L’essentiel
- Aucune exonération de la rovinietă ne fonctionne sur parole : tant que la confirmation écrite n’est pas arrivée, le véhicule est réputé non exonéré. L’arrêté conjoint du ministre des Transports et des Infrastructures, par intérim, et du vice-premier ministre, ministre des Affaires intérieures, n° 902/147 fixe les documents et les conditions nécessaires à l’exonération du paiement de la « rovinietă », la vignette routière roumaine, et du TollRo, les redevances instituées par la loi n° 226/2023, ainsi que la procédure par laquelle le Département pour les situations d’urgence obtient des vignettes rovinietă et des tickets de route pour des missions de protection civile et humanitaires. Les articles 8, 13 et 16 paragraphe (2) de l’annexe n° 1 disent la même chose trois fois : les détenteurs ne peuvent pas considérer les véhicules comme exonérés tant que la confirmation écrite n’est pas arrivée.
- Qui est concerné. D’un côté, les institutions qui ont leur propre flotte : le ministère de la Défense nationale, le ministère des Affaires intérieures, le Service roumain de renseignement, le Service de renseignement extérieur, le Service de protection et de garde, le Service de télécommunications spéciales, l’Administration nationale des pénitenciaires, les services publics communautaires pour les situations d’urgence, la Compagnie nationale d’administration des infrastructures routières (CNAIR), l’Inspection d’État pour le contrôle du transport routier et la Société nationale de la Croix-Rouge de Roumanie. De l’autre, les opérateurs de transport public local de personnes par services réguliers, ceux qui sont autorisés pour le transport scolaire et les autorités qui détiennent des ambulances. L’arrêté s’adresse à celui qui a une flotte à justifier, pas au conducteur de tous les jours.
- Les chiffres et les échéances qui comptent. La CNAIR dispose de 5 jours ouvrables au plus à compter de la réception des documents pour inscrire l’exonération, et la Direction générale des permis de conduire et des immatriculations du même délai pour le marquage dans le registre national. Les demandes peuvent être déposées à partir du 30 septembre 2026, et l’obligation de payer commence le 1er octobre : celui qui n’est pas couvert par la reprise automatique des anciennes exonérations peut rester sans confirmation jusqu’au 7 octobre. L’arrêté est paru 637 jours après l’échéance du 1er janvier 2025 que l’article 25 paragraphe (3) de la loi n° 226/2023 lui avait fixée, c’est-à-dire après la plus ancienne des trois échéances que la loi s’était données à elle-même.
Publié : Journal officiel de la Roumanie, Partie I, n° 830 du 30 septembre 2026, pages 8-11
Entrée en vigueur : 30 septembre 2026, date de la publication ; l’annexe n° 2 s’applique à partir du 1er octobre 2026
Une ambulance, un autobus scolaire ou la voiture d’un service de pompiers volontaires ne paie pas de rovinietă. Mais l’exonération vient d’un enregistrement dans une base de données, pas de la nature du véhicule, et tant qu’elle n’est pas confirmée par écrit, tout contrôle la trouve impayée. L’arrêté conjoint n° 902/147, signé par le ministre des Transports et des Infrastructures, par intérim, le 24 septembre 2026 et par le vice-premier ministre, ministre des Affaires intérieures, le 29 septembre 2026, a été publié le 30 septembre 2026 et met en pratique l’article 9 paragraphe (8) et l’article 13 paragraphe (8) de la loi n° 226/2023. C’est l’acte qui va de pair avec les normes méthodologiques publiées le même jour et qui s’applique à la même date, le 1er octobre 2026.
La structure est simple. L’annexe n° 1 a trois chapitres et 17 articles et dit ce qu’il faut envoyer, à qui et dans quel délai pour qu’un véhicule soit reconnu comme exonéré. L’annexe n° 2 a 4 articles et décrit une procédure tout à fait différente : comment le Département pour les situations d’urgence obtient des vignettes rovinietă et des tickets de route pour les véhicules qui effectuent des transports dans des missions de protection civile ou humanitaires sur le territoire de la Roumanie, ou qui transitent par la Roumanie à cette fin. La première annexe s’applique à partir du 30 septembre 2026, c’est-à-dire immédiatement, pour que les demandes puissent être déposées ; la seconde s’applique à partir du 1er octobre 2026, selon l’article 4 paragraphes (1) et (2) de l’arrêté.
