L’essentiel

  • Le ministère des Transports a publié le même jour cinq arrêtés, n° 817-821/2026, qui modifient les annexes de cinq régimes d’aides d’État financés par le Fonds pour la modernisation. Tous les cinq reçoivent la même clause sur l’expiration du règlement européen qui les fonde, au 31 décembre 2026, c’est-à-dire 120 jours après la publication.
  • L’intervention la plus lourde porte sur les régimes de bornes de recharge : à « e-Mobility RO » et à « e-MOVE RO », l’article 11 est entièrement réécrit. Apparaît une exception de puissance de 2 800 kW et 1 400 kW pour les routes nationales qui doivent être remplacées par des autoroutes, et l’interdiction d’implanter des bornes « e-MOVE RO » à moins de 3 kilomètres d’une sortie d’autoroute disparaît du texte.
  • Pour le régime du transport maritime et aérien, seul le repère de calcul change : le budget reste de 299 000 000 euros et le plafond de 30 000 000 euros par entreprise, mais l’équivalent en lei se calcule au taux InforEuro de juin 2026, et non plus à celui de juillet 2025.
Acte : Arrêtés du ministre des transports et des infrastructures, par intérim, n° 817-821/2026
Publié : Journal officiel de la Roumanie (Monitorul Oficial) n° 739 du 2 septembre 2026
Entrée en vigueur : 2 septembre 2026

Cinq régimes par lesquels les entreprises de transport peuvent obtenir des fonds européens pour des véhicules électriques et des bornes de recharge ont été modifiés le même jour, par cinq arrêtés publiés l’un après l’autre. Les arrêtés du ministre des transports et des infrastructures, par intérim, n° 817, 818, 819, 820 et 821 du 1er septembre 2026 ont paru au Journal officiel de la Roumanie n° 739 du 2 septembre 2026. Quatre d’entre eux touchent des régimes dont nous avons déjà parlé, parmi lesquels le régime de 299 millions d’euros pour les bornes de recharge sur autoroutes et routes nationales, relancé le 7 août 2026. Les arrêtés d’aujourd’hui ne remplacent rien intégralement, ils réécrivent des articles.

Les cinq régimes puisent au même porte-monnaie. L’argent vient du Fonds pour la modernisation, un instrument européen créé par l’article 10 quinquies de la directive 2003/87/CE, la directive qui a institué le système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre. Les entreprises européennes qui polluent doivent acheter des quotas pour chaque tonne de dioxyde de carbone émise. Une partie de l’argent tiré de la vente de ces quotas est mise de côté pour dix États membres à revenus plus faibles, dont la Roumanie, afin qu’ils modernisent leur système énergétique et réduisent leurs émissions. Le fonds fonctionne sur la période 2021-2030, et en Roumanie son cadre de gestion est donné par l’ordonnance d’urgence du Gouvernement n° 60/2022. Ce ne sont ni des fonds du budget de l’État, ni des fonds du Plan national de redressement et de résilience.

Le deuxième point commun aux cinq arrêtés, c’est la raison pour laquelle ils paraissent maintenant. Tous les cinq réécrivent l’alinéa (2) de l’article 12 de leur régime, et le texte nouveau dit la même chose dans tous : le règlement (UE) n° 651/2014, l’acte européen qui permet à un État d’accorder des aides sans demander chaque fois l’approbation de la Commission européenne, expire le 31 décembre 2026. Après cette date, le ministère s’engage à aligner le régime sur le règlement qui lui succédera et à demander un nouvel avis du Conseil de la concurrence. S’il ne le fait pas, plus aucun contrat ne peut être conclu après l’expiration de la période transitoire prévue par le règlement, et si l’alignement tarde, la contractualisation se bloque jusqu’à l’adoption de la forme harmonisée.

Le reste des modifications diffère d’un régime à l’autre. Deux arrêtés changent une seule phrase. Un change trois chiffres de taux de change. Deux réécrivent des articles entiers sur qui est éligible, quelle puissance doit avoir une borne et où elle peut être implantée. Pour une entreprise qui prépare son dossier, la différence entre ces catégories, c’est la différence entre une note de bas de page et une refonte du projet.

La même semaine, le ministère des Transports a annoncé une autre mesure pour le secteur : une compensation de 43 bani par litre pour les transporteurs, tant que l’accise sur le gazole reste réduite de 25 %.

Pour le régime jumeau financé lui aussi par le Fonds pour la modernisation, le guide complet du demandeur a été publié par l’arrêté MTI n° 824/2026.

Les effets concrets

Chaque arrêté travaille sur son propre régime. Prenons-les un par un, dans l’ordre du Journal officiel de la Roumanie.

Arrêté n° 817/2026 : le régime « e-DRIVE », pour les flottes des entreprises et le transport de voyageurs

Le régime « e-DRIVE » a été approuvé par l’arrêté MTI n° 2.291/2025, publié au Journal officiel de la Roumanie n° 14 du 13 janvier 2026, et il finance le renouvellement des flottes de véhicules des entreprises, ainsi que les véhicules destinés au transport routier de voyageurs. C’est le seul des cinq qui combine aide d’État et aide de minimis, c’est-à-dire des aides de faible montant, sous le seuil à partir duquel les règles européennes considèrent qu’il n’y a pas de distorsion de concurrence.

