L’essentiel

  • Le Gouvernement répartit 142 768 056,58 lei entre 75 institutions de spectacles de 34 départements, sur la quote-part de 2 % de l’impôt sur le revenu que la loi du budget réserve aux théâtres, aux opéras et aux orchestres philharmoniques. L’argent provient des recettes des mois de juin, juillet et août 2026, et le ministère du Développement, des Travaux publics et de l’Administration doit le virer dans les cinq jours suivant la publication, soit au plus tard le 29 septembre 2026. La somme moyenne par institution est de 1 903 574 lei, et les dix plus fortes attributions réunissent 34,29 % du total.
  • Par rapport à la première répartition de l’année, celle du 12 juin 2026, la somme est inférieure de 41,5 %, alors que la période couverte est plus longue. On avait alors réparti 244 081 025,69 lei entre 73 institutions. La plupart des institutions reçoivent aujourd’hui entre 53 % et 58 % de la somme d’alors, et les petites s’en tirent moins bien que les grandes : la moyenne de la moitié inférieure est de 55,6 %, celle de la moitié supérieure de 58,0 %.
  • Deux exceptions sortent du lot, et sept départements n’apparaissent nulle part. L’Opera Română Craiova, l’opéra de Craiova, reçoit 7 457 000,17 lei, soit 98,7 % de ce qu’elle avait obtenu au premier tour, et devient le plus gros bénéficiaire de la liste. Le Teatrul « Alexandru Davila » de Pitești descend à 46,8 %. Călărași, Ialomița, Ilfov, Mehedinți, Olt, Sălaj et Teleorman alimentent le fonds par la quote-part retenue sur l’impôt sur le revenu et n’ont aucune institution dans l’annexe.
Acte : Décision du Gouvernement n° 768/2026 relative à la répartition des sommes correspondant à la quote-part prévue à l’art. 7 al. (1) lettre e) de la loi du budget de l’État pour l’année 2026 n° 43/2026, pour le financement des institutions publiques de spectacles relevant des autorités de l’administration publique locale des unités administratives-territoriales des départements, à savoir les théâtres, les opéras et les orchestres philharmoniques
Publié : Journal officiel de la Roumanie (Monitorul Oficial), Partie I, n° 816 du 24 septembre 2026
Entrée en vigueur : 24 septembre 2026, date de la publication

Depuis le 24 septembre 2026, 75 théâtres, opéras, orchestres philharmoniques et centres culturels de 34 départements savent quelle somme leur revient sur la deuxième tranche du fonds alimenté par 2 % de l’impôt sur le revenu : 142 768 056,58 lei au total. L’argent entre dans les budgets locaux par rectification, et les ordonnateurs principaux de crédits répondent de son emploi. Pour les institutions culturelles, ce sont des moyens de fonctionnement, dans une année où les sommes obtenues en justice par les salariés de la culture se paient de manière échelonnée, en cinq tranches.

Le mécanisme est écrit dans la loi du budget. L’art. 7 al. (1) de la loi du budget de l’État pour l’année 2026 n° 43/2026 partage l’impôt sur le revenu dû aux budgets locaux en cinq quotes-parts : 15 % au budget du département, 63 % aux budgets des communes, des villes et des municipalités, 6 % sur un compte de la direction des finances pour une répartition par décision du conseil départemental, 14 % pour l’équilibrage des budgets locaux au niveau national et 2 % sur un compte distinct, pour le financement des institutions publiques de spectacles des départements. C’est ce dernier pourcentage qui constitue le fonds sur lequel se fait le paiement actuel.

La répartition se fait en trois tours par an, à des échéances fixées par l’art. 8 al. (1) de la même loi. Le premier a couvert les recettes jusqu’au 31 mai 2026, sur la base des demandes déposées jusqu’au 5 juin, et s’est traduit par la décision du Gouvernement n° 451/2026, publiée au Journal officiel de la Roumanie, Partie I, n° 490 du 12 juin 2026, avec 244 081 025,69 lei pour 73 institutions. Le deuxième, celui d’aujourd’hui, couvre les recettes du 1er juin au 31 août 2026, sur la base des demandes déposées jusqu’au 10 septembre, avec une échéance d’adoption au 30 septembre. Le troisième couvrira la période du 1er septembre au 10 décembre 2026, avec des demandes jusqu’au 4 décembre et une décision jusqu’au 18 décembre.