La loi n° 226/2023 répartit les véhicules exonérés en deux groupes, selon qui en tient le registre. Pour les unités du ministère de la Défense nationale, du ministère des Affaires intérieures, du Service roumain de renseignement, du Service de renseignement extérieur, du Service de protection et de garde, du Service de télécommunications spéciales et pour l’Administration nationale des pénitenciaires, l’exonération se fait par un marquage dans le registre national des permis de conduire et des véhicules immatriculés, selon l’article 9 paragraphe (3) et l’article 13 paragraphe (3) de la loi. Pour les autres catégories, c’est-à-dire les services publics communautaires pour les situations d’urgence, la CNAIR, l’Inspection d’État pour le contrôle du transport routier, la Croix-Rouge, les véhicules exonérés par des traités internationaux, le transport public local, le transport scolaire et les ambulances publiques, l’exonération se fait par un enregistrement dans la base de données du système électronique de la rovinietă, selon l’article 9 paragraphe (2).
L’arrêté suit exactement cette répartition. L’article 1er de l’annexe n° 1 demande à ceux du second groupe de communiquer à la CNAIR, sous déclaration sur l’honneur, la liste des numéros d’immatriculation, accompagnée de copies des certificats d’immatriculation. L’article 5 demande à ceux du premier groupe d’envoyer la liste à la Direction générale des permis de conduire et des immatriculations, pour marquage. Le chapitre II, articles 9 à 13, répète le mécanisme pour le TollRo, avec une liste plus courte, parce que le TollRo ne s’applique qu’aux véhicules de marchandises de plus de 3,5 tonnes.
Deux catégories reçoivent des exigences supplémentaires. Les opérateurs de transport scolaire doivent envoyer, selon l’article 2, la copie conforme du certificat de transport pour compte propre de personnes par route et, le cas échéant, la preuve de l’utilisation des véhicules à quelque titre que ce soit. Les opérateurs de transport public local doivent envoyer, selon l’article 3, la licence de ligne pour chaque véhicule. Pour les deux, l’article 4 lie l’exonération aux documents : les véhicules sont exonérés pendant la durée de validité de ceux-ci, et la CNAIR enregistre l’exonération avec la date d’expiration de ces documents. Autrement dit, l’exonération expire d’elle-même et se refait à chaque renouvellement de licence.
L’article 14 fixe la manière dont les papiers s’envoient : par voie électronique, signés d’une signature électronique qualifiée, ou par dépôt au bureau d’enregistrement, et la CNAIR et la direction générale publient sur leurs propres pages les adresses auxquelles les documents sont transmis. L’article 15 ajoute une exigence pour les exonérations fondées sur des accords internationaux : la demande doit indiquer l’accord ou le traité invoqué.
La partie vraiment utile pour les institutions qui avaient déjà des exonérations est l’article 17. Les véhicules enregistrés ou marqués comme exonérés sur le fondement de l’ordonnance du Gouvernement n° 15/2002, à la date de l’abrogation de celle-ci, sont réputés enregistrés dans la nouvelle base de données et marqués au sens de l’article 9 paragraphe (3) de la loi, sans nouvelle demande. L’exception est unique et elle est importante : les véhicules visés à l’article 29 paragraphe (3) de la loi n° 226/2023, c’est-à-dire les véhicules historiques, dont la loi a mis fin à l’exonération et que la CNAIR élimine automatiquement de la base de données. L’article 17 paragraphe (2) ajoute encore une économie de papier : le marquage effectué pour la rovinietă produit effet aussi pour le TollRo, les sept institutions du premier groupe ne déposent donc pas deux demandes.
L’annexe n° 2 est la partie la plus concrète de l’arrêté et ressemble à une procédure de centre de régulation. La demande du Département pour les situations d’urgence s’envoie par courrier électronique et s’annonce au préalable par téléphone, dès que l’information sur la mission arrive. L’objet du message a une forme fixe, « Solicitare roviniete zz.ll.aaaa » ou « Solicitare tichet de rută zz.ll.aaaa, ora hh:mm », c’est-à-dire demande de roviniete, ou demande de ticket de route, avec la date et l’heure. Le fichier est au format .xls ou .xlsx, et le message ne peut pas dépasser 10 MB ; s’il n’y tient pas, il est envoyé en plusieurs messages numérotés successivement. Pour les ensembles de véhicules, le numéro du véhicule tracteur et celui du véhicule tracté s’inscrivent associés, dans la configuration dans laquelle ils circulent.
