L’essentiel
- Deux métiers reçoivent un code propre dans la liste officielle des professions exercées en Roumanie. Il s’agit de l’expert en services communautaires intégrés, code 341208, et du manager des ventes aux enchères, code 122111. Le premier entre dans le groupe de base 3412, celui des spécialistes de l’assistance sociale et assimilés, le second dans le groupe de base 1221, celui des cadres dirigeants des ventes et du marketing.
- Une troisième profession change de nom, mais conserve son code. L’interprète du langage mimo-gestuel devient interprète en langue des signes roumaine, toujours sous le code 264316 et toujours dans le groupe de base 2643, celui des traducteurs et des interprètes. L’intitulé nouveau est celui qu’emploie la loi n° 27/2020, qui a reconnu la langue des signes roumaine dès le mois de mars 2020.
- Sont concernés les employeurs et les personnes qui exercent déjà ces métiers sans disposer d’un code à eux. Le code de la Classification des professions de Roumanie figure dans le contrat individuel de travail et est transmis au registre électronique des salariés : sans code, un poste ne peut donc pas être enregistré sous son vrai nom. L’arrêté s’applique depuis le 16 septembre 2026, date de sa publication au Journal officiel de la Roumanie (Monitorul Oficial).
Publié : Journal officiel de la Roumanie n° 785 du 16 septembre 2026
Entrée en vigueur : 16 septembre 2026, date de la publication
Le ministère du Travail et l’Institut national de la statistique ont ajouté à la liste officielle des métiers exercés en Roumanie deux professions qui n’avaient pas de code propre jusqu’à présent : l’expert en services communautaires intégrés, sous le code 341208, et le manager des ventes aux enchères, sous le code 122111. Cette liste s’appelle la Classification des professions de Roumanie, en abrégé COR, et le code à six chiffres qu’elle contient est celui qui parvient dans le contrat individuel de travail et, de là, dans le registre électronique des salariés tenu par l’Inspection du travail. D’autres listes aux effets directs se construisent également sur les groupes du COR, depuis la liste des métiers en tension ouverts aux travailleurs étrangers jusqu’aux statistiques du marché du travail.
L’arrêté compte deux articles et une annexe de dix lignes. L’article I dispose que la liste des professions approuvée en 2011 est modifiée et complétée par les professions figurant à l’annexe, et l’article II ordonne la publication au Journal officiel de la Roumanie. Le document a été signé au ministère du Travail le 23 juillet 2026, par la secrétaire d’État Silvia Monica Dinică, pour le ministre par intérim, et à l’Institut national de la statistique le 30 juillet 2026, par le président Tudorel Andrei.
L’annexe contient trois opérations, et non deux. Outre les deux professions nouvelles du tableau, sa dernière ligne change le nom d’une profession qui existe depuis longtemps : l’interprète du langage mimo-gestuel devient interprète en langue des signes roumaine, sous le même code 264316 et dans le même groupe de base 2643, « Traducteurs, interprètes et autres linguistes ». L’intitulé nouveau suit celui de la loi n° 27/2020 sur la langue des signes roumaine, publiée au Journal officiel de la Roumanie n° 258 du 30 mars 2020, qui parle d’interprètes agréés en langue des signes roumaine, et non de langage mimo-gestuel.
Le fondement est l’art. 14 al. (2) de la loi n° 76/2002 sur le système d’assurance chômage, les art. 9 et 10 de la décision du Gouvernement n° 1.352/2010, republiée, et la procédure d’actualisation du COR approuvée par l’arrêté n° 37/83/2022. Le dossier qui a conduit à cet arrêté est la note n° 1.706/DGPPMOFP du 14 juillet 2026, établie pour le deuxième trimestre de l’année 2026.