L’arrêté n° 817/2026 modifie un seul alinéa, l’article 12 alinéa (2), et lui donne la clause sur l’expiration du règlement européen. Le détail qui compte, c’est que le texte ne parle pas du régime dans son ensemble, mais de « la mesure 2 du présent régime ». L’engagement d’harmonisation et l’interdiction de signer des contrats après la période transitoire ne concernent que cette mesure. L’explication tient à la structure même du régime : la partie de minimis s’appuie sur le règlement (UE) n° 2.831/2023, qui n’expire pas à la fin de 2026 et n’a donc pas besoin de la même clause de sauvegarde. Pour un demandeur, la conclusion pratique est que le blocage de la contractualisation en 2027 ne menace que la composante d’aide d’État, pas celle de minimis.

Rien d’autre ne change pour « e-DRIVE ». Les conditions d’éligibilité, les plafonds et le calendrier restent ceux de la forme antérieure.

Arrêté n° 818/2026 : le régime « e-Mobility RO », bornes sur autoroutes et routes nationales

C’est ici la deuxième intervention par son ampleur, avec six modifications. Le régime a été approuvé par l’arrêté MTI n° 1.319/2025, publié au Journal officiel de la Roumanie n° 766 du 18 août 2025, et son annexe a été intégralement remplacée par l’arrêté MTI n° 746/2026 du 7 août 2026. Le texte modifié aujourd’hui date de trois semaines.

La première modification touche deux définitions de l’article 6 alinéa (1). La lettre t) définit désormais le point de recharge comme celui qui a « une puissance de sortie égale ou supérieure à 22 kW ». En dessous de ce seuil, un point n’est pas compté. La lettre v) redéfinit l’« emplacement » : sur les autoroutes et les voies express, ce sont les aires de services publiques, les stations-service et les postes de carburant, tandis que sur les routes nationales c’est le lieu pour lequel le bénéficiaire apporte la preuve de son droit d’usage. C’est une distinction qui a un effet direct sur le dossier, car sur autoroute on ne peut pas choisir un terrain quelconque.

La deuxième modification réécrit l’article 8 et limite les dépôts : dans chaque procédure concurrentielle, un bénéficiaire potentiel ne peut déposer qu’un seul projet par sous-mesure, ce projet pouvant comprendre un ou plusieurs emplacements. Celui qui prévoyait plusieurs demandes séparées dans le même appel doit les regrouper.

La troisième modification, à l’article 10 alinéa (1) lettre g), rattache la condition de ne pas être une entreprise en difficulté à la définition de l’article 6 alinéa (1) lettre r), au lieu de la répéter.

La quatrième modification est la plus lourde : l’article 11 est entièrement réécrit, avec dix alinéas. L’alinéa (1) énumère treize conditions d’éligibilité, de la lettre a) à la lettre m). La période de mise en œuvre doit se situer entre la date du dépôt et une date d’achèvement qui ne peut pas dépasser le 30 juin 2030, délai répété aussi à la lettre l). Le projet doit se trouver sur le territoire de la Roumanie, comporter une analyse d’opportunité, respecter le principe DNSH, c’est-à-dire la règle européenne « ne pas causer de préjudice important » à l’environnement, et les équipements doivent être neufs et de dernière génération au moment de la demande. La lettre j) limite l’implantation au réseau d’autoroutes, de voies express et de routes nationales principales géré par la Compagnie nationale d’administration des infrastructures routières, la carte des routes éligibles étant annexée au guide du demandeur. La lettre m) exige la preuve d’un accord préalable d’accès délivré par le gestionnaire de la route, obtenu avant le dépôt.

Les alinéas (4) à (7) fixent les seuils de puissance, et c’est là qu’apparaît la véritable nouveauté. Pour les véhicules lourds, un emplacement doit avoir au moins deux points de 350 kW chacun et une puissance totale installée et absorbée d’au moins 3 600 kW sur le réseau routier central RTE-T ou 1 500 kW sur le réseau global. L’alinéa (5) introduit une exception qui n’existait pas : sur les sections de route nationale du réseau RTE-T qui doivent être remplacées par des autoroutes ou des voies express, avec contrat d’exécution signé ou procédure de passation en cours, le seuil descend à 2 800 kW avec deux points de 350 kW sur le réseau central et à 1 400 kW avec un seul point de 350 kW sur le réseau global. Pour les véhicules légers, l’alinéa (6) exige deux points de 150 kW et au minimum 600 kW installés. Chaque point doit avoir au moins un connecteur CCS Combo 2, la norme qui garantit que toute voiture électrique peut s’y recharger.

L’alinéa (2) conserve les deux sous-mesures : la sous-mesure 1 pour l’infrastructure de recharge simple, la sous-mesure 2 pour le projet intégré qui ajoute une production d’énergie renouvelable sur place et du stockage. À la sous-mesure 2, seuls sont éligibles les projets qui comprennent toutes les composantes, et la batterie doit absorber chaque année au moins 75 % de l’énergie produite par l’installation raccordée directement. L’alinéa (8) impose un accès permanent et non discriminatoire, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, y compris pour les tarifs, et les prix appliqués à d’autres utilisateurs que le bénéficiaire doivent être des prix de marché. L’alinéa (10) ajoute une obligation récurrente : un audit énergétique annuel, établi par du personnel agréé par l’Autorité nationale de régulation dans le domaine de l’énergie, pendant toute la période de durabilité du projet.