Les délais de réponse sont écrits à l’heure près. Pour les demandes reçues entre 8h00 et 20h00 les jours ouvrables et entre 10h00 et 14h00 les jours non ouvrables et les jours fériés légaux, la structure désignée par la CNAIR émet le jour même le nombre minimal de vignettes rovinietă qui couvre intégralement la durée de la mission, ou les tickets de route demandés. En dehors de ces plages, le délai est 11h00 le lendemain. Les tickets de route pour les missions échappent à la règle générale de l’achat anticipé : l’article 3 paragraphe (2) prévoit expressément qu’ils peuvent être délivrés à tout moment avant la date et l’heure du début du déplacement, par dérogation aux délais des normes méthodologiques, où la limite est de 24 heures.
Les effets concrets
Le premier effet est un déplacement de la charge de la preuve. Sous le régime qui se ferme, l’article 18 des normes méthodologiques approuvées par l’arrêté du ministre des Transports n° 1.463/2018 demandait aux détenteurs de communiquer la liste des numéros d’immatriculation et les copies des certificats, mais ne subordonnait pas l’exonération à une confirmation écrite venue de l’administration. Le nouvel arrêté le fait trois fois, aux articles 8, 13 et 16 paragraphe (2) de l’annexe n° 1. En pratique, une flotte nouvellement constituée devient exonérée le jour où elle reçoit la réponse, pas le jour où elle dépose le dossier.
Le deuxième effet est un délai d’attente qui se calcule. Les demandes peuvent être déposées à partir du 30 septembre 2026, selon l’article 4 paragraphe (2) de l’arrêté, et la CNAIR et la direction générale ont 5 jours ouvrables au plus à compter de la réception des documents, selon l’article 7 et l’article 16 paragraphe (1). Le 30 septembre 2026 est un mercredi, et le cinquième jour ouvrable tombe le 7 octobre. Entre le 1er et le 7 octobre, un véhicule qui a droit à l’exonération mais n’a pas reçu la confirmation circule non exonéré et risque l’amende de l’article 18 paragraphe (2) de la loi, comprise entre le double et le quadruple de la rovinietă de 12 mois. La solution pratique est d’acheter une rovinietă pour l’intervalle d’attente.
Le troisième effet est celui qui dispense la plupart des institutions de toute démarche. L’article 17 paragraphe (1) reprend automatiquement les exonérations existantes, sans aucune formalité de la part des détenteurs. Celui qui était enregistré ou marqué comme exonéré le 30 septembre 2026 reste exonéré le 1er octobre. L’effet se combine avec l’article 39 paragraphe (3) des normes méthodologiques publiées le même jour, qui reprend dans le nouveau système les informations de l’ancien système informatique d’émission, de gestion, de suivi et de contrôle de la rovinietă.
Le quatrième effet est une perte, et il frappe une catégorie petite et facile à oublier. L’article 17 paragraphe (1) exclut expressément de la reprise automatique les véhicules visés à l’article 29 paragraphe (3) de la loi n° 226/2023, c’est-à-dire les véhicules historiques. Pour eux, l’exonération n’est pas perdue à cause de cet arrêté, mais à cause de la loi, qui en a décidé la fin ; l’arrêté est cependant l’acte qui dit clairement qu’ils ne seront pas inscrits dans la nouvelle base de données. Un propriétaire de véhicule historique doit, à partir du 1er octobre 2026, acheter une rovinietă.
Le cinquième effet est une exonération qui désormais expire. Pour le transport public local et pour le transport scolaire, l’article 4 de l’annexe n° 1 enregistre l’exonération avec la date d’expiration de la licence de ligne, respectivement du certificat de transport pour compte propre. Un opérateur qui renouvelle sa licence a besoin d’un nouvel enregistrement auprès de la CNAIR, et entre l’expiration de l’ancien document et la confirmation du nouveau peuvent s’écouler les 5 jours ouvrables de l’article 7.
Le sixième effet concerne l’argent, pas les papiers. Les vignettes rovinietă et les tickets de route émis à la demande du Département pour les situations d’urgence ne sont pas payés par le demandeur, selon l’article 41 des normes méthodologiques, mais quelqu’un les paie : l’article 9 paragraphe (5) et l’article 13 paragraphe (5) de la loi prévoient un remboursement deux fois par an à la CNAIR depuis le budget de l’État, par le budget du ministère des Transports et des Infrastructures. L’article 4 de l’annexe n° 2 construit la chaîne de déclarations qui rend le remboursement possible : la CNAIR établit la situation du semestre précédent et la transmet au Département au plus tard le 5 du premier mois de chaque semestre, le Département la confirme dans les 3 jours ouvrables suivant la réception, et la CNAIR envoie la situation confirmée au ministère au plus tard le 15. Les trois délais se referment : à partir du 5, plus 3 jours ouvrables, il reste de la marge jusqu’au 15.
