L’essentiel

  • À partir du 1er octobre 2026, la « rovinietă », le droit d’usage du réseau routier national roumain, se calcule autrement, et les véhicules de marchandises de plus de 3,5 tonnes ne la paient plus du tout. L’arrêté du ministre des Transports et des Infrastructures, par intérim, n° 922/2026 approuve les 41 articles des normes méthodologiques de la loi n° 226/2023 et abroge, au 1er octobre 2026, l’arrêté du ministre des transports n° 1.463/2018, c’est-à-dire les règles qui accompagnaient la rovinietă depuis le 17 novembre 2018. La rovinietă reste due pour les véhicules de transport de personnes et pour ceux de marchandises jusqu’à 3,5 tonnes incluses. Au-delà de 3,5 tonnes, on paie le « TollRo », un péage calculé au kilomètre parcouru.
  • Ce qui change pour un conducteur ordinaire. De nouvelles durées de validité apparaissent, un jour, 10 jours, 30 jours, 60 jours et 12 mois, à la place de celles d’un jour, 7 jours, 30 jours, 90 jours et 12 mois. Les voitures particulières et les véhicules de marchandises jusqu’à 3,5 tonnes peuvent acheter, pour la première fois, une rovinietă d’un jour : jusqu’ici, l’ordonnance du Gouvernement n° 15/2002 leur imposait, par son art. 1er al. (71), un minimum de 7 jours. En revanche, le prix dépend désormais aussi de la classe d’émissions polluantes du véhicule, et non plus seulement de la catégorie et de la durée. Les véhicules électriques sont enregistrés avec la mention « ELECTRIC » et ne peuvent plus être basculés en classe Euro 0 faute de données.
  • Les chiffres et les délais qui comptent. L’acte a paru un jour avant la date à laquelle s’applique le régime qu’il met en pratique et 548 jours après l’échéance que la loi s’était elle-même fixée : l’art. 25 al. (1) de la loi n° 226/2023 exigeait les normes au plus tard le 31 mars 2025. Le ticket de route pour les véhicules lourds s’achète au plus tôt 24 heures avant le départ et vaut 72 heures, que le trajet ait été parcouru ou non. La correction d’un numéro d’immatriculation erroné peut se faire sur place dans les 60 minutes, et par la CNAIR dans un délai maximal de 7 jours ouvrables. L’argent d’une ancienne rovinietă devenue sans objet au 1er octobre se demande par une application que la CNAIR a 90 jours pour mettre en service, et il est remboursé dans les 90 jours ouvrables suivant l’enregistrement de la demande.
Acte : Arrêté du ministre des Transports et des Infrastructures, par intérim, n° 922/2026 portant approbation des normes méthodologiques d’application de la loi n° 226/2023 concernant l’application de certaines redevances routières sur le réseau de routes nationales de Roumanie
Publié : Journal officiel de la Roumanie, Partie I, n° 832 du 30 septembre 2026, pages 2-16
Entrée en vigueur : 30 septembre 2026, date de la publication ; l’abrogation de l’arrêté n° 1.463/2018 prend effet le 1er octobre 2026

La rovinietă achetée jeudi matin ne se calcule plus selon les mêmes règles que celle achetée mercredi. La loi qui change le régime a été adoptée en juillet 2023, a été reportée deux fois et entre en application le 1er octobre 2026, et ses règles d’application ont été publiées la veille. L’arrêté n° 922/2026, signé à Bucarest le 30 septembre 2026 et publié le même jour, approuve les normes méthodologiques de la loi n° 226/2023 concernant l’application de certaines redevances routières sur le réseau de routes nationales de Roumanie. Les 41 articles de l’annexe, plus une annexe propre consacrée aux cas de correction, occupent 15 pages du Journal officiel et remplacent 19 articles écrits en 2018 pour une ordonnance de 2002.

Le changement de fond n’est pas de procédure, mais de logique de paiement. Jusqu’ici, tout véhicule immatriculé payait la rovinietă, c’est-à-dire une redevance liée au temps : on achète une période et on circule autant qu’on veut pendant celle-ci. À partir du 1er octobre 2026, l’art. 4 al. (1) de la loi n° 226/2023 ne laisse la rovinietă que pour les véhicules conçus pour le transport de personnes et pour ceux de marchandises dont la masse totale maximale autorisée ne dépasse pas 3,5 tonnes. Les véhicules de marchandises de plus de 3,5 tonnes passent, par l’art. 12 al. (1) de la même loi, au TollRo, un péage calculé en multipliant une redevance unitaire par la distance parcourue sur le « domeniul SETRE România », le secteur du service européen de télépéage couvrant la Roumanie. Celui qui transporte des marchandises avec un véhicule lourd paie donc en proportion de ce qu’il roule, et non de ce qu’il possède.

Les normes décrivent deux systèmes informatiques distincts. Le système électronique de la rovinietă, en abrégé « SER », enregistre le paiement du droit d’usage. Le système de télépéage routier de Roumanie, en abrégé « STRR », enregistre le paiement du TollRo. La rovinietă s’achète, selon l’art. 3 al. (2) des normes, par les applications informatiques des distributeurs, par des portails web, y compris le système national électronique de paiement en ligne, par des applications de téléphone, par des terminaux de paiement et par SMS. Le TollRo peut se payer de trois façons, selon l’art. 9 al. (3) : par un contrat avec un prestataire de services de télépéage routier, qui met à disposition un équipement embarqué, par ticket de route ou par l’application mobile de la Compagnie nationale d’administration des infrastructures routières, qui utilise la localisation par satellite du téléphone.