La sixième modification, à l’article 22 alinéa (4), est celle qui peut bloquer une signature. Le bénéficiaire doit mettre à la disposition du ministère, avant la signature du contrat de financement, l’étude de solution, la fiche de solutions ou l’avis technique de raccordement, actualisé le cas échéant. Le texte est catégorique : « À défaut de présentation de ces documents, le contrat de financement ne peut pas être signé. » L’avis technique de raccordement s’obtient auprès du gestionnaire du réseau de distribution d’électricité et il ne se délivre pas du jour au lendemain.

Arrêté n° 819/2026 : véhicules zéro émission pour le fret, le rail, la mer et le fleuve

Le régime approuvé par l’arrêté MTI n° 756/2025, publié au Journal officiel de la Roumanie n° 723 du 4 août 2025, finance l’acquisition de véhicules zéro émission pour le transport routier et ferroviaire de marchandises et pour le transport maritime et par voies navigables intérieures. C’est le régime de 299 millions d’euros pour les camions, les locomotives, les navires et les barges, avec un plafond de 18 millions d’euros par entreprise.

L’arrêté n° 819/2026 apporte une seule modification, à l’article 12 alinéa (2), et lui donne la même clause sur l’expiration du règlement (UE) n° 651/2014. Il ne touche ni au budget, ni aux sous-mesures, ni aux conditions d’éligibilité. C’est la deuxième intervention sur ce régime en moins de deux semaines, après l’arrêté n° 794/2026 du 25 août 2026, qui avait changé le taux de conversion.

Arrêté n° 820/2026 : engins peu performants du transport maritime et aérien

Le régime approuvé par l’arrêté MTI n° 755/2025, publié au Journal officiel de la Roumanie n° 716 du 1er août 2025, finance le remplacement des engins et des équipements trop gourmands en énergie du transport maritime et aérien par des équipements zéro émission, ainsi que les véhicules qui assurent les services annexes au transport ferroviaire et maritime. Il s’agit des grues portuaires, des chariots élévateurs, des tracteurs de piste, de tout ce qui déplace la marchandise dans un port ou sur l’aire d’un aéroport.

L’arrêté n° 820/2026 apporte quatre modifications, dont trois sont la même chose répétée : le changement du mois de référence du taux InforEuro, de juillet 2025 à juin 2026. Le taux InforEuro est le taux de change mensuel publié par la Commission européenne pour la conversion des sommes en euros dans les monnaies nationales, au sein des programmes financés par l’Union.

  • Article 11 alinéa (1) lettre l) : la valeur de l’aide demandée ne dépasse pas 30 millions d’euros par entreprise, équivalent en lei au taux de juin 2026. Le montant en euros reste le même.
  • Article 13 alinéa (1) : le budget du régime reste de 299 000 000 euros, sommes non remboursables issues du Fonds pour la modernisation, allouées par plusieurs procédures concurrentielles successives jusqu’à épuisement, mais l’équivalent en lei se calcule au taux de juin 2026.
  • Article 16 alinéa (1) : la valeur de l’aide ne peut pas dépasser 30 000 000 euros par bénéficiaire, équivalent en lei au taux de juin 2026.

La quatrième modification est la clause sur le règlement (UE) n° 651/2014, à l’article 12 alinéa (2).

L’effet pratique est limité, mais il n’est pas nul. Tout budget de projet calculé en lei sur le taux de juillet 2025 doit être refait. L’arrêté n’indique pas la valeur du taux de juin 2026, le demandeur doit donc aller la chercher lui-même sur le site de la Commission européenne.

Arrêté n° 821/2026 : le régime « e-MOVE RO », bornes hors du réseau de la CNAIR

C’est l’intervention la plus consistante. Le régime a été approuvé par l’arrêté MTI n° 1.318/2025, publié au Journal officiel de la Roumanie n° 789 du 25 août 2025, et son annexe a été intégralement remplacée par l’arrêté MTI n° 755/2026 du 10 août 2026, avec un budget de 262 millions d’euros. « e-MOVE RO » finance les bornes situées hors du réseau géré par la CNAIR : en ville, dans les parcs logistiques, dans les sièges d’entreprise, dans les aéroports. L’arrêté n° 821 ne fait pas que modifier, il complète aussi, avec six interventions.

La première réécrit l’article 2 alinéa (3) et redéfinit le terrain de jeu : le régime s’adresse à l’infrastructure installée « sur les routes de Roumanie, autres que celles du réseau national d’autoroutes, de voies express et de routes nationales RTE-T géré par la Compagnie nationale d’administration des infrastructures routières ».

La deuxième ajoute deux définitions nouvelles à l’article 6. La lettre ț) reprend le seuil de 22 kW pour le point de recharge, comme à « e-Mobility RO ». La lettre u) définit pour la première fois l’infrastructure qui n’est pas accessible au public : celle utilisée principalement par le bénéficiaire et, le cas échéant, par ses salariés, par ses prestataires externes ou par ses fournisseurs, sans être mise à la disposition du grand public. Cette définition compte, parce que le régime finance aussi des bornes de flotte, et pas seulement des bornes publiques.

La troisième réécrit intégralement l’article 11, avec six alinéas. L’alinéa (1) énumère seize conditions, de a) à p). Le délai d’achèvement reste le 30 juin 2030, aux lettres e) et n). La lettre o) fixe le plafond : la valeur de l’aide demandée ne dépasse pas 25 millions d’euros par entreprise pour l’ensemble des sessions d’appel d’offres concurrentiel, donc en cumul, et non par session. La lettre k) dit que l’infrastructure ne doit pas se trouver sur le réseau d’autoroutes, de voies express et de routes nationales RTE-T géré par la CNAIR. La lettre l) déclare éligible l’infrastructure située dans le périmètre des aéroports, quelle que soit son implantation sur le réseau de la CNAIR ou sa distance par rapport à la sortie de route RTE-T la plus proche.