Ce qui change par rapport à la situation antérieure
L’arrêté abroge, au 1er octobre 2026, l’arrêté du vice-premier ministre, ministre des Transports et des Infrastructures, et du ministre des Affaires intérieures n° 421/53/2022, publié au Journal officiel de la Roumanie, Partie I, n° 409 du 28 avril 2022, soit après 1 617 jours. La comparaison avec lui montre à quel point l’objet de la réglementation s’est élargi.
L’arrêté de 2022 n’avait qu’une chose à régler, la procédure d’émission des vignettes rovinietă à titre gratuit pour les missions de protection civile et humanitaires, et il le faisait dans une seule annexe. De plus, l’article 1er de sa procédure limitait l’application aux cas où les délais fixés par l’ordonnance du Gouvernement n° 15/2002 ne pouvaient pas être respectés, c’était donc une solution de secours pour les urgences. L’annexe n° 2 du nouvel arrêté n’a plus cette condition : elle couvre toute demande du Département pour les situations d’urgence, urgente ou non.
Le formulaire s’est allongé. Le modèle de 2022 avait 7 colonnes à remplir, numérotées de 1 à 7 : le numéro d’immatriculation du véhicule tracteur, le numéro d’immatriculation de la semi-remorque ou de la remorque, le pays d’immatriculation, la date de début, la date de fin, le nombre de jours et les observations. La partie A du nouveau formulaire a 9 colonnes : la colonne de la remorque disparaît et apparaissent le numéro d’identification du véhicule, c’est-à-dire le numéro de châssis, la catégorie du véhicule, de A à D, et la classe d’émissions polluantes ou, pour les véhicules électriques, la mention « ELECTRIC ». La partie B, pour les tickets de route, est entièrement nouvelle et a 17 colonnes : le pays, le numéro d’immatriculation et le numéro de châssis du véhicule, la norme de pollution, la catégorie de l’ensemble, les trois mêmes données pour la remorque, le poids réel, la longueur, la hauteur et la largeur de l’ensemble, la date et l’heure de début et de fin, le point d’origine, les points intermédiaires, le point de destination et les observations. L’article 2 paragraphe (5) de l’annexe n° 2 conserve en revanche la règle de 2022, selon laquelle, pour un ensemble de véhicules, le numéro du véhicule tracteur et celui du véhicule tracté s’inscrivent associés, dans la configuration dans laquelle ils circulent. La règle ne peut s’appliquer que dans la partie B, qui a trois colonnes pour la remorque ; dans la partie A, l’instruction pour la colonne 1 demande expressément le numéro d’immatriculation du véhicule seul.
L’arrêté de 2022 ne disait rien sur l’argent. Il n’y avait ni situation semestrielle, ni confirmation de la part du Département, ni délai de transmission au ministère. L’article 4 de l’annexe n° 2 introduit les trois, avec des dates de calendrier fixes, alors que la loi ne demandait que la transmission de la situation au plus tard le 15 du premier mois de chaque semestre. Nouveau également, l’article 3 paragraphe (4), qui règle la modification ou l’annulation d’une demande par la même voie et précise que les vignettes rovinietă et les tickets annulés avant le début de leur validité n’entrent pas dans la situation de remboursement.
Au chapitre des exonérations, la comparaison se fait avec l’article 18 des normes de 2018. Là, pour l’exonération de la redevance d’utilisation, la liste des numéros d’immatriculation et les copies des certificats d’immatriculation suffisaient. Maintenant, pour le transport public local on demande en plus la licence de ligne pour chaque véhicule, et pour le transport scolaire la copie conforme du certificat de transport pour compte propre et la preuve de l’utilisation. En revanche, un dossier lourd a disparu : celui de l’article 18 paragraphe (3) des normes de 2018, avec la pièce d’identité, l’attestation de l’employeur ou de la mairie et l’acte de mariage, demandé aux personnes physiques qui voulaient une exonération du péage de pont. Il a disparu parce que le péage de pont a disparu.