L’application mobile est la partie la plus inhabituelle de la construction. Selon l’art. 12 al. (1)-(3) des normes, elle tourne sur le téléphone du conducteur, suit la position par satellite et calcule les kilomètres taxables ; l’art. 12 al. (3) l’ouvre expressément aussi aux utilisateurs étrangers, alors que l’art. 12 al. (8) de la loi l’avait réservée aux véhicules immatriculés en Roumanie et avait laissé l’extension aux normes. Les obligations mises à la charge du conducteur sont en revanche bien réelles : l’art. 14 al. (1) lui demande d’activer la session de taxation au début du déplacement, de déclarer correctement les données du véhicule, de garder sur le compte la somme nécessaire, d’assurer le fonctionnement de l’application pendant tout le trajet et de surveiller en permanence les alertes qu’elle émet. Si une alerte apparaît, l’art. 14 al. (2) l’oblige à interrompre immédiatement le déplacement, dans le respect des règles de sécurité de la circulation.

Le ticket de route est la variante pour celui qui ne veut ni équipement embarqué ni application. Selon l’art. 10 al. (2) des normes, il se paie à l’avance, au plus tôt 24 heures avant la date et l’heure du début du déplacement, donne droit à un passage unique sur l’itinéraire point d’origine, points intermédiaires, point de destination, et a une validité de 72 heures à compter de l’heure de départ fixée par le demandeur. L’art. 10 al. (3) ajoute la précision qui compte en pratique : à l’expiration des 72 heures, le ticket perd sa validité, que l’itinéraire ait été parcouru intégralement ou partiellement.

Pour les transporteurs qui veulent un équipement embarqué, les normes ouvrent un marché qui n’existait pas en Roumanie. Le chapitre III, section 4, art. 15-21, régit l’agrément des prestataires de services de télépéage routier, c’est-à-dire des entreprises qui délivrent les équipements et facturent le TollRo aux utilisateurs. La CNAIR publie une déclaration de secteur du SET Roumanie, avec la liste et la carte des tronçons taxés, la procédure d’agrément, les exigences techniques et financières, la grille de commissions et le modèle de contrat. L’art. 16 al. (3) pose aussi des limites en faveur des prestataires : on ne peut pas leur imposer plus d’un point physique de distribution et d’encaissement sur le territoire roumain, la garantie financière doit être dimensionnée en proportion du volume estimé, et les essais et le projet pilote ne peuvent pas dépasser, cumulés, 6 mois à compter du dépôt du dossier complet.

Les effets concrets

Le premier effet touche le portefeuille et ne peut pas être chiffré à partir de cet acte, car le niveau des redevances est fixé par un autre arrêté, celui prévu à l’art. 5 al. (4) de la loi pour la rovinietă et à l’art. 12 al. (4) pour la redevance unitaire du TollRo. Ce qui se lit en revanche directement dans la loi, ce sont les plafonds. L’art. 5 al. (2) de la loi n° 226/2023 prévoit que la rovinietă d’un jour ne dépasse pas 9 % de celle de 12 mois, celle de 10 jours 12 %, celle de 30 jours 19 % et celle de 60 jours 30 %. Sous le régime qui se referme, des plafonds de ce genre n’existaient que pour les véhicules de marchandises de plus de 3,5 tonnes, par l’art. 1er al. (75) de l’ordonnance du Gouvernement n° 15/2002, et ils étaient beaucoup plus serrés : 2 % pour un jour, 5 % pour 7 jours, 10 % pour 30 jours. Pour les voitures particulières, il n’y avait aucun plafond, mais pas non plus de rovinietă d’un jour.

Le deuxième effet est la nouvelle variable de prix. L’art. 6 al. (1) des normes structure le droit d’usage selon la catégorie du véhicule, selon la classe d’émissions polluantes ou le classement comme véhicule électrique et selon la durée d’utilisation, qui comprend aussi la durée de stationnement sur le réseau. Les catégories de véhicules de transport de personnes sont au nombre de trois : jusqu’à 9 places assises conducteur compris, c’est-à-dire les voitures particulières, de 10 à 23 places et plus de 23 places. La quatrième catégorie est le véhicule de marchandises jusqu’à 3,5 tonnes. L’art. 6 al. (2) résout un problème que la loi avait laissé ouvert : les véhicules électriques sont identifiés d’après la rubrique P.3 du certificat d’immatriculation, enregistrés dans le SER avec la mention « ELECTRIC » et soustraits au classement automatique en classe Euro 0 que l’art. 6 al. (3) de la loi prévoit pour les véhicules sans données d’émissions.

Le troisième effet touche l’amende. L’art. 18 al. (2) de la loi n° 226/2023 la relie au prix : entre le double de la rovinietă de 12 mois et quatre fois celle de 12 mois, actualisée chaque année par l’indice des prix à la consommation. L’annexe n° 2 de l’ordonnance du Gouvernement n° 15/2002, dans la rédaction donnée par la loi n° 241/2022, prévoyait des montants fixes, de 275 à 550 lei pour les voitures particulières et de 5 950 à 11 900 lei pour les véhicules de marchandises de plus de 12 tonnes à 4 essieux au moins. À partir du 1er octobre, la sanction monte automatiquement avec la redevance et avec l’inflation, sans qu’une modification de la loi soit encore nécessaire.