La clé de partage se trouve elle aussi dans la loi, à l’art. 8 al. (2), et elle comporte deux ingrédients. Chaque institution demanderesse reçoit une somme calculée au prorata, sans dépasser la somme demandée, le prorata étant le rapport entre l’exécution budgétaire de l’institution en 2025 et le cumul des exécutions de toutes les institutions demanderesses en 2025. Ce qui reste non attribué, parce que certaines institutions ont demandé moins que ce qui leur serait revenu, se partage en parts égales entre toutes les institutions demanderesses. La décision ne publie ni les sommes demandées, ni les exécutions de 2025, de sorte que le calcul ne peut pas être refait à partir de l’acte.

Les plus fortes sommes vont à l’Opera Română Craiova, 7 457 000,17 lei, au Teatrul Național « Radu Stanca » de Sibiu, 6 989 076,85 lei, à l’Opera Brașov, 5 960 422,67 lei, à la Filarmonica de Stat Transilvania de Cluj, 5 368 491,83 lei, et à la Filarmonica « Banatul » de Timișoara, 4 807 438,48 lei. La somme la plus faible, 378 663,51 lei, va au Centrul Cultural « Vigadó », le centre culturel de Târgu Secuiesc. Le rapport entre la plus forte et la plus faible attribution est de 19,7 fois. Les départements qui comptent le plus d’institutions sont Harghita et Timiș, avec cinq chacun, suivis de Brașov, Covasna et Dolj, avec quatre.

Les effets concrets

Le premier effet est une échéance courte d’exécution budgétaire. Le ministère du Développement, des Travaux publics et de l’Administration vire les sommes dans les cinq jours suivant la publication, soit au plus tard le 29 septembre 2026, sur les comptes de recettes 21.A.04.06.00 des unités administratives-territoriales. De là, l’argent entre dans les budgets locaux par rectification budgétaire locale, ce qui exige une décision du conseil local ou départemental. Les ordonnateurs principaux de crédits disposent donc du dernier trimestre pour engager et payer ces sommes.

Le deuxième effet est ressenti par les petites institutions. La comparaison des deux décisions de l’année montre que le rapport entre le deuxième tour et le premier augmente avec la taille de l’institution : la moyenne est de 55,6 % pour la moitié dont les exécutions sont les plus faibles et de 58,0 % pour la moitié dont les exécutions sont les plus élevées. L’explication tient à la clé prévue par la loi : la part partagée en parts égales entre toutes les institutions demanderesses compte proportionnellement davantage pour une petite institution, et quand la somme totale baisse, cette part s’amincit.

Le troisième effet est l’entrée de deux institutions nouvelles dans le dispositif. Le Teatrul Coregrafic și Dans Folcloric « Maria Tănase », le théâtre chorégraphique et de danse folklorique relevant du département de Dolj, reçoit 1 074 336,44 lei, et la Casa de Cultură « Traian Grozăvescu », la maison de la culture de Lugoj, reçoit 586 208,91 lei. Aucune des deux ne figurait dans la décision de juin. Ensemble, elles perçoivent 1 660 545,35 lei, soit 1,16 % du total, et leur présence porte le nombre de bénéficiaires de 73 à 75.

Le quatrième effet tient à ceux qui ne reçoivent rien. Sept départements n’ont aucune institution dans l’annexe : Călărași, Ialomița, Ilfov, Mehedinți, Olt, Sălaj et Teleorman. La quote-part de 2 % est retenue sur l’impôt sur le revenu au niveau de chaque unité administrative-territoriale des départements, de sorte que les contribuables de ces sept départements alimentent le fonds sans qu’aucune institution de spectacles de chez eux en soit financée. La municipalité de Bucarest relève d’un régime entièrement distinct, prévu par l’art. 7 al. (2) de la loi du budget, avec 1 % au département d’Ilfov, 14 % au budget propre et 85 % répartis entre le budget de la municipalité et ceux des secteurs, sans quote-part pour les institutions de spectacles. Les théâtres de Bucarest n’entrent pas dans ce fonds, mais ils n’y contribuent pas non plus.