L’alinéa (2) réorganise les trois sous-mesures. La sous-mesure 1 finance l’infrastructure de recharge, pour la flotte propre, pour le public ou pour les deux, y compris les travaux de raccordement et l’installation d’utilisation. La sous-mesure 2 ajoute la production d’énergie renouvelable sur place et le stockage, pour l’infrastructure de flotte, avec une limite : la capacité de l’installation de production ne doit pas dépasser la puissance maximale utile nominale de l’infrastructure de recharge à laquelle elle est raccordée. La sous-mesure 3 fait la même chose pour l’infrastructure accessible au public, mais avec une limite plus large : la capacité de production peut dépasser de 40 % au plus la puissance maximale utile nominale de l’infrastructure. Dans les deux cas, la composante de stockage doit absorber chaque année au moins 75 % de l’énergie produite.

Toujours à l’alinéa (2), la lettre d) conserve la règle applicable aux aéroports : les sous-mesures 1 et 2 couvrent aussi l’acquisition d’unités électriques d’alimentation au sol pour aéronefs, connues sous l’abréviation GPU, et pour chaque unité électrique acquise le demandeur a l’obligation de mettre au rebut une unité à moteur thermique, dans un délai de 60 jours à compter de la mise en service de la nouvelle.

L’alinéa (3) fixe les exigences minimales pour les bornes publiques : au moins deux points de 150 kW en courant continu et au moins un de 350 kW de forte puissance, là où l’analyse d’opportunité le justifie, avec prise en charge de la recharge intelligente et acceptation des instruments de paiement largement utilisés dans l’Union, y compris le paiement électronique au terminal. L’alinéa (4) impose l’accès 24 heures sur 24 et les tarifs de marché. L’alinéa (5) exige que, dans les stations mixtes, les points destinés exclusivement à la flotte propre soient distinctement identifiés dans l’analyse d’opportunité et n’aient pas d’instruments de paiement. L’alinéa (6) ajoute l’audit énergétique annuel pendant toute la période de durabilité.

La quatrième intervention est la clause sur le règlement (UE) n° 651/2014, à l’article 12 alinéa (2). La cinquième réécrit l’article 18 alinéa (2) lettre c), la liste des dépenses éligibles à la sous-mesure 3, et précise que sont inclus les coûts des travaux qui restent la propriété du bénéficiaire pour l’installation de raccordement et pour l’installation d’utilisation. La formulation a une conséquence budgétaire : les travaux de raccordement qui deviennent la propriété du gestionnaire du réseau de distribution n’entrent pas dans la dépense éligible.

La sixième modifie la formule de notation de l’annexe du régime, à la section « Pour la sous-mesure 3 », point 1. Le texte nouveau dit que la composante d’installation de l’infrastructure de recharge représente 100 % du total des critères de sélection, et que le départage se fait sur l’aide demandée rapportée à la puissance installée, en euros par kilowatt. Celui qui demande le moins reçoit 100 points, celui qui demande le plus reçoit zéro, et le reste s’interpole linéairement. Selon la formule publiée, avec A l’aide la plus faible demandée par kW, B la plus élevée et X l’offre évaluée, la note est 100 multiplié par le rapport entre X moins B et A moins B. Pour X égal à A le résultat est 100, pour X égal à B le résultat est zéro. La formule se boucle correctement. Une seconde paire de guides du Fonds pour la modernisation a suivi en septembre 2026, pour les entités publiques et non pour les transports : 650 millions d’euros pour des panneaux et du stockage dans les mairies, les écoles et les hôpitaux.

Ce qui change par rapport à la situation antérieure

Le taux de conversion du régime maritime et aérien. Dans sa forme du 1er août 2025, l’article 13 alinéa (1) du régime approuvé par l’arrêté n° 755/2025 fixait la conversion du budget de 299 000 000 euros au taux InforEuro du mois de juillet 2025, et l’article 16 alinéa (1) utilisait le même repère pour le plafond de 30 000 000 euros par bénéficiaire. Les montants en euros restent inchangés. Seul change le mois de référence, qui devient juin 2026. C’est la même opération que le ministère avait faite le 25 août 2026 sur le régime jumeau pour les camions et les navires, par l’arrêté n° 794/2026.

La zone d’exclusion de 3 kilomètres disparaît d’« e-MOVE RO ». Dans la forme entrée en vigueur le 10 août 2026, le régime interdisait l’implantation des bornes non seulement sur les routes gérées par la CNAIR, mais aussi à moins de 3 kilomètres par la route de la sortie d’autoroute ou de voie express la plus proche, à l’exception des aéroports. L’article 11 réécrit aujourd’hui ne contient plus cette distance. La lettre k) se limite à l’interdiction d’implantation sur le réseau RTE-T géré par la CNAIR. Pour un opérateur, cela ouvre exactement les emplacements commerciaux des nœuds routiers, qui étaient jusqu’ici interdits.

Ce qui tombe sous l’interdiction change aussi. La forme antérieure excluait les routes nationales principales gérées par la CNAIR. La forme nouvelle exclut les routes nationales RTE-T gérées par la CNAIR. Ce n’est pas la même chose : une route nationale principale qui n’est pas sur le réseau RTE-T sort désormais de l’interdiction.