Au TollRo, les chiffres sont d’un autre ordre. L’art. 19 al. (5) de la loi fixe le TollRo dû à la valeur calculée sur la distance parcourue ou, si la distance ne peut pas être établie, à 2 000 lei, somme qui ne s’applique qu’une seule fois dans un intervalle de 12 heures. L’amende, selon l’art. 19 al. (17), va de 10 à 20 fois le TollRo dû lorsque la distance peut être établie, et s’élève à 5 000 lei lorsqu’elle ne peut pas l’être. Un véhicule lourd pris sans paiement sur un tronçon où la distance ne peut pas être reconstituée arrive donc à 7 000 lei, TollRo et amende cumulés, pour un seul constat.

Le quatrième effet est procédural et favorable au conducteur. L’art. 36 al. (1) et l’art. 37 al. (1) des normes introduisent deux documents qui ne sont pas des procès-verbaux : la lettre d’information, envoyée par la poste avec accusé de réception au détenteur d’un véhicule immatriculé dans un État membre de l’Union européenne, et l’avis de paiement, remis sur place lors d’un contrôle avec arrêt du véhicule. L’art. 38 dit expressément qu’aucun des deux ne constitue un procès-verbal de constatation et de sanction de la contravention et ne produit les effets de celui-ci. L’art. 19 al. (14) et (15) de la loi bouclent la boucle : le paiement dans les 72 heures suivant la réception de la lettre met fin au défaut de paiement et à toute sanction ultérieure.

Le cinquième effet porte sur l’argent déjà versé. L’art. 39 al. (1) des normes maintient la validité des rovinietă émises sous l’ordonnance du Gouvernement n° 15/2002 pour les véhicules qui restent dans le régime de la rovinietă, c’est-à-dire le transport de personnes et les marchandises jusqu’à 3,5 tonnes, jusqu’à la fin de la période payée. Pour tous les autres, c’est-à-dire pour les véhicules de marchandises de plus de 3,5 tonnes, et pour les péages de pont, l’art. 39 al. (2) met un terme au 1er octobre 2026. Le remboursement se calcule selon la formule écrite à l’art. 39 al. (6), S égale T multiplié par Zn sur Zt, où T est la redevance payée taxe sur la valeur ajoutée comprise, Zn le nombre de jours compris entre le 1er octobre 2026 et l’expiration de la validité, les deux inclus, et Zt le nombre total de jours de la période.

Les effets courent à partir de moments différents, et la distinction mérite d’être retenue. L’arrêté entre en vigueur à la date de sa publication, selon son art. 4, donc le 30 septembre 2026. L’abrogation de l’arrêté n° 1.463/2018 prend effet le 1er octobre 2026, selon l’art. 3. Le régime de redevances que les normes mettent en pratique commence également le 1er octobre 2026, date à laquelle l’art. 29 al. (1) de la loi n° 226/2023 a été reporté par l’art. III al. (1) de la loi n° 103/2026.

Ce qui change par rapport à la situation antérieure

Les règles qui se referment sont les normes méthodologiques approuvées par l’arrêté du ministre des transports n° 1.463/2018, publié au Journal officiel de la Roumanie, Partie I, n° 881 du 18 octobre 2018 et entré en vigueur 30 jours après sa publication, selon l’art. 2 de cet arrêté. Elles ont tenu 2 875 jours. Elles appliquaient l’ordonnance du Gouvernement n° 15/2002, publiée au Journal officiel de la Roumanie, Partie I, n° 82 du 1er février 2002, qui est abrogée le 1er octobre 2026, après 9 008 jours, soit après 24 ans et 8 mois. L’arrêté de 2018 a été modifié entre-temps, donc la forme publiée alors n’est pas celle du dernier jour ; les comparaisons qui suivent se font pour cette raison avec le texte de 2018 et avec la forme actuelle de l’ordonnance, tous deux vérifiés à la source.

La première différence est la liste des périodes. L’art. 5 al. (1) des normes de 2018 et l’art. 1er al. (7) de l’ordonnance encore en vigueur prévoyaient un jour, 7 jours, 30 jours, 90 jours et 12 mois. L’art. 7 al. (1) des nouvelles normes prévoit un jour, 10 jours, 30 jours, 60 jours et 12 mois. La période de 7 jours s’allonge à 10, et celle de 90 jours se raccourcit à 60. Pour celui qui achetait une rovinietă trimestrielle, cette option disparaît et doit être remplacée par deux achats de 30 jours ou par un de 60 plus un de 30.

La deuxième différence est le seuil d’entrée pour les voitures particulières. Dans l’annexe n° 1 de l’ordonnance du Gouvernement n° 15/2002, modifiée par l’ordonnance d’urgence du Gouvernement n° 44/2017, la case d’un jour porte un tiret pour les voitures particulières et pour les véhicules de marchandises jusqu’à 3,5 tonnes, et l’art. 1er al. (71) de l’ordonnance dit pourquoi : pour ceux-ci, la durée minimale pour laquelle la redevance peut être payée est de 7 jours. Les nouvelles normes n’ont plus cette restriction, et l’art. 8 al. (17) lit. a) va plus loin et permet l’émission par SMS de la rovinietă d’un jour et de celle de 10 jours pour les voitures particulières et pour les véhicules de marchandises jusqu’à 3,5 tonnes. Pour les véhicules de transport de personnes de 10 à 23 places, le SMS ne couvre que la période d’un jour.