Le cinquième effet apparaît en fin d’année. Selon l’art. 8 al. (3) et (4) de la loi du budget, les sommes restées sur les comptes au 22 et, respectivement, au 23 décembre 2026 sont virées au budget de l’État. Le troisième tour couvre les recettes jusqu’au 10 décembre, de sorte que ce qui est collecté du 11 au 22 décembre 2026 n’arrive plus à aucune institution culturelle. Ce sont douze jours de recettes qui retournent au budget.

Ce qui change par rapport à la situation antérieure

Jusqu’au 24 septembre 2026, la seule répartition de l’année était celle du 12 juin, avec 244 081 025,69 lei pour 73 institutions. Elle couvrait les recettes depuis l’entrée en vigueur de la loi du budget, à la fin du mois de mars 2026, jusqu’au 31 mai, soit environ deux mois.

La somme descend maintenant à 142 768 056,58 lei, soit 41,5 % de moins, pour une période de trois mois. Ni la décision, ni la loi du budget n’expliquent la différence, et celle-ci ne peut pas venir de la clé de répartition, puisque celle-ci opère sur la somme déjà collectée. L’écart se forme avant la répartition, dans ce qui est entré sur le compte alimenté par la quote-part de 2 %.

La hiérarchie a changé elle aussi. En juin, le plus gros bénéficiaire était le Teatrul Național « Radu Stanca » de Sibiu, avec 12 142 684,97 lei, suivi de l’Opera Brașov, avec 10 364 048,83. La première place revient maintenant à l’Opera Română Craiova, avec 7 457 000,17 lei, soit 98,7 % de la somme qu’elle avait reçue au premier tour, 7 554 624,47 lei. En termes relatifs, l’opéra de Craiova est la seule institution qui n’a presque rien ressenti de la baisse de 41,5 %. À l’autre extrémité, le Teatrul « Alexandru Davila » de Pitești passe de 7 102 364,74 à 3 326 060,17 lei, soit à 46,8 %, la plus forte perte relative de la liste.

Ce qui n’a pas changé, c’est la limitation inscrite dans le texte. L’art. 1 al. (2) dit, comme en juin, que les sommes s’emploient exclusivement pour le financement des institutions publiques de spectacles relevant des autorités locales des départements, « respectiv teatre, opere și filarmonici », à savoir les théâtres, les opéras et les orchestres philharmoniques. L’annexe comprend cependant, cette fois encore, des centres culturels et une maison de la culture, et le compte de recettes nommé à l’art. 2 renvoie aux « instituțiilor de spectacole și concerte », les institutions de spectacles et de concerts, une formule plus large que celle de l’art. 1 al. (2).

Avantages et inconvénients

Ce que cela améliore

  • Elle arrive six jours avant l’échéance légale. L’art. 8 al. (1) lettre b) de la loi du budget exigeait la décision jusqu’au 30 septembre 2026, et elle a été publiée le 24 septembre, quatorze jours après la date limite de dépôt des demandes.
  • Elle fixe une échéance de paiement courte et vérifiable : cinq jours à compter de la publication, donc au plus tard le 29 septembre 2026, sur un compte de recettes identifié par un code.
  • Elle porte l’argent au dernier trimestre, quand les institutions de spectacles sont en pleine saison, et non à la fin du mois de décembre, quand il ne pourrait plus être engagé.
  • Elle fait entrer dans le dispositif deux institutions nouvelles, le Teatrul Coregrafic și Dans Folcloric « Maria Tănase » de Dolj et la Casa de Cultură « Traian Grozăvescu » de Lugoj, avec 1 660 545,35 lei à elles deux.
  • La liste est complète et vérifiable : les 75 sommes s’additionnent exactement à 142 768 056,58 lei, sans écart d’arrondi.
  • Elle couvre aussi les petites institutions, jusqu’à 378 663,51 lei, de sorte que le fonds ne fonctionne pas seulement pour les grands opéras et les grands orchestres philharmoniques.