Le poids de la composante d’énergie renouvelable dans la notation. Dans la forme du 10 août 2026, à la sous-mesure 3, la note finale se calculait comme la moyenne des notes obtenues sur les deux composantes du projet, l’infrastructure de recharge et l’énergie renouvelable. Le point 1 modifié aujourd’hui dit que la composante d’installation de l’infrastructure représente 100 % des critères de sélection. L’arrêté ne dit pas ce qu’il advient de la composante d’énergie renouvelable dans la nouvelle pondération.

Apparaît l’exception de puissance pour les routes en chantier. Les seuils d’« e-Mobility RO » étaient de 3 600 kW sur le réseau central RTE-T et de 1 500 kW sur le réseau global, sans nuances. L’alinéa (5) nouveau introduit une catégorie intermédiaire : les sections de route nationale qui doivent être remplacées par des autoroutes ou des voies express, là où il existe déjà un contrat d’exécution signé ou une procédure de passation en cours. Les seuils y descendent à 2 800 kW et 1 400 kW.

Le nombre de demandes par appel est limité à « e-Mobility RO ». L’article 8 réécrit permet un seul projet par sous-mesure dans chaque procédure concurrentielle, avec un ou plusieurs emplacements dans le même projet.

Rien ne change pour les demandes déjà déposées. Aucun des cinq arrêtés ne contient de dispositions transitoires. Il n’existe aucun article disant ce qu’il advient des demandes en cours d’évaluation, des contrats signés ou des projets en cours de mise en œuvre. Tous les cinq se terminent par la formule standard, « le présent arrêté est publié au Journal officiel de la Roumanie, Partie I », sans date différée, ils s’appliquent donc à partir du 2 septembre 2026. La règle habituelle dans les procédures concurrentielles veut que l’évaluation se fasse selon les conditions en vigueur à la date du dépôt, mais les régimes le disent dans le guide du demandeur, pas dans ces arrêtés.

Avantages et inconvénients

Ce que cela améliore

  • L’exception de 2 800 kW et de 1 400 kW ouvre le financement sur des sections de route nationale où personne n’aurait investi dans 3 600 kW en sachant que la route doit être remplacée par une autoroute.
  • La levée de la zone d’exclusion de 3 kilomètres à « e-MOVE RO » libère les emplacements commerciaux voisins des nœuds routiers, précisément là où le trafic justifie une station.
  • La définition de l’infrastructure non accessible au public, nouvelle à « e-MOVE RO », lève l’ambiguïté sur les bornes de flotte et leur donne une base de financement claire.
  • La règle d’un seul projet par sous-mesure à « e-Mobility RO » simplifie l’évaluation et empêche une entreprise de bloquer une session avec dix demandes parallèles.
  • Les montants en euros ne changent nulle part. Aucun régime ne perd de budget et aucun plafond ne baisse, un dossier déjà construit sur le fond reste donc valable.
  • L’obligation de présenter l’avis technique de raccordement avant la signature du contrat élimine les projets qui ne peuvent pas se raccorder au réseau, une cause fréquente d’échec en phase de mise en œuvre.

Ce qui reste problématique

  • Les cinq régimes lient leur avenir à un règlement européen qui expire 120 jours après la publication, et aucun arrêté ne dit combien de temps dure la période transitoire à laquelle il se réfère.
  • L’audit énergétique annuel, exigé désormais aux deux régimes de bornes pendant toute la période de durabilité, est un coût récurrent qui n’apparaît pas dans le budget du projet.
  • Aucune disposition transitoire. Une entreprise dont le dossier est en évaluation n’apprend pas du texte si elle est jugée selon les règles anciennes ou selon les nouvelles.
  • Le taux InforEuro de juin 2026 n’est écrit nulle part dans l’arrêté n° 820/2026, chaque demandeur va donc le chercher seul et assume le risque d’une erreur de conversion.
  • L’avis technique de raccordement exigé avant la signature dépend du gestionnaire de réseau de distribution, pas du demandeur, et l’arrêté ne prévoit aucun délai pour son obtention.
  • À « e-MOVE RO », la modification de la notation à la sous-mesure 3 laisse la composante d’énergie renouvelable sans poids déclaré, alors qu’elle reste obligatoire dans le projet.