Un changement de fond vient de la loi que l’arrêté applique, et il mérite d’être dit ici parce que l’arrêté est l’endroit où il se voit. L’article 3 paragraphe (1) lettre d) de l’ordonnance du Gouvernement n° 15/2002 exonérait les véhicules « folosite exclusiv în transportul public local de persoane prin servicii regulate pe raza teritorial-administrativă a unei localități », c’est-à-dire utilisés exclusivement dans le transport public local de personnes par services réguliers dans le ressort territorial et administratif d’une seule localité. L’article 9 paragraphe (1) lettre c) de la loi n° 226/2023 dit seulement « folosite în transportul public local de persoane prin servicii regulate », utilisés dans le transport public local de personnes par services réguliers. Le mot « exclusivement » et la limitation au ressort d’une seule localité ont disparu, et l’article 3 de l’annexe n° 1 de l’arrêté demande en échange la licence de ligne pour chaque véhicule, ce qui déplace la vérification d’une condition d’usage vers un document.
Avantages et inconvénients
Ce que cela améliore
- Les exonérations existantes sont reprises sans aucun papier. L’article 17 paragraphe (1) de l’annexe n° 1 les transfère automatiquement dans la nouvelle base de données, sans aucune formalité de la part des détenteurs. Les institutions qui avaient des flottes enregistrées ne déposent rien le 1er octobre.
- Un seul marquage couvre les deux redevances. L’article 17 paragraphe (2) prévoit que le marquage effectué pour la rovinietă produit effet aussi pour le TollRo, les sept institutions du premier groupe n’ont donc pas à envoyer deux listes.
- Les délais de l’administration sont écrits, ils ne sont laissés à l’appréciation de personne. Les articles 7, 12 et 16 paragraphe (1) fixent un maximum de 5 jours ouvrables, et l’article 16 paragraphe (1) ajoute l’obligation de confirmation écrite au détenteur.
- Le dossier peut être envoyé par voie électronique. L’article 14 paragraphe (1) permet la transmission par voie électronique, avec signature électronique qualifiée, et le paragraphe (2) oblige la CNAIR et la direction générale à publier les adresses sur leurs propres pages internet.
- Les missions d’urgence échappent au délai de 24 heures. L’article 3 paragraphe (2) de l’annexe n° 2 déroge expressément aux délais d’achat anticipé des normes méthodologiques, un ticket de route pour une mission humanitaire peut donc être délivré à tout moment avant le départ.
- La réponse pour les missions a un délai à l’heure près, y compris le week-end. L’article 3 paragraphe (1) impose l’émission le jour même pour les demandes reçues entre 8h00 et 20h00 les jours ouvrables et entre 10h00 et 14h00 les jours non ouvrables et les jours fériés légaux, et le paragraphe (3) fixe 11h00 le lendemain pour le reste.
- Le remboursement a une chaîne complète de délais. L’article 4 de l’annexe n° 2 relie le 5 du mois, les 3 jours ouvrables de confirmation et le 15, ce qui rend traçable une dépense qui, dans l’arrêté de 2022, n’était pas réglementée du tout.
Ce qui reste problématique
- Entre le 1er et le 7 octobre 2026, un vide d’exonération peut exister. Les demandes se déposent à partir du 30 septembre, l’obligation commence le 1er octobre, et la confirmation peut arriver le cinquième jour ouvrable. Pour qui n’entre pas dans la reprise automatique, la seule solution est de payer la rovinietă sur l’intervalle d’attente.
- Le renouvellement de la licence n’a pas de délai de dépôt. L’article 4 lie l’exonération à la validité des documents, mais aucun article ne dit combien de temps avant l’expiration les nouveaux documents doivent être déposés, et l’article 7 donne 5 jours ouvrables à la CNAIR. Les normes de 2018 avaient, à l’article 18 paragraphe (4), exactement une règle de ce genre pour l’exonération du péage, et elle n’a été remplacée par rien.
- Les véhicules historiques sortent de la liste des exonérations. L’article 17 paragraphe (1) les exclut expressément de la reprise automatique, et la liste de l’article 9 paragraphe (1) de la loi ne les comprend plus. Leurs propriétaires paient la rovinietă à partir du 1er octobre 2026.
- L’arrêté est paru avec 637 jours de retard. L’article 25 paragraphe (3) de la loi n° 226/2023 le demandait pour le 1er janvier 2025, la plus proche des trois échéances de législation secondaire que la loi s’était fixées. Il est paru le dernier des trois.
