L’essentiel
- Les amendes visant les panneaux publicitaires, les enseignes lumineuses et les affiches collées là où elles ne devraient pas l’être relèvent désormais du régime général des contraventions. Jusqu’à cette loi, la loi n° 185/2013 n’empruntait à ce régime qu’un seul élément, la règle d’entrée en vigueur.
- Concrètement, celui qui reçoit une telle amende obtient l’ensemble habituel des garanties : les exigences de contenu du procès-verbal, le recours devant le tribunal de première instance dans les 15 jours suivant la communication, les délais de prescription et la possibilité de payer la moitié du minimum de l’amende dans les 15 jours.
- Sont concernés les propriétaires de dispositifs publicitaires, les entreprises qui affichent leur publicité en façade ou sur des véhicules, les agences de publicité extérieure et les mairies, qui peuvent elles-mêmes être sanctionnées si elles n’installent pas les panneaux destinés aux affiches et à la petite publicité.
Publié : Journal officiel de la Roumanie (Monitorul Oficial) n° 596 du 21 juillet 2026
Entrée en vigueur : 24 juillet 2026
Une amende pouvant atteindre 20 000 lei pour un panneau publicitaire se conteste désormais selon les règles que tout le monde connaît pour les amendes ordinaires. La loi a comblé une lacune qui durait depuis huit ans. La loi n° 152/2026, publiée au Journal officiel de la Roumanie n° 596 du 21 juillet 2026, ajoute un seul alinéa à l’art. 50 de la loi n° 185/2013 relative à l’implantation et à l’autorisation des dispositifs publicitaires. C’est la deuxième intervention ponctuelle de cet été dans un domaine que le nouveau Code de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et des constructions a réécrit dans son ensemble.
Le nouveau texte est bref : les dispositions de l’ordonnance du Gouvernement n° 2/2001 relative au régime juridique des contraventions, approuvée par la loi n° 180/2002, sont applicables aux contraventions prévues à l’art. 49, al. (1).
Pour mesurer l’enjeu, il vaut la peine de relire ce que disait l’art. 50 auparavant. Dans sa version republiée au Journal officiel de la Roumanie n° 147 du 15 février 2018, l’article ne comptait qu’un seul paragraphe et renvoyait à l’ordonnance du Gouvernement n° 2/2001 uniquement pour son art. 4, al. (1), c’est-à-dire strictement pour la règle selon laquelle les dispositions relatives aux contraventions entrent en vigueur dans les 30 jours suivant la publication. Sur le reste du régime contraventionnel, la loi restait muette.
Or les faits sanctionnés ne sont pas rares. L’art. 49, al. (1) énumère sept contraventions : l’implantation de dispositifs publicitaires sans avis pour publicité temporaire, ou de panneaux sur fondation sans permis de construire, le non-respect des types et des dimensions admis par le règlement local, l’utilisation de dispositifs sonores qui troublent la tranquillité publique ou de publicités lumineuses qui perturbent la circulation, le fait de ne pas remettre l’emplacement dans son état initial, le défaut d’entretien des panneaux, le collage d’affiches ailleurs que dans les lieux spécialement destinés à cet effet et, à la lettre g), le non-respect par les mairies de l’obligation d’installer les panneaux destinés aux affiches et à la petite publicité.
Les effets concrets
Le premier effet est que le procès-verbal de contravention doit respecter les exigences de contenu de l’ordonnance du Gouvernement n° 2/2001. L’absence de mentions essentielles devient ainsi un motif de nullité vérifiable, et non une question laissée à l’appréciation de chaque juridiction.
Le deuxième effet porte sur la voie de recours. Le recours contre le procès-verbal se dépose au tribunal de première instance, dans les 15 jours suivant la remise ou la communication, selon la procédure prévue par l’ordonnance. Celui qui a reçu une amende pour un panneau sait désormais exactement où s’adresser et dans quel délai.
Le troisième effet est le plus tangible sur le plan financier. Le mécanisme de l’art. 28 de l’ordonnance permet de payer la moitié du minimum de l’amende dans les 15 jours suivant la remise ou la communication du procès-verbal, moyennant une mention faite par l’agent verbalisateur. Pour les amendes de l’art. 49, al. (2), le minimum est de 1 000 lei pour l’implantation sans avis ni permis, de 1 000 lei pour les publicités sonores et lumineuses gênantes et de 500 lei pour le défaut d’entretien des panneaux. La différence entre payer vite et laisser passer le délai se chiffre donc en centaines de lei.
Le quatrième effet tient aux délais. L’ordonnance fixe la prescription de l’application de la sanction à 6 mois à compter de la date de commission du fait, et pour les contraventions continues le délai court à compter de la date du constat. Elle prévoit également que l’exécution de l’amende se prescrit si le procès-verbal n’a pas été communiqué dans un délai d’un mois à compter de la date d’application. Ce sont les repères que peut invoquer toute personne qui estime avoir été sanctionnée trop tard.
Le cinquième effet relève de la proportionnalité. L’ordonnance prévoit l’avertissement comme sanction et impose l’individualisation de la sanction en fonction de la gravité du fait et des circonstances dans lesquelles il a été commis. Pour une entreprise qui a légèrement dépassé les dimensions admises, cela compte.