Conseils pratiques

  1. Si vous préparez un projet sur « e-Mobility RO », demandez l’avis technique de raccordement au gestionnaire du réseau de distribution dès que vous avez l’emplacement, et non après avoir remporté l’appel d’offres. L’article 22 alinéa (4) bloque la signature du contrat sans lui, et la procédure de raccordement a ses propres délais, qui ne dépendent pas de vous.
  2. Recalculez en lei tout budget construit sur le taux InforEuro de juillet 2025, si vous travaillez sur le régime du transport maritime et aérien. Le montant en euros n’a pas changé, mais l’équivalent en lei si, et c’est lui qui décide si vous tenez dans le plafond de 30 millions.
  3. Vérifiez si l’emplacement visé pour une borne « e-MOVE RO » n’était exclu que par la règle des 3 kilomètres. Si c’est le cas, il est redevenu éligible depuis le 2 septembre 2026 et mérite d’être réintroduit dans l’analyse.
  4. Comptez les points de recharge en appliquant le seuil de 22 kW. En dessous de cette puissance, un point n’est comptabilisé dans aucun régime, une station avec beaucoup de prises lentes ne vous rapproche donc pas des seuils de puissance exigés.
  5. Si vous visez une section de route nationale du réseau RTE-T, vérifiez auprès de la CNAIR si elle doit être remplacée par une autoroute ou une voie express, avec contrat signé ou appel d’offres en cours. Si oui, votre seuil descend à 2 800 ou à 1 400 kW.
  6. Regroupez vos demandes avant de les déposer sur « e-Mobility RO ». Un seul projet par sous-mesure dans une procédure, mais le projet peut comprendre plusieurs emplacements, la bonne stratégie est donc un dossier de portefeuille, et non plusieurs petits dossiers.
  7. Budgétez l’audit énergétique annuel pour toute la période de durabilité, aux deux régimes de bornes. C’est une dépense d’exploitation que vous portez seul, des années durant après l’achèvement de l’investissement.
  8. Dimensionnez l’installation photovoltaïque selon la sous-mesure que vous choisissez à « e-MOVE RO ». À la sous-mesure 2, vous ne pouvez pas dépasser la puissance maximale utile nominale de la station ; à la sous-mesure 3, vous pouvez la dépasser de 40 % au plus.
  9. Si vous achetez des unités électriques d’alimentation au sol pour aéronefs, planifiez la mise au rebut des unités à moteur thermique dans les 60 jours suivant la mise en service de chaque unité nouvelle. Le délai court à compter de la mise en service, et non de l’achèvement du projet.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le Fonds pour la modernisation et d’où vient l’argent ?
C’est un instrument financier européen créé par l’article 10 quinquies de la directive 2003/87/CE, qui soutient dix États membres à revenus plus faibles, dont la Roumanie, sur la période 2021-2030. L’argent provient de la vente des quotas d’émission de gaz à effet de serre, que les entreprises polluantes de l’Union doivent acheter pour chaque tonne de dioxyde de carbone émise. Ce ne sont pas des fonds du budget de l’État et il ne faut pas les confondre avec le Plan national de redressement et de résilience. En Roumanie, le cadre de gestion est fixé par l’ordonnance d’urgence du Gouvernement n° 60/2022.
Pourquoi cinq arrêtés le même jour ?
Parce que les cinq régimes s’appuient tous sur le règlement (UE) n° 651/2014, qui expire le 31 décembre 2026. Chaque arrêté introduit dans son régime la même clause par laquelle le ministère s’engage à aligner le régime sur le règlement suivant et à demander un nouvel avis du Conseil de la concurrence. Les rapports d’approbation datent tous du 25 août 2026, et les arrêtés ont été signés le même jour, le 1er septembre 2026.
Quelque chose change-t-il pour les demandes de financement déjà déposées ?
Aucun des cinq arrêtés ne contient de dispositions transitoires et aucun ne dit ce qu’il advient des demandes en cours d’évaluation ou des contrats signés. Les textes entrent en vigueur à la publication, c’est-à-dire le 2 septembre 2026. La règle usuelle dans les procédures concurrentielles veut que s’appliquent les conditions de l’appel au titre duquel le dossier a été déposé, mais elle doit se lire dans le guide du demandeur, parce que ces arrêtés ne la reprennent pas.
Jusqu’à quand un projet doit-il être achevé ?
La date limite de mise en œuvre est le 30 juin 2030, aussi bien à « e-Mobility RO » qu’à « e-MOVE RO », et elle est répétée deux fois dans chacun des deux articles 11 réécrits. La période d’éligibilité des dépenses court à compter de la date de dépôt de la demande dans la procédure concurrentielle et ne peut pas dépasser cette date.
Combien une entreprise peut-elle recevoir de chaque régime ?
Pour le régime des engins du transport maritime et aérien, le plafond reste de 30 millions d’euros, converti en lei au taux InforEuro de juin 2026. À « e-MOVE RO », le plafond est de 25 millions d’euros par entreprise, en cumul sur toutes les sessions d’appel d’offres. À « e-Mobility RO » et à « e-DRIVE », les arrêtés publiés aujourd’hui ne touchent pas aux plafonds.
Que signifie qu’un point de recharge doit avoir au moins 22 kW ?
C’est le seuil en dessous duquel un point n’est pas pris en compte dans le calcul de la puissance installée de la station. La définition a été introduite dans les deux régimes de bornes, à « e-Mobility RO » par la modification de la lettre t) de l’article 6 et à « e-MOVE RO » par l’ajout de la lettre ț). Les prises lentes de moins de 22 kW peuvent exister physiquement, mais elles ne contribuent pas à l’atteinte des seuils de puissance exigés.
Qu’est-ce que le taux InforEuro et pourquoi le changement de mois compte-t-il ?
C’est le taux de change mensuel publié par la Commission européenne pour la conversion des sommes en euros dans les monnaies nationales, au sein des programmes financés par des fonds européens. L’arrêté n° 820/2026 déplace le repère de juillet 2025 à juin 2026 pour le budget et pour le plafond par bénéficiaire. Le montant en euros ne change pas, mais l’équivalent en lei si, et c’est lui qui se compare au budget de votre projet.
L’interdiction d’installer des bornes « e-MOVE RO » près des sorties d’autoroute existe-t-elle encore ?
L’article 11 réécrit ne la contient plus. La lettre k) se limite à l’interdiction d’implantation sur le réseau d’autoroutes, de voies express et de routes nationales RTE-T géré par la CNAIR, sans aucune distance. Dans la forme antérieure, il existait une zone d’exclusion de 3 kilomètres par la route par rapport à la sortie d’autoroute ou de voie express la plus proche.
Que se passe-t-il si les régimes ne sont pas alignés sur le nouveau règlement européen ?
Le texte introduit dans les cinq régimes dit que, si l’alignement n’est pas fait, plus aucun contrat ne peut être conclu après l’expiration de la période transitoire prévue par le règlement. Et si l’alignement tarde au-delà de cette période, entre son expiration et l’adoption de la forme harmonisée, plus aucun contrat ne peut être signé et plus aucune aide ne peut être accordée. Les arrêtés ne disent pas combien de temps dure la période transitoire.
Puis-je déposer le même projet aux deux régimes de bornes ?
Non, parce qu’ils se délimitent par l’implantation. « e-Mobility RO » finance des bornes sur les autoroutes, les voies express et les routes nationales principales gérées par la CNAIR, tandis qu’« e-MOVE RO » finance des bornes qui ne se trouvent pas sur le réseau d’autoroutes, de voies express et de routes nationales RTE-T géré par la CNAIR. Les deux formulations ne sont toutefois pas parfaitement complémentaires, et la zone de recouvrement est discutée plus bas, dans l’analyse.