- La CNAIR ne reçoit qu’un seul jour pour la reprise d’office. L’article 17 paragraphe (3) lui demande d’inscrire dans la base de données pour le TollRo les véhicules lourds déjà exonérés pour le 1er octobre 2026, alors que l’arrêté est entré en vigueur le 30 septembre. La variante de secours du même paragraphe, de 2 jours ouvrables, ne s’appliquait que si l’arrêté était paru après le 1er octobre.
- La demande par courrier électronique reste une solution fragile pour les urgences. L’annexe n° 2 conserve le mécanisme de 2022, avec un message de 10 MB au plus annoncé au préalable par téléphone et avec des fichiers .xls ou .xlsx, dans un acte qui, dans tout le reste, demande une signature électronique qualifiée.
- L’Inspection d’État pour le contrôle du transport routier n’est pas exonérée du TollRo. Elle figure dans la liste de la rovinietă, à l’article 9 paragraphe (1) lettre a) point (x) de la loi, mais elle manque dans la liste du TollRo de l’article 13 paragraphe (1) lettre a), qui s’arrête à la Croix-Rouge. C’est pourquoi l’article 1er de l’annexe n° 1 renvoie aux points (viii) à (xi), et l’article 9 seulement aux points (viii) à (x).
Conseils pratiques
- Vérifiez d’abord si vous êtes déjà dans la base de données, avant de déposer quoi que ce soit. L’article 17 paragraphe (1) reprend automatiquement les exonérations existantes à la date de l’abrogation de l’ordonnance du Gouvernement n° 15/2002, sans aucune demande. Un dossier déposé pour rien ne casse rien, mais il occupe les 5 jours ouvrables de quelqu’un d’autre.
- Si la flotte est nouvelle ou si la catégorie est nouvelle, achetez une rovinietă pour la période d’attente. Les articles 8 et 16 paragraphe (2) vous interdisent expressément de considérer les véhicules comme exonérés tant que la confirmation écrite n’est pas arrivée. Une rovinietă de 10 jours coûte moins que l’amende de l’article 18 paragraphe (2) de la loi, qui part du double de la redevance annuelle.
- Envoyez le dossier à l’adresse publiée, pas à la dernière adresse que vous connaissiez. L’article 14 paragraphe (2) oblige la CNAIR et la Direction générale des permis de conduire et des immatriculations à publier sur leurs propres pages internet les adresses auxquelles les documents sont transmis. Vérifiez-les avant l’envoi.
- Signez électroniquement avec une signature qualifiée, pas avec une signature simple. L’article 14 paragraphe (1) demande exactement une signature électronique qualifiée pour la transmission par voie électronique. L’autre voie est le dépôt au bureau d’enregistrement, qui court à compter de la date d’enregistrement.
- Pour le transport public local et le transport scolaire, suivez la date d’expiration du document, pas la date de l’exonération. L’article 4 enregistre l’exonération avec la date d’expiration de la licence de ligne ou du certificat de transport pour compte propre. Déposez les nouveaux documents au moins 5 jours ouvrables avant cette date, pour couvrir le délai de l’article 7.
- Déclarez tout changement de flotte, pas seulement les entrées. Les articles 6 et 11 vous obligent à transmettre toute modification concernant les documents envoyés et les véhicules détenus en propriété ou utilisés en vertu d’un droit légal. Un véhicule vendu et resté marqué comme exonéré est un problème pour son ancien détenteur.
- Si vous invoquez un traité international, écrivez lequel. L’article 15 exige que la demande indique l’accord ou le traité sur le fondement duquel l’exonération est demandée, aussi bien pour la rovinietă que pour le TollRo. Une demande sans cette mention n’offre rien à vérifier.
- Au Département pour les situations d’urgence, respectez la forme de l’objet du courriel. L’article 2 paragraphe (3) de l’annexe n° 2 la fixe : « Solicitare roviniete zz.ll.aaaa » ou « Solicitare tichet de rută zz.ll.aaaa, ora hh:mm ». La procédure est bâtie sur la reconnaissance de cet objet, et les messages qui dépassent 10 MB se divisent et se numérotent successivement.
- Annulez à temps une demande qui ne sert plus. L’article 3 paragraphe (4) prévoit que les vignettes rovinietă et les tickets annulés avant le début de leur validité n’entrent pas dans la situation semestrielle de remboursement, l’annulation à temps réduit donc la dépense publique, et pas seulement le papier.
Questions fréquentes
J’ai une ambulance. Dois-je encore faire quelque chose le 1er octobre ?
Pourquoi ne suffit-il pas que le véhicule se voie clairement appartenir à une institution ?