La troisième différence est le critère de prix. L’art. 4 al. (1) des normes de 2018 structurait la redevance selon le nombre d’essieux pour les véhicules de plus de 12 tonnes, selon la masse totale maximale autorisée pour les plus légers et selon le nombre de places assises pour les véhicules de transport de personnes. La classe d’émissions polluantes n’apparaissait ni dans les normes de 2018, ni dans l’annexe n° 1 de l’ordonnance. L’art. 6 al. (1) lit. b) des nouvelles normes la met dans le calcul, et pour le TollRo l’art. 9 al. (1) lit. c) renvoie à l’annexe de l’arrêté du ministre des transports et des infrastructures n° 1.925/2025 pour le classement par classes. Le plafond d’écart est dans la loi : l’art. 12 al. (6) de la loi n° 226/2023 dispose que la redevance unitaire d’un véhicule ne peut pas dépasser de plus de 100 % celle du véhicule équivalent qui respecte les normes d’émissions Euro les plus strictes.

La quatrième différence, la moins commentée, est la disparition du péage de pont. L’art. 7 des normes de 2018 structurait le péage selon le nombre d’essieux, la masse ou le nombre de places et selon le nombre de passages, et l’annexe n° 3 de l’ordonnance du Gouvernement n° 15/2002 énumère les trois endroits où il était perçu : le pont sur le Danube entre Giurgiu et Roussé, uniquement dans le sens Giurgiu-Roussé, le pont entre Giurgeni et Vadu Oii sur la route nationale 2A et les ponts entre Fetești et Cernavodă sur l’autoroute A2. L’art. 39 al. (2) des nouvelles normes déclare que les péages émis cessent d’être valables à compter du 1er octobre 2026, et les normes ne contiennent aucune procédure pour un péage de pont. L’art. 3 al. (2) de la loi n° 226/2023 permet, il est vrai, l’application d’un péage uniquement pour les ponts, les tunnels et les cols de montagne, mais l’art. 2 lit. r) de la même loi définit le péage comme une somme due en fonction de la distance parcourue, et la loi ne dit pas par quel acte serait fixé le niveau d’un péage de pont. Faute d’une telle réglementation, le franchissement des ponts de Fetești et de Giurgeni reste, à compter du 1er octobre 2026, sans redevance propre.

Avec le péage de pont disparaît aussi une exonération dont bénéficiaient les habitants de la zone. L’art. 3 al. (11) lit. b) de l’ordonnance du Gouvernement n° 15/2002 exemptait du paiement du péage les voitures particulières des personnes physiques qui ont leur domicile d’un côté du pont, du tunnel ou du col et leur lieu de travail ou un terrain agricole détenu en propriété de l’autre côté, et l’art. 18 al. (3)-(6) des normes de 2018 décrivait le dossier nécessaire et lui donnait une validité de 6 mois au maximum. L’exonération ne se retrouve plus dans la loi n° 226/2023, mais l’obligation dont elle exonérait n’y est plus non plus.

La cinquième différence est la partie entièrement nouvelle. Les normes de 2018 ne connaissaient ni l’équipement embarqué, ni les prestataires de services de télépéage routier, ni la liste des équipements déclarés invalidés, ni le ticket de route, ni l’application mobile avec localisation par satellite. Le chapitre III des nouvelles normes, art. 9-25, les introduit tous, sur 6 pages du Journal officiel. Les art. 22-25 régissent l’association de l’équipement à un seul véhicule, l’interdiction de le transférer sur un autre véhicule sans notification, l’invalidation en cas de vol ou de perte et la responsabilité de l’utilisateur pour le TollRo correspondant à une utilisation non autorisée jusqu’au moment de la notification.

Avantages et inconvénients

Ce que cela améliore

  • La rovinietă d’un jour arrive aussi aux voitures particulières. Celui qui traverse la Roumanie une fois ou qui sort une seule journée sur une route nationale n’est plus obligé d’acheter 7 jours, comme le lui demandait l’art. 1er al. (71) de l’ordonnance du Gouvernement n° 15/2002. Et par SMS on peut prendre un jour et 10 jours, selon l’art. 8 al. (17) lit. a).
  • Les véhicules électriques ne risquent plus la redevance d’un Euro 0. L’art. 6 al. (2) les identifie d’après la source d’énergie du certificat d’immatriculation et les enregistre avec la mention « ELECTRIC », les soustrayant à la règle de l’art. 6 al. (3) de la loi, qui envoie en classe Euro 0 tout véhicule sans données d’émissions.
  • Un classement erroné dans une classe d’émissions se répare sans frais. L’art. 26 al. (10) permet la correction de la classe sur la base de la carte d’identité du véhicule, y compris lorsque l’Euro 0 résulte d’un défaut de données au Registre automobile roumain, et l’art. 29 al. (3) prévoit que, dans ce cas, les frais de virement et la commission ne sont pas déduits de la différence remboursée.
  • La panne du système n’est pas payée par l’utilisateur. L’art. 9 al. (4) dispose qu’en cas de dysfonctionnement du STRR ou des moyens automatiques de contrôle, les véhicules munis d’un équipement actif, d’une session active dans l’application ou d’un ticket valable ne sont pas enregistrés comme étant en défaut de paiement, et que le TollRo est établi ultérieurement, sans frais supplémentaires.
  • Le paiement sur place sort la contravention du jeu. L’art. 37 al. (2) permet de régler sur place le TollRo dû, par carte bancaire, sur le compte indiqué dans l’avis de paiement, et l’art. 19 al. (15) de la loi prévoit que le paiement met fin au défaut de paiement et à toute sanction ultérieure.
  • La CNAIR est obligée de publier les chiffres chaque mois. L’art. 39 al. (10) lui demande de mettre en ligne, chaque mois, le nombre de demandes de remboursement enregistrées et traitées, le nombre de lettres d’information et d’avis de paiement, la disponibilité du STRR et de l’application mobile avec les intervalles d’indisponibilité, le nombre de prestataires agréés et les sommes encaissées, par catégories de véhicules et par classes d’émissions.
  • Les prestataires de services sont protégés contre des exigences disproportionnées. L’art. 16 al. (3) interdit d’exiger plus d’un point physique sur le territoire roumain, impose une garantie proportionnée au volume estimé, plafonne les essais et le projet pilote à 6 mois cumulés et oblige à motiver les décisions de rejet, de suspension ou de retrait de l’agrément.

