L’essentiel
- Pour la Roumanie, rien n’a changé. Les 41 départements et la zone de la ville de Bucarest restent en zone réglementée III, le degré le plus sévère des trois. La liste est identique, position par position et dans le même ordre, à celle du règlement d’il y a six jours. La seule différence entre les deux textes est un trait d’union ajouté à Bistrița-Năsăud.
- La Lituanie est sortie entièrement du degré le plus dur. La partie III de la liste est passée de neuf à huit États membres, et l’Italie en a retiré toutes les communes du Piémont et une de Ligurie. La Roumanie est restée à la première position, seul État inscrit avec la totalité de son territoire.
- Les règles que supporte un éleveur roumain sont les mêmes. Les porcs vivants ne peuvent pas partir dans un autre pays, la viande fraîche reçoit une marque de salubrité portant deux lignes diagonales de plus et ne circule qu’à l’intérieur de la Roumanie, et le vétérinaire officiel doit passer à l’exploitation au moins une fois par trimestre.
Publié : Journal officiel de l’Union européenne, série L, 2026/2135 du 21 septembre 2026
Entrée en vigueur : 22 septembre 2026, le jour suivant la publication, ainsi que le prévoit l’article 3 du règlement
La Commission européenne a de nouveau remplacé, intégralement, les deux annexes qui composent la carte européenne de la peste porcine africaine. C’est la deuxième réécriture complète en six jours, après celle publiée le 15 septembre 2026, qui laissait toute la Roumanie en zone réglementée III. La comparaison des deux textes, faite position par position, ne montre qu’une seule chose de changée pour la Roumanie : un trait d’union, dans le nom du département de Bistrița-Năsăud.
Le nouvel acte s’appelle règlement d’exécution (UE) 2026/2135, il a été adopté à Bruxelles le 18 septembre 2026 et publié le 21 septembre 2026. L’article 1er dispose que les annexes I et II du règlement (UE) 2023/594 sont remplacées par le texte de l’annexe du nouveau règlement : rien n’est donc modifié ponctuellement, les anciennes listes disparaissent et d’autres prennent leur place, sur 78 pages. L’article 2 abroge la décision d’exécution (UE) 2026/1973, les mesures d’urgence prises pour l’Italie le 1er septembre 2026, et l’article 3 fixe l’entrée en vigueur au jour suivant la publication, soit le 22 septembre 2026.
Les changements de fond concernent trois États membres. En Pologne, un foyer chez des porcins détenus en exploitation dans la région de Lubelskie a fait passer la zone touchée de la zone II à la zone III, et deux foyers chez des porcins sauvages, en Kujawsko-Pomorskie et en Podkarpackie, ont fait passer les zones concernées de la zone I à la zone II. En sens inverse, l’Italie et la Lituanie ont descendu d’un degré : la partie de la région du Piémont qui figurait en zone III est passée en zone II, de même qu’une zone de la région de Šiauliai en Lituanie, dans les deux cas parce qu’aucun foyer n’est plus apparu chez les porcins détenus au cours des trois derniers mois. Séparément, un foyer chez des porcins sauvages confirmé le 27 août 2026 dans la région du Latium a conduit à l’inscription d’une zone infectée autour de Rome, dans la partie A de l’annexe II, avec une échéance au 30 novembre 2026.
Le nom de la Roumanie n’apparaît qu’une seule fois dans les 82 pages de l’acte, dans la partie III de l’annexe I, à la position 1. Aucune surface du pays ne figure dans la partie I ni dans la partie II, c’est-à-dire dans les degrés plus cléments. La liste compte 42 positions, la zone de la ville de Bucarest et les 41 départements, dans l’ordre de l’acte : Constanța, Satu Mare, Tulcea, Bacău, Bihor, Bistrița-Năsăud, Brăila, Buzău, Călărași, Dâmbovița, Galați, Giurgiu, Ialomița, Ilfov, Prahova, Sălaj, Suceava, Vaslui, Vrancea, Teleorman, Mehedinți, Gorj, Argeș, Olt, Dolj, Arad, Timiș, Covasna, Brașov, Botoșani, Vâlcea, Iași, Hunedoara, Alba, Sibiu, Caraș-Severin, Neamț, Harghita, Mureș, Cluj et Maramureș.