Combien de temps avant de recevoir la confirmation ?
Quels documents envoie un opérateur de transport scolaire ?
Mon exonération expire-t-elle ?
Les véhicules historiques sont-ils encore exonérés ?
Dois-je demander séparément l’exonération du TollRo ?
Qui paie les vignettes rovinietă émises pour les missions d’urgence ?
En combien de temps un ticket de route est-il émis pour une mission humanitaire ?
Analyse de la rédaction
L’arrêté est bien fait et l’on voit qu’il a été écrit avec les normes méthodologiques, et non séparément. L’article 3 paragraphe (2) de l’annexe n° 2 déroge expressément aux délais d’achat anticipé des normes, et l’article 41 des normes écarte exactement les cinq dispositions qui supposent un paiement, là où le paiement n’existe pas. Les renvois à la loi se vérifient point par point : l’article 1er de l’annexe n° 1 couvre exactement les catégories que l’article 9 paragraphe (2) place dans la base de données, l’article 5 exactement celles que l’article 9 paragraphe (3) envoie au marquage, et le chapitre II respecte l’asymétrie de la loi, où la liste du TollRo est plus courte d’une position. Deux arrêtés publiés le même jour qui se citent correctement l’un l’autre, ce n’est pas une petite performance.
Cette asymétrie mérite tout de même d’être regardée, parce qu’elle ne se voit pas en lisant l’un ou l’autre des deux arrêtés de bout en bout. L’article 9 paragraphe (1) lettre a) de la loi n° 226/2023 compte onze positions et inclut, à la position (x), l’Inspection d’État pour le contrôle du transport routier. L’article 13 paragraphe (1) lettre a), la liste pour le TollRo, en compte dix et s’arrête à la Société nationale de la Croix-Rouge de Roumanie. L’Inspection manque. Le résultat est que les véhicules de marchandises de plus de 3,5 tonnes de l’institution qui contrôle le paiement du TollRo paient le TollRo, et l’arrêté ne pouvait rien réparer : il ne fait que reproduire correctement ce qu’écrit la loi, en renvoyant aux points (viii) à (xi) pour la rovinietă et aux points (viii) à (x) pour le TollRo.
La deuxième observation naît de la combinaison des dates. L’article 17 paragraphe (3) demande à la CNAIR de reprendre d’office dans la base de données pour le TollRo les véhicules lourds déjà exonérés, et le délai est écrit en deux variantes : pour la date prévue à l’article 29 paragraphe (1) de la loi, c’est-à-dire le 1er octobre 2026, ou, si l’arrêté entre en vigueur après cette date, dans un délai de 2 jours ouvrables à compter de l’entrée en vigueur. L’arrêté est entré en vigueur le 30 septembre, c’est donc la première variante qui s’applique et la CNAIR n’a qu’un seul jour. Autrement dit, en publiant l’arrêté un jour avant l’échéance, les auteurs ont donné à l’opérateur moins de temps qu’ils ne jugeaient eux-mêmes raisonnable dans l’hypothèse du retard. Ce n’est pas une contradiction de texte, c’est une conséquence du calendrier, mais c’est une conséquence mesurable.
La troisième observation concerne aussi le calendrier, mais à une autre échelle. La loi n° 226/2023, publiée le 18 juillet 2023, a fixé à l’article 25 trois échéances pour la législation secondaire : le 1er janvier 2025 pour cet arrêté conjoint, le 31 mars 2025 pour les normes méthodologiques et le 31 mars 2025 également pour les arrêtés de redevances. L’arrêté conjoint avait l’échéance la plus proche et il est paru le dernier, avec 637 jours de retard. Pendant tout ce temps, la seule conséquence pratique a été que personne ne pouvait déposer un dossier d’exonération pour le nouveau régime : l’article 4 paragraphe (2) lie le dépôt à l’entrée en vigueur de l’arrêté, la fenêtre de dépôt s’est donc ouverte le 30 septembre 2026, un jour avant l’obligation.