Ce qui reste problématique

  • Un jour entre la publication et l’application. Les distributeurs, les transporteurs et les prestataires de services ont reçu les règles le 30 septembre pour un régime qui commence le 1er octobre. L’art. 39 al. (11) reconnaît implicitement le problème : les conventions anciennes des distributeurs restent valables jusqu’à la conclusion des nouvelles, mais au plus tard 90 jours.
  • Aucun prestataire de services ne peut être agréé à temps. L’agrément exige la déclaration de secteur du SET Roumanie, publiée par la CNAIR sur la base de ces normes, puis des essais et un projet pilote pouvant aller jusqu’à 6 mois cumulés, selon l’art. 16 al. (3) lit. c). Au 1er octobre 2026, un véhicule lourd étranger n’a pratiquement que le ticket de route ou l’application mobile.
  • Le ticket de route se perd au bout de 72 heures, sans remboursement. L’art. 10 al. (3) le déclare expiré, que l’itinéraire ait été parcouru intégralement ou partiellement, et l’art. 31 al. (1) n’énumère que trois cas de remboursement, dont aucun ne couvre un retard étranger à l’utilisateur.
  • L’application mobile déplace le risque sur le conducteur. L’art. 14 al. (1) lit. d) et e) lui demandent d’assurer le fonctionnement de l’application pendant tout le trajet et de surveiller en permanence les alertes, et l’art. 14 al. (2) l’oblige à interrompre immédiatement le déplacement à la première alerte. Une batterie déchargée ou une perte de signal devient ainsi son problème.
  • L’argent des rovinietă devenues sans objet revient tard. L’art. 39 al. (5) donne à la CNAIR jusqu’à 90 jours pour mettre en service l’application de dépôt, et l’art. 39 al. (6) encore 90 jours ouvrables pour le paiement. Additionnés, les deux délais dépassent 7 mois à compter du 1er octobre 2026.
  • Les remboursements sont rognés par des frais et des commissions. L’art. 27 al. (5), l’art. 28 al. (2), l’art. 29 al. (1), l’art. 31 al. (2) et l’art. 39 al. (6) prévoient tous la déduction des frais de virement et de la commission, plus la condition que la somme due dépasse ces frais. Pour de petits montants, le remboursement n’a pas lieu du tout.
  • Le niveau des redevances ne s’apprend pas dans cet acte. Ce que coûte réellement une rovinietă d’un jour ou un kilomètre de TollRo est fixé par les arrêtés prévus à l’art. 5 al. (4) et à l’art. 12 al. (4) de la loi, donc celui qui lit les normes ne peut rien calculer.