Le reste de la partie III se présente autrement. La Bulgarie, la Croatie, la Grèce, l’Italie, la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie y sont inscrites avec des communes, des localités, des districts ou des unités de gestion du gibier, parfois avec des moitiés de village délimitées par une route ou par une rivière. La Roumanie est la seule à être listée avec des unités administratives entières, d’un bout à l’autre du pays.
Les effets concrets
Le régime de la zone réglementée III est celui du règlement (UE) 2023/594, et l’acte du 21 septembre 2026 n’y touche pas : il n’en réécrit que la carte. Le point de départ est l’article 9, paragraphe 1, qui interdit les mouvements d’envois de porcins détenus à l’intérieur des zones réglementées I, II et III et en dehors de celles-ci. L’interdiction est générale, et tout ce qui suit est une série de dérogations que l’autorité sanitaire vétérinaire peut accorder. L’éleveur n’y a pas droit.
Pour une exploitation située dans un département roumain, trois dérogations sont utiles. L’article 28, paragraphe 1, permet de déplacer les animaux vers un établissement du même maillon de production, mais uniquement dans des situations exceptionnelles de bien-être animal et uniquement vers une zone II ou, à défaut, vers une zone I du même pays. Comme la Roumanie n’a ni zone I, ni zone II, cette variante reste théorique ; ce qui tient debout, c’est le paragraphe 2, qui permet le déplacement vers un autre établissement situé à l’intérieur de la même zone III. L’article 29 permet de sortir les porcs de la zone III en vue d’un abattage immédiat, si les abattoirs désignés de la zone ne suffisent pas ou n’existent pas, vers l’abattoir désigné le plus proche du même pays, à condition que les animaux soient tenus à l’écart et abattus soit lors d’une journée qui leur est réservée, soit en fin de programme, et que l’abattoir soit nettoyé et désinfecté avant de reprendre l’abattage d’autres porcs. L’article 30 permet le trajet court, vers un abattoir désigné situé à l’intérieur de la même zone III.
Pour la viande, la règle de base est l’article 12, paragraphe 1 : les viandes fraîches et les produits à base de viande obtenus à partir de porcins des zones II et III ne peuvent pas sortir de ces zones. La dérogation qui compte en Roumanie est l’article 43. Il permet la circulation de la viande depuis une zone III vers d’autres zones ou en dehors de celles-ci, mais uniquement sur le territoire du même État membre, uniquement si les animaux ont été abattus dans la même zone III ou sortis en vue de l’abattage conformément à l’article 29, uniquement si l’établissement de transformation est désigné conformément à l’article 44, paragraphe 1, et uniquement si le produit est marqué conformément à l’article 47. La marque est la marque habituelle de salubrité ou d’identification, à laquelle s’ajoutent deux lignes diagonales parallèles. En pratique, la viande circule dans toute la Roumanie, mais elle sort de l’abattoir avec un signe qui lui ferme la frontière.
Le troisième effet se voit dans le calendrier de l’exploitation. L’article 16, paragraphe 1, point a), exige des visites du vétérinaire officiel au moins une fois par trimestre en zone réglementée III, contre au moins deux fois par an, à un intervalle minimal de quatre mois, dans les zones I et II. Le résultat favorable de ces visites est la condition sur laquelle repose toute autorisation de transport ultérieure. À cela s’ajoute l’article 13, qui permet à l’autorité nationale d’interdire davantage encore, sur son propre territoire, si elle estime qu’il existe un risque de propagation.
La durée du régime se lit dans le règlement (UE) 2023/594, non dans le présent acte. L’article 61 du règlement de base dispose que celui-ci s’applique du 21 avril 2023 au 20 avril 2028, soit encore 576 jours comptés à partir du 22 septembre 2026. La révision n’a pas d’échéance fixe : les annexes sont réécrites chaque fois qu’un État membre notifie un changement, et le critère pour descendre d’un degré est l’absence de la maladie pendant au moins douze mois, délai qui peut être ramené à trois mois sur la base de la justification transmise par l’autorité nationale. Les deux descentes du présent acte, le Piémont et la zone de Šiauliai, se sont faites sur le délai court, de trois mois.
La même technique dessine la carte pour d’autres maladies. La Commission a réécrit en septembre 2026 la liste grecque : les zones de restrictions pour la fièvre aphteuse sont passées de 30 à 66, avec une échéance au 31 décembre 2026, et l’île de Lesbos est restée tout entière sous restrictions.