Ce qui reste problématique

  • La somme est inférieure de 41,5 % à celle de juin, pour une période plus longue, et ni la décision, ni l’annexe ne disent pourquoi le fonds a encaissé moins.
  • La décision ne publie pas les données dont résulte le calcul : ni les sommes demandées par chaque institution, ni les exécutions budgétaires de 2025 qui donnent le prorata. La répartition ne peut être vérifiée par personne de l’extérieur.
  • L’art. 1 al. (2) limite l’emploi de l’argent aux théâtres, aux opéras et aux orchestres philharmoniques, tandis que l’annexe attribue 4 480 723,41 lei, soit 3,14 % du total, à des centres culturels et à une maison de la culture.
  • Les petites institutions perdent relativement plus que les grandes, et l’effet vient de la clé légale, non d’une décision assumée dans l’acte.
  • Sept départements contribuent au fonds par la quote-part de 2 % et n’en reçoivent rien, faute d’institutions publiques de spectacles relevant des autorités locales.
  • Les recettes du 11 au 22 décembre 2026 n’entrent plus dans aucune répartition et sont virées au budget de l’État, puisque le troisième tour s’arrête au 10 décembre.
  • L’argent arrive en une seule tranche, à la fin du mois de septembre, et les institutions ne peuvent pas planifier leur saison sur un flux prévisible, mais sur trois sommes annoncées quelques jours avant le virement.

Conseils pratiques

  1. Vérifiez votre propre somme dans l’annexe de la décision et comparez-la avec celle de la décision du Gouvernement n° 451/2026. Un rapport nettement inférieur à 55 % montre que, au-delà de la baisse générale, quelque chose a changé dans les données de l’institution, le plus probablement la somme demandée.
  2. Si vous êtes ordonnateur principal de crédits, préparez la rectification budgétaire locale avant le 29 septembre 2026. L’argent entre sur le compte de recettes dans les cinq jours suivant la publication, mais il ne peut pas être engagé avant la rectification.
  3. Demandez par écrit au ministère du Développement, des Travaux publics et de l’Administration la note de calcul propre à votre institution, avec la somme demandée, l’exécution de 2025 prise en compte et la part issue du partage égal du solde. Ce sont des données sur la base desquelles un classement erroné peut être contesté.
  4. Dimensionnez avec soin la demande pour le troisième tour, qui se dépose jusqu’au 4 décembre 2026. La clé prévue par la loi plafonne l’attribution à la somme demandée, de sorte qu’une demande trop faible se transforme en argent partagé entre les autres.
  5. Ne fondez pas vos engagements sur les recettes de la fin de l’année. Ce qui est collecté après le 10 décembre 2026 n’entre plus dans aucune répartition et retourne au budget de l’État.
  6. Les institutions qui ne figurent pas dans l’annexe et qui relèvent d’une autorité locale d’un département peuvent vérifier si elles ont déposé leur demande dans le délai. La liste des bénéficiaires est la liste des demandeurs, non celle des institutions éligibles.
  7. Si vous êtes un centre culturel ou une maison de la culture avec une activité de spectacles, documentez ce profil dans les actes d’organisation. L’art. 1 al. (2) énumère les théâtres, les opéras et les orchestres philharmoniques, et un éventuel contrôle de l’emploi des fonds partira de cette formule.