Les effets concrets
Depuis le 16 septembre 2026, un employeur qui dispose d’un poste d’expert en services communautaires intégrés ou de manager des ventes aux enchères peut l’enregistrer sous son vrai nom, avec le code de l’acte. Jusqu’à présent, un tel poste devait être rattaché à une profession voisine du COR, parce que l’art. 4 al. (2) lit. e) de la décision du Gouvernement n° 295/2025 exige que la fonction ou la profession soit inscrite dans le registre REGES-ONLINE conformément à la spécification de la Classification des professions de Roumanie, et qu’un intitulé absent de la classification ne peut pas être transmis tel quel.
La première profession nouvelle, l’expert en services communautaires intégrés, entre dans le groupe de base 3412, où figurent déjà le technicien d’assistance sociale (341201), le pédagogue social (341202) et le facilitateur de développement communautaire (341204). Les services communautaires intégrés forment l’ensemble qui relie l’assistance médicale communautaire, l’assistance sociale et les services éducatifs à l’échelle d’une localité, et les centres communautaires intégrés fonctionnent sur la base des normes approuvées par la décision du Gouvernement n° 324/2019. L’équipe d’un tel centre disposait jusqu’ici de codes pour l’infirmier communautaire (325301), pour l’assistant social diplômé de l’enseignement supérieur (263501) et pour le technicien d’assistance sociale ; la fonction qui relie entre eux les trois services n’en avait aucun.
La seconde profession nouvelle, le manager des ventes aux enchères, entre dans le groupe de base 1221, celui des cadres dirigeants des ventes et du marketing. C’est un groupe dont relèvent le chef du service marketing (122101), le directeur des opérations de transactions (122104), le chef d’agence boursière (122106) et, attention, une profession au nom presque identique : le chef de vente aux enchères, code 122103, introduit bien avant. Les deux coexisteront dans le même groupe, et l’arrêté ne dit pas ce qui les distingue.
La différence de grand groupe entre les deux professions nouvelles n’est pas décorative. Le code 341208 commence par le chiffre 3 : la profession relève donc du grand groupe 3, celui des techniciens et autres spécialistes du domaine technique. Le code 122111 commence par 1 : il relève donc du grand groupe 1, celui des dirigeants et des hauts fonctionnaires. La méthodologie de la liste des métiers en tension, approuvée par l’arrêté n° 987/2026, ne prend en compte que les professions des grands groupes 3 à 9 : l’expert en services communautaires intégrés peut donc figurer un jour sur cette liste, s’il atteint les seuils de contrats et d’avis, tandis que le manager des ventes aux enchères ne pourra jamais y accéder.
Pour les interprètes qui travaillent avec des personnes sourdes, l’effet est de forme, mais il a des conséquences pratiques. Le code reste 264316 : rien de ce qui a été enregistré jusqu’ici ne devient donc erroné et rien n’a besoin d’être recodifié. En revanche, l’intitulé qu’afficheront désormais la nomenclature et les documents qui s’en inspirent change, et celui-ci correspond enfin à la loi qui régit la profession. L’arrêté ne prévoit aucune obligation de modifier les avenants ou les contrats déjà conclus sous l’ancien intitulé et ne fixe aucun délai en ce sens.
Ce qui change par rapport à la situation antérieure
C’est la troisième actualisation du COR publiée en 2026 et la deuxième en moins de deux mois. Le 25 mars 2026, au Journal officiel de la Roumanie n° 230, est paru l’arrêté n° 66/51/2026, qui couvrait le quatrième trimestre de l’année 2025 : il ajoutait l’hygiéniste dentaire de cabinet dentaire (226931) et le technicien dentaire diplômé (226930), déplaçait trois professions vers d’autres groupes de base et supprimait cinq positions du groupe des inspecteurs des douanes et des frontières. Le 22 juillet 2026, au Journal officiel de la Roumanie n° 598, est paru l’arrêté n° 629/372/2026, pour le premier trimestre de l’année 2026, qui ajoutait cinq professions nouvelles : assistant pastoral (263649), expert en économie circulaire (242243), spécialiste du développement durable (242242), spécialiste de l’économie circulaire (213313) et technicien gemmologue (311945).