Conseils pratiques

  1. Vérifiez quel type de véhicule vous conduisez, et non ce que vous payiez jusqu’ici. La ligne de partage est la masse totale maximale autorisée de 3,5 tonnes pour les véhicules de marchandises. En dessous, et pour tout véhicule de transport de personnes, la rovinietă reste due. Au-dessus, on paie le TollRo au kilomètre, et l’ancienne rovinietă perd sa validité le 1er octobre 2026, selon l’art. 39 al. (2) des normes.
  2. Si vous avez une rovinietă de véhicule lourd achetée pour 12 mois, demandez le remboursement. La formule de l’art. 39 al. (6) est S égale T multiplié par Zn sur Zt. Pour une rovinietă de 12 mois achetée le 1er mars 2026, Zn vaut 151, c’est-à-dire les jours du 1er octobre 2026 au 28 février 2027 inclus, et Zt vaut 365, donc 41,4 % de la redevance payée est remboursée. La demande se dépose dans l’application que la CNAIR met en service, mais une demande écrite déposée plus tôt est enregistrée d’office à la date de la mise en service.
  3. Au guichet, lisez le numéro d’immatriculation sur le papier avant de partir. L’art. 26 al. (1) vous donne 60 minutes à compter de l’émission pour demander la correction au même point de vente, et l’art. 26 al. (3) le même délai si vous vous êtes trompé vous-même à un terminal. Passé 60 minutes, le chemin passe par la CNAIR, avec un délai d’attente maximal de 7 jours ouvrables et une rovinietă considérée comme non valable jusqu’à la confirmation écrite, selon l’art. 26 al. (9).
  4. Vérifiez la classe d’émissions enregistrée, surtout si votre voiture est ancienne. Si le SER affiche Euro 0 faute de données au Registre automobile roumain, l’art. 26 al. (10) permet la correction sur la base de la carte d’identité du véhicule, et la différence de redevance est remboursée sans déduction des frais de virement, selon l’art. 29 al. (3).
  5. Pour les véhicules lourds, choisissez le mode de paiement avant de partir, pas à la frontière. Le ticket de route s’achète au plus tôt 24 heures avant l’heure de départ que vous déclarez et vaut 72 heures, selon l’art. 10 al. (2). Si le trajet peut dépasser 72 heures, l’application mobile est la variante qui n’expire pas, mais elle exige que le téléphone fonctionne pendant tout le trajet.
  6. Déclarez correctement la configuration de l’ensemble. L’art. 9 al. (6) établit la catégorie d’après la masse totale maximale autorisée de l’ensemble, calculée comme la somme des masses inscrites dans les documents du véhicule tracteur et des véhicules tractés, et l’utilisateur répond de l’exactitude des données déclarées, quel que soit le mode de paiement.
  7. N’ignorez pas une lettre d’information reçue par la poste. Le paiement dans les 72 heures suivant la réception clôt le dossier, selon l’art. 19 al. (14) et (15) de la loi. Si le délai passe, vient le procès-verbal avec l’amende de l’art. 19 al. (17), soit de 10 à 20 fois le TollRo dû, ou 5 000 lei lorsque la distance ne peut pas être établie.
  8. Conservez le document qui atteste le paiement, et non seulement la preuve de paiement. L’art. 8 al. (1) énumère deux documents distincts : le document fiscal qui atteste le versement de la somme et le document portant les informations enregistrées dans la base de données du SER. Le second est celui qui prouve que la rovinietă existe, et au guichet il est délivré en deux exemplaires, dont l’exemplaire client vous reste.
  9. Si vous vendez le véhicule ou l’immatriculez dans un autre pays, transférez la rovinietă. L’art. 32 al. (3) ne maintient la validité que si vous demandez par écrit à la CNAIR le changement du numéro d’immatriculation, avec le nouveau certificat et, le cas échéant, le contrat de vente. Le délai de traitement est de 7 jours ouvrables au maximum, et jusqu’à la confirmation la rovinietă n’est pas valable pour le nouveau numéro.

Questions fréquentes

La rovinietă que j’ai actuellement est-elle encore valable après le 1er octobre 2026 ?
Cela dépend du véhicule. Pour les véhicules de transport de personnes et pour ceux de marchandises jusqu’à 3,5 tonnes, l’art. 39 al. (1) des normes maintient la validité jusqu’à la fin de la période payée. Pour les véhicules de marchandises de plus de 3,5 tonnes, l’art. 39 al. (2) y met fin au 1er octobre 2026, avec un droit à remboursement proportionnel.
Pourquoi ne paie-t-on plus la rovinietă avec un véhicule de plus de 3,5 tonnes ?
Parce que l’art. 12 al. (1) de la loi n° 226/2023 le fait passer au TollRo, une redevance calculée sur les kilomètres parcourus sur le domeniul SETRE România, à la place d’une redevance par période. Ce n’est pas une exonération, mais un autre mode de calcul, et l’art. 3 al. (1) de la loi interdit de percevoir simultanément le droit d’usage et le péage pour le même tronçon.
Combien coûte la nouvelle rovinietă ?
L’arrêté n° 922/2026 ne contient aucune redevance. Le niveau de la rovinietă est approuvé par l’arrêté prévu à l’art. 5 al. (4) de la loi, et la redevance unitaire du TollRo par celui prévu à l’art. 12 al. (4). La loi ne pose que des plafonds rapportés à la redevance de 12 mois : 9 % pour un jour, 12 % pour 10 jours, 19 % pour 30 jours et 30 % pour 60 jours.
Puis-je acheter une rovinietă d’un jour pour une voiture particulière ?
Oui, à partir du 1er octobre 2026. L’art. 7 al. (1) des normes inclut la période d’un jour sans aucune restriction de catégorie, et l’art. 8 al. (17) lit. a) permet l’émission par SMS de la rovinietă d’un jour et de celle de 10 jours pour les voitures particulières et pour les véhicules de marchandises jusqu’à 3,5 tonnes immatriculés en Roumanie.
J’ai oublié d’acheter la rovinietă et j’ai déjà circulé. Que faire ?
Pour les véhicules immatriculés en Roumanie, l’art. 7 al. (2) permet de payer la rovinietă du jour en cours au plus tard à 24h00 le lendemain. L’art. 7 al. (5) précise que, si le paiement intervient le lendemain, la date de début inscrite dans le SER est la veille, avec validité à partir de 0h00. L’option ne s’exerce pas par SMS, selon l’art. 7 al. (6).
Paie-t-on encore le franchissement du pont de Fetești ou de celui de Giurgeni ?
Les péages émis perdent leur validité le 1er octobre 2026, selon l’art. 39 al. (2) des normes, et les normes ne contiennent aucune procédure pour un péage de pont. La loi n° 226/2023 permet un tel péage à son art. 3 al. (2), mais ne prévoit pas par quel acte son niveau est fixé. En attendant une nouvelle réglementation, ces franchissements n’ont pas de redevance propre.
Comment un transporteur paie-t-il le TollRo ?
De trois façons, selon l’art. 9 al. (3) : par un contrat avec un prestataire de services de télépéage routier, qui lui remet un équipement embarqué, par un ticket de route acheté au plus tôt 24 heures avant le départ et valable 72 heures pour un passage unique, ou par l’application mobile de la CNAIR, qui mesure la distance par localisation satellitaire.
Que se passe-t-il si l’équipement embarqué tombe en panne pendant le trajet ?
L’art. 24 al. (1) interdit de poursuivre le déplacement sur le domeniul SETRE România avec un équipement défectueux. L’art. 24 al. (5) dispose que le trajet ne peut continuer qu’après l’activation d’un autre équipement, l’achat d’un ticket de route ou le recours à l’application mobile de la CNAIR.
Les véhicules historiques sont-ils encore exonérés ?
Non. L’art. 29 al. (3) de la loi n° 226/2023 prévoit qu’à la date de l’entrée en vigueur de la loi, l’exonération des véhicules historiques établie par l’ordonnance du Gouvernement n° 15/2002 cesse, et que la CNAIR les retire d’office de la base de données des véhicules exonérés. La liste d’exonérations de l’art. 9 al. (1) de la nouvelle loi ne les comprend plus.
Qui contrôle, et comment ?
L’art. 33 des normes énumère deux moyens techniques : des terminaux d’interrogation des bases de données SER et STRR et des systèmes de caméras vidéo, fixes ou mobiles, qui lisent le numéro d’immatriculation et interrogent automatiquement les bases de données. Le contrôle par terminal est effectué par les inspecteurs de l’Inspection d’État pour le contrôle du transport routier, par les policiers de la route, par le personnel de la CNAIR présent aux points de passage de la frontière et par les policiers aux frontières, selon l’art. 18 al. (4) et l’art. 19 al. (2) de la loi.