Questions fréquentes

D’où vient cet argent ?
De la quote-part de 2 % prévue à l’art. 7 al. (1) lettre e) de la loi du budget de l’État pour l’année 2026 n° 43/2026, retenue sur l’impôt sur le revenu dû aux budgets locaux, sur un compte distinct ouvert au nom des directions des finances publiques. Le reste de l’impôt se partage en quotes-parts de 15 % au département, 63 % aux communes, aux villes et aux municipalités, 6 % pour une répartition par décision du conseil départemental et 14 % pour l’équilibrage des budgets locaux au niveau national.
Combien d’institutions reçoivent de l’argent, et combien ?
75 institutions de 34 départements, pour un total de 142 768 056,58 lei. La moyenne est de 1 903 574 lei, la somme la plus élevée est de 7 457 000,17 lei, à l’Opera Română Craiova, et la plus faible de 378 663,51 lei, au Centrul Cultural « Vigadó » de Târgu Secuiesc.
Quand l’argent arrive-t-il à l’institution ?
Le ministère du Développement, des Travaux publics et de l’Administration vire les sommes dans un délai de cinq jours à compter de la publication, donc au plus tard le 29 septembre 2026, sur les comptes de recettes 21.A.04.06.00 des unités administratives-territoriales. Pour pouvoir être employé, l’argent doit ensuite être inscrit au budget local par rectification budgétaire locale.
Comment la somme de chaque institution a-t-elle été calculée ?
Selon l’art. 8 al. (2) de la loi du budget, au prorata, comme rapport entre l’exécution budgétaire de l’institution en 2025 et le cumul des exécutions de toutes les institutions demanderesses en 2025, sans dépasser la somme demandée, le reliquat non attribué se partageant en parts égales entre toutes les institutions demanderesses. La décision ne publie ni les sommes demandées, ni les exécutions de 2025.
Pourquoi la somme est-elle plus faible qu’en juin ?
Parce que le fonds a encaissé moins. En juin, 244 081 025,69 lei ont été répartis sur les recettes allant jusqu’au 31 mai 2026, et maintenant 142 768 056,58 lei sur les recettes des mois de juin, juillet et août, soit 41,5 % de moins pour une période plus longue. Ni la décision, ni l’annexe n’expliquent la différence.
Les théâtres de Bucarest reçoivent-ils quelque chose ?
Pas sur ce fonds. La quote-part de 2 % est destinée aux institutions relevant des autorités locales des unités administratives-territoriales des départements, et la municipalité de Bucarest a un régime distinct, prévu à l’art. 7 al. (2) de la loi du budget, qui ne comprend pas de quote-part pour les institutions de spectacles.
Y aura-t-il encore une répartition en 2026 ?
Oui, une seule, pour les recettes de la période du 1er septembre au 10 décembre 2026. Les demandes se déposent jusqu’au 4 décembre 2026, et la décision du Gouvernement doit être engagée jusqu’au 18 décembre 2026. Les sommes restées sur le compte au 22 et au 23 décembre sont virées au budget de l’État.
Qu’advient-il de l’argent non employé jusqu’à la fin de l’année ?
Il reste à l’institution, mais sous le régime de l’art. 70 de la loi n° 273/2006 relative aux finances publiques locales, auquel renvoie l’art. 8 al. (5) de la loi du budget. La règle porte sur les sommes réparties, non sur celles restées sur le compte distinct des directions des finances, qui retournent au budget de l’État.

Erreurs et incohérences dans le texte publié

  • L’art. 1 al. (2) face à l’annexe et à l’art. 2. L’alinéa dit que les sommes « se utilizează exclusiv pentru finanțarea instituțiilor publice de spectacole din subordinea autorităților administrației publice locale ale unităților administrativ-teritoriale din județe, respectiv teatre, opere și filarmonici », c’est-à-dire qu’elles s’emploient exclusivement pour le financement des institutions publiques de spectacles relevant des autorités de l’administration publique locale des unités administratives-territoriales des départements, à savoir les théâtres, les opéras et les orchestres philharmoniques. L’annexe attribue cependant 1 626 046,22 lei au Centrul Cultural Municipal « George Coșbuc » de Bistrița, 1 889 804,77 lei au Centrul Cultural Municipal Râmnicu Vâlcea, 586 208,91 lei à la Casa de Cultură « Traian Grozăvescu » de Lugoj et 378 663,51 lei au Centrul Cultural « Vigadó » de Târgu Secuiesc, soit 4 480 723,41 lei en tout, c’est-à-dire 3,14 % de la somme. Aucune de ces quatre institutions n’est, d’après son nom, un théâtre, un opéra ou un orchestre philharmonique. De plus, l’art. 2 nomme le compte de recettes « Sume repartizate pentru finanțarea instituțiilor de spectacole și concerte », sommes réparties pour le financement des institutions de spectacles et de concerts, une catégorie plus large. Un ordonnateur principal de crédits qui lit l’acte de bonne foi peut conclure soit que l’énumération de l’art. 1 al. (2) est limitative, et alors la dépense est illégale, soit qu’elle est indicative, et alors elle est légale. La différence porte sur 4,48 millions de lei et sur la responsabilité prévue à l’art. 4.