Erreurs et incohérences dans le texte publié

  • Arrêté n° 821/2026, article 11 alinéa (1) lettre l) : une exception à une règle qui n’existe plus. La lettre l) déclare éligible l’infrastructure située dans le périmètre des aéroports « indépendamment de son implantation sur le réseau de la Compagnie nationale d’administration des infrastructures routières ou de sa distance par rapport à la sortie la plus proche d’une route RTE-T ». L’exception n’a de sens que s’il existe quelque part dans l’article une condition de distance par rapport aux sorties RTE-T. La lettre k), qui pose l’interdiction d’implantation, ne contient plus aucune distance, et l’article 2 alinéa (3), modifié par le même arrêté, non plus. Deux lectures en découlent. La première : la condition de distance a été supprimée, et la lettre l) est un reste non coupé, l’exception pour les aéroports n’ajoute donc rien. La seconde : la condition de distance survit quelque part dans le régime et continue de s’appliquer à tous les autres emplacements, les aéroports en étant exceptés. Un opérateur qui envisage un emplacement à deux kilomètres d’une sortie d’autoroute ne peut pas établir, à partir du texte publié, s’il est éligible ou non, et la différence décide s’il dépose ou non son dossier.
  • Arrêté n° 820/2026, article 11 alinéa (1) lettre l) face à l’article 16 alinéa (1) : le même plafond, deux unités de référence différentes. Les deux textes sont réécrits par le même arrêté, le même jour, et tous deux fixent 30 millions d’euros. La lettre l) dit « par entreprise », l’article 16 dit « par bénéficiaire ». En droit des aides d’État, l’entreprise est l’unité économique unique, elle inclut donc les sociétés liées entre elles, tandis que le bénéficiaire est le signataire du contrat de financement. Pour un groupe de trois sociétés liées qui déposent séparément, la première lecture donne un plafond commun de 30 millions, la seconde donne 30 millions pour chacune, soit 90. Comme la lettre l) est une condition d’éligibilité vérifiée au dépôt, tandis que l’article 16 est la règle de calcul de l’aide, les mêmes trois dossiers peuvent passer un test et échouer à l’autre.

Analyse de la rédaction

Le plus instructif dans ce paquet n’est pas ce qui a changé, mais le rapport entre deux délais que les arrêtés placent côte à côte sans jamais les comparer. Les projets financés par ces régimes ont un délai de mise en œuvre qui court jusqu’au 30 juin 2030, c’est-à-dire 1 397 jours à compter de la publication. La base européenne qui permet de signer les contrats, le règlement (UE) n° 651/2014, expire le 31 décembre 2026, c’est-à-dire 120 jours après la publication. Le rapport est de près de douze pour un. Le ministère demande au bénéficiaire de planifier quatre ans d’exécution sur une base légale à laquelle il reste quatre mois de vie, et la clause introduite dans les cinq régimes ne règle pas cela, elle ne fait que le décrire : si l’alignement n’est pas fait, la contractualisation s’arrête. Aucun des cinq arrêtés ne dit combien de temps dure la période transitoire dont tout dépend, alors qu’elle est mentionnée trois fois dans chaque texte.

La deuxième chose qui ne se voit pas en lisant les actes de bout en bout, c’est à quel point l’exception de puissance de l’arrêté n° 818/2026 taille inégalement. Sur le réseau central RTE-T, le seuil descend de 3 600 à 2 800 kW, soit une réduction de 22,2 %, mais l’exigence de deux points de 350 kW chacun demeure. Sur le réseau global, le seuil descend de 1 500 à 1 400 kW, soit seulement 6,7 %, mais le nombre de points de 350 kW obligatoires passe de deux à un. Autrement dit, sur le réseau central on relâche la puissance totale et on garde l’équipement, sur le réseau global on garde presque toute la puissance et on divise l’équipement par deux. Un investisseur sur le réseau global peut atteindre 1 400 kW avec un seul point rapide et un ensemble de points plus lents, si chacun dépasse 22 kW, ce qui donne une station qualitativement différente de celle qu’imagine l’alinéa (4). L’arrêté n’explique pas pourquoi les deux réseaux reçoivent des assouplissements construits sur des logiques opposées.