Analyse de la rédaction

Les normes sont, comme texte, meilleures que ce qu’on pouvait attendre d’un acte publié le dernier jour. Les renvois internes se bouclent : l’art. 26 al. (4) lit. a) cite les points (vi) et (viii) de l’art. 8 al. (1) lit. b) et les identifie exactement, la classe d’émissions et la catégorie du véhicule ; l’art. 11 al. (2) demande au demandeur précisément les données que lui seul peut fournir, et non celles que le système produit ; l’art. 41 écarte exactement les cinq dispositions qui présupposent un paiement, là où le paiement n’existe pas. L’arithmétique des périodes de validité se vérifie ligne par ligne, et l’art. 6 al. (2) résout un problème que la loi avait laissé ouvert, le classement automatique des véhicules électriques en classe Euro 0. Le problème de cet acte n’est pas la façon dont il est écrit. C’est le moment où il a paru.

Le calendrier dit tout. La loi n° 226/2023 a été publiée le 18 juillet 2023 et, à son art. 25, s’est fixé elle-même les échéances de la législation secondaire : le 1er janvier 2025 pour l’arrêté conjoint sur les exonérations et le 31 mars 2025 pour les normes méthodologiques. Les normes ont paru le 30 septembre 2026, soit 548 jours après leur propre échéance. L’arrêté conjoint a paru le même jour, avec 637 jours de retard. Entre-temps, la date d’application a été reportée deux fois, par l’ordonnance du Gouvernement n° 14/2025 et par l’art. III al. (1) de la loi n° 103/2026, de 273 jours au total par rapport au 1er janvier 2026. La loi n° 103/2026, qui a déplacé l’échéance au 1er octobre, a été publiée le 24 juin 2026. De là à la publication des normes, 98 jours se sont écoulés, et les normes ont paru le 98e jour.

Une conséquence de ce calendrier ne se voit pas à la lecture de l’arrêté, mais ressort de sa combinaison avec la loi. L’art. 29 al. (2) de la loi n° 226/2023, reporté par la même loi n° 103/2026, permet de payer et d’émettre la rovinietă au plus tôt 30 jours avant le 1er octobre 2026, donc à compter du 1er septembre 2026. Cette fenêtre est restée ouverte 29 jours sans normes méthodologiques : pendant ces 29 jours, personne ne savait quelles données sont enregistrées dans le SER, quel document est délivré, comment une erreur se corrige et ce qu’il advient de l’ancienne rovinietă. La loi a donné un droit le 1er septembre, et la manière de l’exercer a paru le 30 septembre.

La deuxième observation porte sur le marché que les normes ouvrent et qu’elles ne peuvent pas peupler à temps. Les art. 15 et 16 construisent un parcours d’agrément des prestataires de services de télépéage routier, parcours qui part de la publication par la CNAIR de la déclaration de secteur du SET Roumanie, document établi sur la base de ces normes, et se poursuit par des essais et un projet pilote pouvant aller jusqu’à 6 mois cumulés à compter du dépôt du dossier complet, selon l’art. 16 al. (3) lit. c). L’arithmétique est simple : au 1er octobre 2026, aucun prestataire agréé ne peut exister. Pour les véhicules de marchandises de plus de 3,5 tonnes, il reste, le premier mois, le ticket de route, avec ses 72 heures, et l’application mobile de la CNAIR, que l’art. 12 al. (3) des normes ouvre aussi aux utilisateurs étrangers, élargissant ce que la loi avait réservé aux véhicules roumains. Un transporteur international qui traverse la Roumanie plusieurs fois par mois achètera donc ticket après ticket, un par passage, ou installera l’application de la CNAIR sur le téléphone de chaque conducteur.