Analyse de la rédaction

La décision résout un problème simple, le partage d’une somme collectée sur un compte, et elle le résout dans les délais. Ce qu’elle ne résout pas, c’est la transparence du calcul. La clé de répartition comporte, selon la loi, trois composantes : l’exécution budgétaire de chaque institution en 2025, le plafond donné par la somme demandée et le partage en parts égales du solde restant. Aucune des trois ne figure dans l’acte. Le résultat est un tableau de 75 chiffres que personne, hors du ministère, ne peut refaire, alors que toutes les données d’entrée existent déjà, communiquées au ministère du Développement par le ministère des Finances.

La première observation, invisible à la lecture de la seule décision, ressort de la comparaison avec la première répartition de l’année. Le rapport entre la somme d’aujourd’hui et celle de juin n’est pas le même pour tous et n’est pas non plus aléatoire : il augmente régulièrement avec la taille de l’institution. Pour la moitié dont les exécutions sont les plus faibles, la moyenne est de 55,6 %, pour la moitié supérieure de 58,0 %, et aux extrémités l’écart se voit nettement. Le Centrul Cultural « Vigadó » de Târgu Secuiesc descend à 53,1 %, le Teatrul pentru Copii și Tineret « Vasilache » de Botoșani, le théâtre pour enfants et adolescents, à 53,8 %, tandis que le Teatrul Național « Radu Stanca » de Sibiu, l’Opera Brașov et la Filarmonica de Stat Transilvania se tiennent à 57,5-57,6 %. L’explication est mécanique : la part partagée en parts égales entre tous les demandeurs compte proportionnellement davantage pour qui reçoit peu, et quand le total baisse, elle s’amincit. Autrement dit, dans une année où le fonds collecte moins, la composante égalitaire de la clé s’affaiblit, et les petites institutions sont les premières à perdre. C’est un effet de conception de la loi, non une décision de l’acte, mais la conséquence est supportée précisément par les institutions pour lesquelles 100 000 lei font la différence entre une création et une reprise.

La deuxième observation porte sur la seule véritable exception du tableau. L’Opera Română Craiova reçoit 7 457 000,17 lei, soit 98,7 % des 7 554 624,47 lei de juin, dans un tour où tous les autres sont descendus de moitié. La clé prévue par la loi ne laisse qu’une explication possible : au premier tour, l’attribution de l’opéra de Craiova a été coupée par le plafond « sans dépasser la somme demandée », de sorte que le prorata lui donnait sensiblement plus qu’elle n’avait demandé. Au deuxième tour, avec un total plus faible, le prorata est descendu presque jusqu’au niveau de la demande, et le plafond a cessé de mordre. Si telle est l’explication, elle signifie que l’Opera Română Craiova a de loin la plus forte exécution budgétaire parmi les institutions demanderesses, un fait qu’aucun chiffre de l’acte ne montre. Symétriquement, le Teatrul « Alexandru Davila » de Pitești descend à 46,8 %, bien en dessous de la moyenne du groupe, ce qui indique une demande plus faible qu’au premier tour. Les deux lectures restent des inférences, précisément parce que les données d’entrée ne sont pas publiées.

La troisième observation relève de la géographie et c’est la plus gênante. La quote-part de 2 % est retenue sur l’impôt sur le revenu au niveau de chaque unité administrative-territoriale des départements, et l’argent ne va qu’aux institutions de spectacles qui existent auprès des autorités locales. Sept départements n’ont aucune institution dans l’annexe : Călărași, Ialomița, Ilfov, Mehedinți, Olt, Sălaj et Teleorman. Leurs contribuables alimentent le fonds et n’en reçoivent rien, et le mécanisme ne prévoit aucune compensation. C’est, en fait, un transfert entre départements, décidé non par une politique culturelle explicite, mais par la carte des institutions héritées. La municipalité de Bucarest, en revanche, ne contribue ni ne reçoit, puisque l’art. 7 al. (2) lui réserve un régime entièrement distinct.