La quatrième observation concerne une règle qui existait et qui a disparu sans remplaçant. L’article 18 paragraphe (4) des normes de 2018 disait que, pour assurer la continuité de l’exonération, les utilisateurs ont l’obligation de transmettre la documentation avant l’expiration de la validité, mais pas plus de 30 jours avant, et que, si la documentation est enregistrée moins de 5 jours ouvrables avant l’expiration, la CNAIR n’assume pas l’obligation d’assurer la continuité. C’était une règle ingrate, mais honnête : elle disait à l’opérateur exactement de combien il devait anticiper. Le nouvel arrêté lie l’exonération à la validité des documents, à l’article 4, mais ne dit rien du renouvellement, bien que l’article 7 donne 5 jours ouvrables à la CNAIR et que l’article 8 interdise d’utiliser l’exonération avant la confirmation. La combinaison des trois articles produit un intervalle pendant lequel un autobus scolaire dont la licence est renouvelée à jour n’est pas exonéré, et personne n’en est averti.
Enfin, il mérite d’être noté que l’arrêté conserve, presque intact, un mécanisme de 2022 qui relève du centre de régulation et non de l’administration électronique : la demande par courrier électronique, annoncée au préalable par téléphone, avec un fichier .xls ou .xlsx et une limite de 10 MB par message. Le choix n’est pas sans fondement, parce qu’un mécanisme qui marche à 3 heures du matin un jour férié vaut mieux qu’un mécanisme élégant, et la procédure a fonctionné quatre ans et demi. Mais elle se trouve dans le même acte qui, à l’article 14 paragraphe (1), exige une signature électronique qualifiée pour un dossier d’exonération déposé sans urgence.
Ce qui devrait changer
- La partie A du formulaire devrait retrouver la colonne du véhicule tracté, ou l’article 2 paragraphe (5) devrait être limité à la partie B. La règle de l’association des numéros d’immatriculation se trouve dans la partie commune de l’article 2, elle s’applique donc aux deux types de demande, mais le formulaire des vignettes rovinietă n’a nulle part où l’appliquer, et l’instruction pour la colonne 1 demande un véhicule seul. Le modèle de 2022 avait la colonne pour la semi-remorque ou la remorque ; sa perte laisse une règle sans champ.
- L’exonération devrait produire effet à la date de l’enregistrement de la demande complète, et non à la confirmation. Les articles 8, 13 et 16 paragraphe (2) font peser sur le détenteur le risque d’un délai administratif qu’il ne maîtrise pas. Une formule du type « l’exonération est accordée à compter de la date d’enregistrement de la documentation complète » conserverait la vérification et supprimerait l’intervalle pendant lequel un véhicule ayant droit à l’exonération circule non exonéré. Le modèle existe à l’article 18 paragraphe (5) des normes de 2018, qui accordait l’exonération à la date demandée par l’utilisateur, mais pas avant l’enregistrement de la documentation.
- Le renouvellement de la licence de ligne et du certificat de transport pour compte propre devrait recevoir un délai de dépôt. Une règle du type « les nouveaux documents se transmettent au moins 10 jours ouvrables avant l’expiration de ceux en vigueur » couvrirait les 5 jours ouvrables de l’article 7 et fermerait le vide que l’article 4 crée sans le nommer.
- La confirmation écrite devrait avoir elle aussi un délai, et pas seulement une existence. L’article 16 paragraphe (1) oblige la direction générale à confirmer le marquage, et l’article 7 oblige la CNAIR à compléter la base de données en 5 jours ouvrables, mais ne dit pas dans quel délai elle confirme. Comme c’est justement la confirmation qui ouvre le droit, elle devrait être tenue par le même délai que l’enregistrement.
- La liste des exonérations du TollRo devrait être réexaminée dans la loi. L’absence de l’Inspection d’État pour le contrôle du transport routier à l’article 13 paragraphe (1) lettre a) est une différence par rapport à la liste de la rovinietă qui n’a pas d’explication visible dans le texte. Soit c’est un choix, et il mérite d’être dit, soit c’est un oubli, et il se répare par un ajout d’une ligne.
- La reprise d’office devrait recevoir un délai lié à l’entrée en vigueur, et non à une date fixe. La formulation de l’article 17 paragraphe (3) a produit, par la publication un jour avant l’échéance, exactement le résultat que la variante de secours voulait éviter. Un délai unique de 2 jours ouvrables à compter de l’entrée en vigueur, quelle que soit la date, aurait été plus simple et plus réaliste.
Texte original de l’acte normatif
Le texte ci-dessous est reproduit en roumain, la forme officielle de publication.
Le texte intégral, tel que publié au Journal officiel de la Roumanie
Journal officiel de la Roumanie n° 830 du 30 septembre 2026, pages 8-11 16 pages PDF, 113 KB l'acte commence à la page 8
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Cet article a un caractère purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Pour des situations concrètes, consultez un avocat ou un conseiller fiscal agréé.
