies et l’abréviation. Le point 7 devrait dire que sont remplacées aussi les formes définies, « Programul » et « Programului Tranziție Justă », et l’abréviation PTJ, y compris dans AM PTJ et OI PTJ ; sinon, l’annexe reste avec deux noms pour un même programme.
- Que la modification de l’article 17 vise le point 2), et non un alinéa (2). Corriger la désignation fermerait la discussion sur l’objet de la modification et garderait l’article 17 numéroté de façon uniforme, de 1) à 8).
- Que l’annexe soit republiée en forme consolidée. Celui qui dépose un projet aujourd’hui lit un régime de novembre 2025 et un arrêté de septembre 2026, et l’écart entre les deux décide si une facture est payée. La republication coûterait une édition du Journal officiel de la Roumanie et épargnerait à tous les demandeurs la reconstitution du texte.
- Que les renvois internes erronés de l’annexe soient redressés à la même occasion. L’article 10, alinéa (1), renvoie, pour les catégories de dépenses éligibles, à l’article 21, qui parle de la source de financement, et l’article 22, alinéa (1), renvoie, pour le plafond, à l’article 15, alinéa (2), lettre a), qui n’existe pas, car le plafond se trouve à l’article 11, alinéa (2), lettre a). L’arrêté a ajouté un renvoi correct à l’article 19, le rédacteur lisait donc les renvois.
- Que les actes qui réparent une conséquence fiscale disent ce qu’il advient de la période écoulée. Entre le début de l’exercice fiscal 2026 et le 18 septembre 2026, 260 jours se sont écoulés pendant lesquels la lettre n) a opéré sans exception. Une seule phrase transitoire dirait si les dépenses de cet intervalle peuvent être redéposées ou non.
- Que l’inventaire des régimes touchés par le seuil nouveau se fasse une fois, non par morceaux. Trois arrêtés en neuf jours, le 9, le 15 et le 18 septembre 2026, réparent la même phrase dans trois régimes différents. Une vérification unique après février 2026 aurait montré tous les régimes qui subordonnent l’éligibilité à la catégorie comptable du bien.
Texte original de l’acte normatif
Le texte ci-dessous est reproduit en roumain, la forme officielle de publication.
Le texte intégral, tel que publié au Journal officiel de la Roumanie
Journal officiel de la Roumanie n° 792 du 18 septembre 2026, pages 14-15 16 pages PDF, 151 KB l'acte commence à la page 14
Ouvrir le PDF officielTélécharger le PDF
La visionneuse ne s'affiche pas sur les petits écrans. Utilisez les boutons ci-dessus pour ouvrir ou télécharger le fichier.
Cet article a un caractère purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Pour des situations concrètes, consultez un avocat ou un conseiller fiscal agréé.