La quatrième observation est un décompte de jours à la fin de l’année. Les trois tours couvrent les recettes jusqu’au 31 mai, du 1er juin au 31 août et du 1er septembre au 10 décembre. Ce qui est collecté entre le 11 et le 22 décembre 2026 n’entre dans aucune répartition, et l’art. 8 al. (3) et (4) envoient les soldes au budget de l’État. Ce sont douze jours de recettes de l’impôt sur le revenu qui sortent du circuit culturel, sans qu’aucun texte n’explique pourquoi le troisième tour s’arrête onze jours avant la fin de l’exercice budgétaire.

La cinquième observation porte sur les noms de l’annexe, qui ne sont pas qu’une affaire de typographie. Quatre institutions sont des centres culturels ou des maisons de la culture, et une cinquième, le Centrul cultural cu statut de teatru « Jean Bart » de Tulcea, le centre culturel ayant statut de théâtre, déclare son statut dans son nom même, ce qui montre que quelqu’un a posé la question et l’a résolue par le nom de l’institution, non par le texte de la décision. L’Ateneul Național de Iași, avec 3 852 446,67 lei, relève du même registre. Si l’énumération « théâtres, opéras et orchestres philharmoniques » était limitative, ces noms n’auraient rien à faire dans la liste, et l’art. 4 met la responsabilité sur les ordonnateurs principaux de crédits, non sur le Gouvernement.

Ce qui devrait changer

  • L’annexe devrait comporter trois colonnes de plus : la somme demandée, l’exécution budgétaire de 2025 et la part issue du partage égal du solde. Les données existent déjà au ministère, et leur présence rendrait la répartition vérifiable par quiconque, y compris par les institutions qui se comparent entre elles.
  • L’art. 1 al. (2) devrait être reformulé pour couvrir effectivement les bénéficiaires de l’annexe. Une formule du type « institutions publiques de spectacles et de concerts, y compris les centres culturels ayant une activité de spectacles » alignerait le texte sur la liste et sur le nom du compte de l’art. 2, en supprimant le risque que portent aujourd’hui les ordonnateurs principaux de crédits.
  • La composante égalitaire de la clé devrait être exprimée en pourcentage fixe du fonds, non comme solde restant. Aujourd’hui, moins le fonds collecte, plus les petites institutions perdent, exactement à l’inverse de ce qu’exigerait un filet de sécurité. Un pourcentage fixe stabiliserait les budgets des petites d’un tour à l’autre.
  • Le troisième tour devrait couvrir les recettes jusqu’au 20 décembre. L’échéance actuelle du 10 décembre laisse douze jours de recettes qui retournent au budget de l’État, alors que les procédures de virement montrent, par les cinq jours de l’art. 2, qu’un intervalle plus court est faisable.
  • Les départements sans institution propre de spectacles devraient avoir une voie d’accès au fonds. Soit par le financement de tournées et de saisons dans ces départements, soit par l’éligibilité des institutions nouvellement créées dès la première année, sans quoi la quote-part de 2 % reste un transfert tacite entre départements.
  • Les échéances de dépôt des demandes devraient être annoncées aux institutions, et non seulement écrites dans la loi du budget. L’entrée de deux institutions dans le dispositif au deuxième tour seulement montre que l’information ne circule pas uniformément, et une institution qui ne demande rien ne reçoit rien, quelle qu’ait été son exécution de 2025.

Texte original de l’acte normatif

Le texte ci-dessous est reproduit en roumain, la forme officielle de publication.

Le texte intégral, tel que publié au Journal officiel de la Roumanie

Journal officiel de la Roumanie n° 816 du 24 septembre 2026 8 pages PDF, 77 KB l'acte commence à la page 5

Ouvrir le PDF officielTélécharger le PDF

La visionneuse ne s'affiche pas sur les petits écrans. Utilisez les boutons ci-dessus pour ouvrir ou télécharger le fichier.

Cet article a un caractère purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Pour des situations concrètes, consultez un avocat ou un conseiller fiscal agréé.