Troisièmement : les deux régimes de bornes ne se délimitent plus proprement. L’arrêté n° 818/2026 laisse à « e-Mobility RO » l’implantation sur les « routes nationales principales gérées par » la CNAIR, tandis que l’arrêté n° 821/2026 n’exclut d’« e-MOVE RO » que les « routes nationales RTE-T gérées par » la CNAIR. Une route nationale principale gérée par la CNAIR qui n’est pas sur le réseau RTE-T entre, selon des textes publiés le même jour, dans le champ des deux régimes. Jusqu’au 2 septembre 2026 la délimitation était plus stricte, parce qu’« e-MOVE RO » excluait les routes nationales principales de la CNAIR et, en plus, un rayon de 3 kilomètres autour des sorties d’autoroute. Ce n’est pas une erreur de rédaction dans un acte, mais un effet de la combinaison de deux actes, et c’est le genre de recouvrement qui ne se règle que dans les guides du demandeur, c’est-à-dire trop tard pour qui choisit son emplacement maintenant.

Il faut dire aussi ce qui est propre. La formule de notation de l’annexe d’« e-MOVE RO » est une interpolation linéaire correcte, vérifiable au crayon, et sa réécriture n’introduit aucune ambiguïté mathématique. L’arrêté n° 820/2026 est une opération d’entretien techniquement impeccable : il change trois références de taux de change et ne touche à aucun montant. Et l’arrêté n° 817/2026 fait exactement la bonne distinction, en limitant la clause d’harmonisation à la mesure 2, c’est-à-dire à la partie d’aide d’État, parce que la partie de minimis s’appuie sur un autre règlement, qui n’expire pas en 2026. Ce sont des signes que les textes ont été lus, et pas seulement copiés.

Reste une observation de continuité. Le 7 août 2026, quand nous avons écrit sur la relance du régime « e-Mobility RO », nous avons signalé que l’article 12 alinéa (3) de l’annexe renvoie à une condition suspensive que l’alinéa (2) n’institue pas, ce qui rend impossible d’établir ce qui doit se produire pour que le ministère puisse ouvrir une session en 2027. L’arrêté n° 818/2026 réécrit précisément l’alinéa (2), trois semaines plus tard. Le texte nouveau contient un engagement et une interdiction, mais aucune condition suspensive. Le renvoi de l’alinéa (3) reste donc, lui aussi, sans objet.

Aux cinq dispositifs modifiés ici s’ajoute un sixième, également pour les transports : l’arrêté 822/2026, avec 150 millions d’euros pour l’efficacité énergétique des ports, au titre du Programme Transport 2021-2027.

Ce qui devrait changer

  • Écrivez dans le régime la durée de la période transitoire. Les cinq textes conditionnent la contractualisation à une période qu’ils ne chiffrent pas. Une seule phrase avec la durée et la date limite qui en résulte transformerait une incertitude en calendrier et permettrait à une entreprise de savoir s’il vaut la peine de commencer à préparer un dossier en 2027.
  • Alignez l’unité du plafond dans l’arrêté n° 820/2026. Utilisez « par entreprise » aux deux endroits, avec renvoi à la définition du régime, et dites explicitement si le plafond est cumulé sur toutes les procédures concurrentielles, comme le fait « e-MOVE RO » à la lettre o). Sans cela, un groupe de sociétés liées ne sait pas s’il a un plafond ou trois, et l’évaluateur n’a rien sur quoi fonder un rejet.
  • Nettoyez la lettre l) de l’article 11 du régime « e-MOVE RO » ou réintroduisez la règle de distance. Si la zone de 3 kilomètres a été supprimée intentionnellement, l’exception pour les aéroports doit être réécrite sans le renvoi à la distance. Si elle a été supprimée par erreur, la règle doit être remise à la lettre k). L’une ou l’autre solution vaut mieux que le texte actuel, qui suggère les deux à la fois.
  • Réparez le renvoi de l’article 12 alinéa (3) du régime « e-Mobility RO ». Ou bien la condition suspensive est instituée explicitement à l’alinéa (2), ou bien l’alinéa (3) doit renvoyer à autre chose. Sinon, le lancement des sessions de 2027 et de 2028 tient à une norme qui n’existe pas.
  • Délimitez les deux régimes de bornes par un critère unique. Soit tous deux parlent de routes nationales principales, soit tous deux de routes nationales RTE-T. La formulation croisée d’aujourd’hui laisse une catégorie de routes dans les deux régimes, et aucun texte ne dit ce qui se passe si le même emplacement est déposé dans les deux procédures.
  • Publiez la valeur du taux InforEuro utilisé, une fois, dans un acte du ministère. L’arrêté n° 820/2026 oblige à une conversion qu’il ne fournit pas. Une annexe avec le taux de juin 2026 et les plafonds déjà convertis en lei mettrait hors de discussion toute une catégorie d’erreurs de dossier.
  • Dites quel poids a la composante d’énergie renouvelable à la sous-mesure 3 d’« e-MOVE RO ». Le point 1 modifié donne 100 % à la composante de recharge, et le projet reste tenu de comporter aussi de la production et du stockage. Si ces composantes ne sont pas notées, il faut le dire, sinon un demandeur n’a aucun moyen d’optimiser son offre.

Texte original de l’acte normatif

Le texte ci-dessous est reproduit en roumain, la forme officielle de publication.

Le texte intégral, tel que publié au Journal officiel de la Roumanie

Journal officiel de la Roumanie n° 739 du 2 septembre 2026 16 pages PDF, 119 KB l'acte commence à la page 5

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Cet article a un caractère purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Pour des situations concrètes, consultez un avocat ou un conseiller fiscal agréé.