Ce qui change par rapport à la situation antérieure
Par rapport au règlement d’exécution (UE) 2026/2094 du 11 septembre 2026, publié le 15 septembre 2026, le bloc roumain de la partie III est identique. Les mêmes 42 positions, dans le même ordre, avec les mêmes dénominations. Deux différences se voient à la comparaison caractère par caractère, et aucune ne change quoi que ce soit : le nom du département de Bistrița-Năsăud est désormais écrit avec un trait d’union, contre Bistrița Năsăud dans le texte antérieur, et les positions de la liste sont séparées par des points-virgules, non par des virgules.
La comparaison mérite d’être poussée plus loin, jusqu’à la première forme de l’annexe. Dans le règlement (UE) 2023/594, publié le 17 mars 2023, la liste roumaine comptait exactement les mêmes 42 positions, dans exactement le même ordre, de la zone de la ville de Bucarest au département de Maramureș. Seule la typographie diffère : trois noms, Mehedinți, Olt et Dolj, étaient alors composés avec une cédille, et ils apparaissent maintenant avec une virgule souscrite. En 1 250 jours d’application du règlement de base, la liste de la Roumanie n’a perdu ni gagné aucune position.
Le reste de la carte a bougé, en revanche, visiblement. La partie III de l’annexe I comptait neuf États membres dans le règlement du 15 septembre 2026 et en compte huit dans celui du 21 septembre 2026 : la Lituanie en a disparu, après que ses dernières zones, quelques seniūnijos, c’est-à-dire des subdivisions de district, de Kelmė, Radviliškis, Raseiniai et Šiauliai, sont passées en zone II. L’Italie a perdu tout son bloc du Piémont, les trois listes de communes des provinces d’Alexandrie, d’Asti et de Coni, ainsi que la commune de Mioglia dans la province de Savone, qui relève de la région de Ligurie. Ce qui reste de la zone III italienne, ce sont des communes de Toscane et d’Émilie-Romagne.
La distance par rapport à 2023 est encore plus grande. Dans la première forme de l’annexe, l’Italie figurait dans la partie III avec une seule ligne, la totalité du territoire de la Sardaigne. Dans le texte publié le 21 septembre 2026, la Sardaigne n’apparaît plus nulle part dans l’annexe I, pas même dans le degré le plus clément. La Lettonie, qui était alors troisième sur la liste, est sortie elle aussi de la partie III et n’est restée que dans les parties I et II. La Roumanie est entre-temps passée de la sixième position à la première, non parce que sa situation se serait aggravée, mais parce que les États inscrits avant elle sont partis.
Dans l’annexe II, le titulaire a changé. Dans le règlement antérieur, la partie A contenait les zones infectées de Finlande, avec la mention que toutes étaient déjà énumérées dans les parties I et II de l’annexe I. Il ne s’y trouve désormais qu’une seule zone, celle de la Città metropolitana di Roma Capitale, délimitée par le périphérique A90 au sud, par les routes Cassia à l’ouest, par la Via Nomentana et l’autoroute A1 à l’est et par la limite administrative avec la province de Viterbe au nord, avec une échéance d’application au 30 novembre 2026. La Roumanie ne figure dans l’annexe II ni avant, ni maintenant.
Ces annexes ont des pendants qui portent sur l’importation, et pas seulement sur les mouvements à l’intérieur de l’Union. Le 23 septembre 2026 également, six zones américaines ont été retirées des listes d’où peuvent venir les poussins d’un jour, les œufs à couver et la viande de volaille, et les importations roumaines en provenance de ces zones ont été nulles au cours des cinq dernières années.
Avantages et inconvénients
Ce que cela améliore
- Aucun changement n’est nécessaire dans les exploitations, dans les abattoirs ou dans les documents de transport : le régime du 22 septembre 2026 est le même qu’avant.
- Le règlement s’applique directement, sans aucun acte roumain de mise en conformité, donc les règles sont identiques et simultanées dans tous les États membres.
- L’acte montre que la sortie de la zone III se produit réellement : la Lituanie l’a quittée entièrement, l’Italie en a retiré le Piémont, et la Sardaigne, inscrite avec tout son territoire en 2023, n’apparaît plus du tout dans l’annexe I.
- L’abrogation de la décision (UE) 2026/1973 ramène les mesures applicables à l’Italie dans le règlement général : il ne reste donc qu’un seul texte à consulter au lieu de deux.