Ce qui change par rapport à la situation antérieure
Auparavant, la loi n° 185/2013 fixait des contraventions et des amendes, mais ne disait pas que le régime général leur était applicable. Le renvoi existait, mais il était étroit : uniquement à l’art. 4, al. (1) de l’ordonnance du Gouvernement n° 2/2001, c’est-à-dire au délai de 30 jours dans lequel entrent en vigueur les dispositions relatives aux contraventions. Ce renvoi demeure désormais à l’al. (1) de l’art. 50.
Dorénavant s’y ajoute l’al. (2), qui applique l’ordonnance dans son intégralité aux faits visés à l’art. 49, al. (1). C’est la différence entre emprunter une règle et reprendre un régime.
Rien ne change quant aux faits et aux montants. Les contraventions restent les sept de l’art. 49, al. (1), et les amendes restent celles de l’al. (2) du même article : 1 000 à 10 000 lei pour l’implantation sans avis ni permis, pour le non-respect des types et des dimensions et pour les affiches collées n’importe où ; 1 000 à 20 000 lei pour la publicité sonore ou lumineuse gênante, pour le fait de ne pas remettre le terrain dans son état initial et pour les mairies qui n’installent pas les panneaux ; 500 à 1 000 lei pour le défaut d’entretien du dispositif publicitaire.
Ce qui change, en revanche, c’est la position depuis laquelle on discute l’amende. Jusqu’à présent, la personne sanctionnée qui invoquait la nullité du procès-verbal ou la prescription s’appuyait sur un argument d’interprétation, puisque la loi spéciale ne renvoyait pas au régime général. Désormais, le renvoi est exprès et inscrit dans la loi.
Avantages et inconvénients
Ce que cela améliore
- Supprime une incertitude vieille de huit ans sur les règles de procédure applicables aux amendes visant la publicité de rue.
- Donne aux personnes sanctionnées les garanties habituelles : un procès-verbal au contenu vérifiable, un recours devant le tribunal de première instance dans les 15 jours, des délais de prescription clairs.
- Ouvre la possibilité de payer la moitié du minimum de l’amende dans les 15 jours, soit une incitation réelle à payer vite plutôt qu’à faire traîner.
- Introduit l’avertissement et l’individualisation de la sanction, utiles pour les manquements mineurs, comme une enseigne qui dépasse de quelques centimètres la dimension admise.
Ce qui reste problématique
- La loi ne touche pas aux montants, restés inchangés depuis 2013. Une amende minimale de 1 000 lei ne frappe pas de la même façon un kiosque de quartier et une société de publicité extérieure.
- Elle ne clarifie rien sur les règlements locaux de publicité, alors que de nombreuses contraventions s’y réfèrent et qu’ils diffèrent d’une commune à l’autre.
- La contravention de la lettre g), qui sanctionne la mairie, reste difficile à appliquer en pratique : on ne sait pas clairement qui constate le manquement de l’autorité locale.
- Le texte résout un problème de procédure, pas un problème de fond. L’encombrement publicitaire des villes tient aux règlements locaux et au contrôle effectif, non au renvoi à l’ordonnance du Gouvernement n° 2/2001.
Conseils pratiques
- Si vous recevez un procès-verbal pour un dispositif publicitaire, vérifiez d’abord si l’agent verbalisateur a mentionné la possibilité de payer la moitié du minimum de l’amende. Cette mention doit figurer dans le procès-verbal.
- Comptez les 15 jours à partir de la remise ou de la communication, et non de la date à laquelle le procès-verbal a été dressé. Le même délai vaut aussi bien pour le paiement réduit que pour le recours.
- Avant de contester, regardez ce qui vous est concrètement reproché. L’absence d’avis pour publicité temporaire et l’absence de permis de construire pour un panneau sur fondation sont deux faits différents, avec des moyens de défense différents.
- Demandez le règlement local de publicité de votre commune. Les types et les dimensions admis, ainsi que les lieux destinés aux affiches, y sont fixés, et les contraventions des lettres b) et f) s’y réfèrent.
- Si l’amende arrive longtemps après les faits, vérifiez le délai de prescription de 6 mois pour l’application de la sanction, et si le procès-verbal vous a été communiqué tardivement, vérifiez aussi le délai d’un mois à compter de l’application.
- Pour les manquements mineurs, demandez expressément l’individualisation de la sanction et, le cas échéant, l’avertissement. L’ordonnance du Gouvernement n° 2/2001 le prévoit, et elle s’applique désormais ici aussi.
Questions fréquentes
Que change concrètement la loi n° 152/2026 ?
Les amendes changent-elles ?
Puis-je payer la moitié de l’amende ?
Où et dans quel délai contester l’amende ?
Quels faits sont sanctionnés comme contraventions ?
Pourquoi cet ajout était-il nécessaire ?
La loi s’applique-t-elle aussi aux amendes reçues avant son entrée en vigueur ?
Texte original de l’acte normatif
Le texte ci-dessous est reproduit en roumain, la forme officielle de publication.
Le texte intégral, tel que publié au Journal officiel de la Roumanie
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Cet article a un caractère purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Pour des situations concrètes, consultez un avocat ou un conseiller fiscal agréé.