La troisième observation porte sur le rapport entre les délais que l’acte impose au citoyen et ceux que l’administration s’accorde. L’utilisateur a 60 minutes pour repérer une faute de frappe au guichet, 72 heures pour payer après une lettre d’information, et l’obligation de surveiller en permanence les alertes de l’application mobile. La CNAIR a 5 jours ouvrables pour enregistrer une exonération, 7 jours ouvrables pour une correction de numéro d’immatriculation, 45 jours ouvrables pour les remboursements ordinaires de l’art. 30 al. (1), 90 jours pour construire l’application de remboursement des anciennes rovinietă et encore 90 jours ouvrables pour payer par son intermédiaire. Ces deux derniers délais s’additionnent : un transporteur qui a acheté une rovinietă de 12 mois au printemps et la perd le 1er octobre peut attendre son argent jusqu’en mai 2027, tout en payant le TollRo sur chaque kilomètre à partir du 1er octobre.

La quatrième observation porte sur une redevance qui disparaît sans être remplacée. Le péage de pont, perçu aux trois franchissements de l’annexe n° 3 de l’ordonnance du Gouvernement n° 15/2002, cesse d’être valable le 1er octobre 2026 par l’art. 39 al. (2) des normes. La loi n° 226/2023 permet à son art. 3 al. (2) un péage pour les ponts, les tunnels et les cols de montagne, mais le définit à l’art. 2 lit. r) comme une somme due en fonction de la distance parcourue et ne dit pas par quel acte son niveau est fixé. Ce n’est pas une faute de cet arrêté, qui ne pouvait pas réglementer une redevance sans fondement et sans niveau. C’est une conséquence de la loi que l’arrêté applique, et l’effet pratique est que deux franchissements du Danube restent, dès demain, sans redevance.

Ce qui devrait changer

  • La législation secondaire devrait paraître avec le report, et non à son terme. Chacun des deux reports a été décidé des semaines avant l’échéance, et les normes ont tout de même paru le dernier jour. Si les normes avaient été publiées le 24 juin 2026, avec la loi n° 103/2026, les distributeurs, les transporteurs et les candidats à la qualité de prestataire de services auraient eu 98 jours de préparation au lieu d’un seul.
  • La fenêtre d’achat anticipé ne devrait s’ouvrir qu’après la publication des normes. L’art. 29 al. (2) de la loi a permis l’achat de la rovinietă à compter du 1er septembre 2026, et les règles ont paru le 30 septembre. Une condition expresse, du type « pas plus tôt que 30 jours après la publication des normes méthodologiques », aurait supprimé ces 29 jours de vide.
  • Le ticket de route devrait recevoir un cas de remboursement pour le retard non imputable. L’art. 31 al. (1) ne couvre que trois situations, et l’art. 10 al. (3) déclare le ticket expiré au bout de 72 heures, même si l’itinéraire n’a pas été parcouru. Une file d’attente à la frontière ou une panne du véhicule transforme une redevance payée en argent perdu, alors que l’art. 9 al. (4) résout déjà, en faveur de l’utilisateur, le cas symétrique de la panne du système.
  • Les délais de remboursement devraient être ramenés au même ordre de grandeur que ceux de paiement. L’utilisateur paie à l’avance, et l’art. 39 al. (5) et (6) donnent à l’administration 90 jours pour l’application plus 90 jours ouvrables pour le paiement. Un délai unique de 45 jours ouvrables, celui de l’art. 30 al. (1), appliqué aussi aux remboursements transitoires, raccourcirait l’attente de plusieurs mois sans changer aucune autre règle.
  • L’obligation de surveiller en permanence les alertes de l’application mobile devrait être remplacée par une obligation du système. L’art. 14 al. (1) lit. e) et al. (2) exigent du conducteur une attention continue au téléphone pendant la conduite et l’arrêt immédiat à la première alerte, ce qui entre en tension avec les règles de sécurité de la circulation. Une solution qui garde l’effet, sans le risque, serait que la session de taxation continue d’accumuler la dette hors connexion et que l’utilisateur ne soit tenu que du paiement ultérieur, comme cela se produit déjà en cas de dysfonctionnement selon l’art. 9 al. (4).
  • Le péage pour les ponts devrait être clarifié dans la loi. L’art. 3 al. (2) de la loi n° 226/2023 le permet, mais la définition de l’art. 2 lit. r) le lie à la distance et aucune disposition ne dit par quel acte son niveau est approuvé. Soit il y est expressément renoncé, soit la loi reçoit un fondement explicite, pour qu’il ne reste pas une permission sans mécanisme.

Texte original de l’acte normatif

Le texte ci-dessous est reproduit en roumain, la forme officielle de publication.

Le texte intégral, tel que publié au Journal officiel de la Roumanie

Journal officiel de la Roumanie n° 832 du 30 septembre 2026, pages 2-16 16 pages PDF, 113 KB l'acte commence à la page 2

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Cet article a un caractère purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Pour des situations concrètes, consultez un avocat ou un conseiller fiscal agréé.