- Le délai de trois mois sans foyer, utilisé pour le Piémont et pour la zone de Šiauliai, est bien plus court que les douze mois de la norme internationale, donc un retour rapide est possible en principe.
Ce qui reste problématique
- La Roumanie est listée par départements entiers, donc un département sans foyer ne peut pas être retiré séparément. Les autres États sortent par commune, par localité ou par moitié de village.
- Les 42 positions roumaines sont restées intactes pendant 1 250 jours, et l’acte ne dit rien de ce qui devrait se produire pour que cela change.
- La motivation du règlement explique le déplacement du Piémont, mais non le retrait de la commune de Mioglia, en Ligurie, de la zone III, alors que l’effet juridique est le même.
- L’annexe reprend chaque fois les 78 pages entières, si bien qu’un éleveur qui veut savoir si quelque chose a changé chez lui doit comparer deux documents de 82 pages.
- Dans l’édition roumaine du Journal officiel de l’Union européenne, les dénominations des autres États restent en langue originale ou en anglais, donc un transporteur roumain ne peut pas lire dans quelle zone il entre.
Conseils pratiques
- Ne changez rien aux procédures appliquées jusqu’au 21 septembre 2026. Le régime de la zone III est resté identique, et tout ajustement fait par précaution représente du travail en plus sans fondement.
- Vérifiez si l’abattoir et l’atelier de découpe avec lesquels vous travaillez sont désignés conformément à l’article 44, paragraphe 1, du règlement (UE) 2023/594. Sans désignation, la viande ne peut pas sortir du département, quelle que soit la qualité du dossier de l’exploitation.
- Tenez le registre des visites du vétérinaire officiel et demandez que le résultat y soit consigné. En zone III, l’intervalle est de trois mois au plus, et le résultat favorable est la condition sur laquelle repose toute autorisation de transport.
- Quand vous recevez de la viande de porc d’un fournisseur situé dans une autre partie du pays, regardez la marque de salubrité. Les deux lignes diagonales supplémentaires signalent une marchandise qui ne peut circuler qu’en Roumanie, et la livrer plus loin dans un lot destiné à l’exportation est une infraction.
- Ne comptez sur aucune dérogation pour des livraisons hors du pays. Toutes les dérogations prévues pour la zone III, de l’article 28 à l’article 43, s’arrêtent à la frontière de l’État membre.
- Si un problème de bien-être animal apparaît par manque de place, demandez à temps à la direction sanitaire vétérinaire l’autorisation pour l’abattage immédiat prévu à l’article 29. L’autorisation se donne avant le transport, non après.
- Suivez la série L du Journal officiel de l’Union européenne, en plus du Journal officiel de la Roumanie. Les annexes sont réécrites à quelques jours d’intervalle, et l’éventuelle descente d’un département roumain y apparaîtrait, sans autre annonce.
Questions fréquentes
Quelque chose a-t-il changé pour mon département ?
Quelle est la différence entre les zones I, II et III ?
Puis-je vendre des porcs vivants dans un autre pays de l’Union ?
La viande produite dans un département de la zone III peut-elle arriver dans un autre département ?
Combien de temps ce régime s’applique-t-il ?
Que faudrait-il pour que la Roumanie sorte de la zone III ?
Pourquoi Bucarest est-elle inscrite séparément des départements ?
Analyse de la rédaction
Un acte qui ne change rien pour un pays dit pourtant quelque chose sur lui, et ici la chose se voit par comparaison, non dans le texte. La Pologne a reçu dans ce règlement trois ajustements, dont l’un descend jusqu’au niveau du village : dans la région de Lubelskie, l’annexe inscrit sur des lignes distinctes la localité de Tuczapy, commune de Mircze, et la localité de Turkowice, commune de Werbkowice. L’Italie est sortie de la zone III avec trois listes de communes des provinces d’Alexandrie, d’Asti et de Coni. La Lituanie en est sortie avec quelques subdivisions de district. La Roumanie n’a qu’une seule unité de mesure, le département, et elle n’a aucun moyen de sortir avec moins d’un département entier. La conséquence est concrète : un département qui resterait trois mois sans foyer ne peut pas être détaché de la liste, puisque dans la liste il n’existe rien d’autre que des départements. Le chiffre qui résume l’effet est 1 250, le nombre de jours écoulés depuis le 21 avril 2023, date à partir de laquelle le règlement de base s’applique, jusqu’au 22 septembre 2026, sans qu’aucune position roumaine ait été ajoutée ni retirée.
La deuxième observation naît de la superposition de la première annexe et de celle d’aujourd’hui. En mars 2023, deux États étaient inscrits dans la partie III avec des surfaces grandes et compactes : la Roumanie, avec tout son territoire, et l’Italie, avec une ligne d’une demi-ligne, la totalité du territoire de la Sardaigne. Dans le texte publié le 21 septembre 2026, la Sardaigne n’apparaît plus nulle part dans l’annexe I, ni en zone I, ni en zone II, ni en zone III, tandis que le bloc roumain est identique mot pour mot à celui d’il y a trois ans et demi. La différence entre ces deux trajectoires n’est pas nécessairement épidémiologique. L’Italie a entre-temps réécrit son inscription par communes, c’est-à-dire par unités assez petites pour que chaque amélioration locale se voie dans l’annexe. La Roumanie ne l’a pas fait, et avec une inscription par départements entiers, le progrès local n’a nulle part où apparaître.
La troisième observation porte sur la technique de rédaction, et celle-ci coûte du temps et de l’argent réels. Chaque modification de la carte se fait par le remplacement intégral des deux annexes : le 15 septembre 2026, 78 pages de listes ont donc été publiées, et le 21 septembre 2026, six jours plus tard, 78 autres, dont seules les rubriques de trois États avaient changé. Un éleveur ou un transporteur qui veut savoir si sa situation a été modifiée ne dispose d’aucun résumé des différences : il doit comparer deux documents de 82 pages. C’est également de cette technique que vient la seule trace laissée par trois ans et demi de recopiage mécanique sur le bloc roumain, le trait d’union apparu maintenant à Bistrița-Năsăud et le passage de la virgule au point-virgule entre les positions, après que, dans la forme de 2023, trois départements avaient été composés avec une cédille au lieu d’une virgule souscrite. Enfin, la comparaison fait aussi apparaître une lacune de motivation : le considérant qui justifie le mouvement n’explique que la partie de la région du Piémont, alors que la commune de Mioglia, province de Savone, c’est-à-dire de Ligurie, sort elle aussi de la zone III. L’effet juridique existe, son explication non.
Ce qui devrait changer
- La Roumanie devrait demander une inscription par unités plus petites que le département. Tant que l’unité reste le département, aucun progrès local ne peut se traduire par une modification de l’annexe, et la position du pays reste la même quels que soient les résultats sur le terrain.
- Les règlements de ce type devraient être accompagnés d’un tableau des différences avec la version antérieure. Une page indiquant ce qui est entré et ce qui est sorti épargnerait à chaque destinataire la comparaison de deux documents de 82 pages et écarterait le risque qu’un changement passe inaperçu.
- Chaque mouvement de l’annexe devrait avoir son considérant. La sortie de la commune de Mioglia de la zone réglementée III n’est expliquée nulle part dans le texte, alors qu’elle produit exactement les mêmes effets que les mouvements longuement motivés.
- Les dénominations administratives devraient être doublées dans la langue de l’édition. Dans un texte imprimé en roumain, les listes bulgares et grecques apparaissent en anglais, et les listes croates, polonaises et hongroises dans leur propre langue, ce qui rend les zones illisibles pour le transporteur qui les traverse.
- L’Autorité nationale sanitaire vétérinaire et pour la sécurité alimentaire (ANSVSA) devrait publier la justification transmise à la Commission. La descente d’une zone se fait sur la base de la justification de l’État membre, et sa publication montrerait, année après année, si la demande a été faite et ce qui y a été répondu.
- L’annexe devrait indiquer, pour chaque position, la date à partir de laquelle elle est inscrite. Une colonne avec la date d’entrée en zone rendrait visible d’un coup d’œil quelles zones se sont bloquées dans le degré le plus dur, et depuis combien de temps.
Texte original de l’acte normatif
Le texte ci-dessous est reproduit en roumain, la forme officielle de publication.
Le texte intégral, tel que publié au Journal officiel de la Roumanie
Journal officiel de l’Union européenne, série L, 2026/2135 du 21 septembre 2026 82 pages PDF, 1,6 MB l'acte commence à la page 71
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Cet article a un caractère purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Pour des situations concrètes, consultez un avocat ou un conseiller fiscal agréé.