Comparé à ceux-là, l’arrêté d’aujourd’hui est le plus mince de la série : deux professions nouvelles et un changement de nom. En revanche, c’est le seul des trois qui touche une profession ancienne sans la déplacer et sans la supprimer, c’est-à-dire le seul qui modifie l’intitulé sous lequel un métier apparaît dans les documents d’embauche.
Pour les deux métiers nouveaux, le changement de fond est qu’il n’est plus nécessaire de les approximer. Un centre communautaire intégré qui voulait embaucher un coordonnateur de services intégrés le rattachait jusqu’à présent à l’une des professions voisines du groupe 3412 ou à une profession d’assistance sociale de niveau supérieur, ce qui décrivait autre chose que ce que la personne faisait réellement. De même, une entreprise qui organise des ventes aux enchères utilisait le code du chef de vente aux enchères, le seul qui s’en approchait.
Pour les interprètes, le changement arrive avec un grand retard. La loi n° 27/2020 a reconnu la langue des signes roumaine le 30 mars 2020, et son art. 9 a donné aux ministères et aux institutions qui leur sont subordonnées deux ans pour mettre leur propre réglementation en accord avec la loi, soit jusqu’au 30 mars 2022. Le changement de nom dans le COR parvient au Journal officiel de la Roumanie 1 631 jours après l’expiration de ce délai et 2 361 jours après la publication de la loi.
Avantages et inconvénients
Ce que cela améliore
- Les deux métiers peuvent être désignés dans les documents exactement comme ils se nomment dans la réalité. Le poste figure au contrat et au registre des salariés sous son propre intitulé, et non sous un intitulé approchant, ce qui compte au recrutement, pour la reconnaissance de l’ancienneté dans la profession et lors de tout contrôle.
- Le changement de nom des interprètes aligne la nomenclature sur la loi. Un employeur n’a plus à inscrire dans un contrat un intitulé que le législateur a remplacé en 2020, et la communauté des personnes sourdes ne voit plus dans les documents officiels un terme qu’elle n’emploie pas.
- Le code ne change pas lors du changement de nom. Ceux qui ont déjà des contrats sous le code 264316 n’ont rien à recodifier, et la continuité des données du registre n’est pas rompue.
- L’expert en services communautaires intégrés entre dans le grand groupe 3 : il peut donc en principe figurer sur la liste des métiers ouverts aux travailleurs étrangers, s’il atteint les seuils de 10 contrats et de 10 avis par an.
- Les codes pouvaient être utilisés avant même le 16 septembre. L’art. 11 al. (2) de la procédure approuvée par l’arrêté n° 37/83/2022 autorise l’usage provisoire des codes pour lesquels le ministère a donné son accord, jusqu’à la publication de l’arrêté conjoint : le retard n’a donc pas bloqué les embauches.
Ce qui reste problématique
- L’acte donne un nom et un code, mais aucune description. Ce que fait exactement un expert en services communautaires intégrés, quelles études lui sont nécessaires et ce qui le distingue du technicien d’assistance sociale n’est écrit nulle part dans l’arrêté.
- Le groupe 1221 compte désormais deux professions au nom presque identique, le chef de vente aux enchères (122103) et le manager des ventes aux enchères (122111). L’employeur choisit entre elles sans aucun critère publié.
- La fiche descriptive de la profession, qui répondrait à ces questions, est obligatoirement versée au dossier, selon l’art. 8 al. (1) lit. b) de la procédure, mais elle n’est publiée nulle part. Sur le site du ministère du Travail figurent la structure du COR et la liste des professions ayant reçu un avis, mais pas les fiches.
- L’annexe s’intitule « liste des professions qui complètent » la classification, alors que sa dernière ligne ne complète rien : elle renomme une profession existante. Il y a là un décalage entre le titre de l’annexe et son contenu, et la conséquence est que l’on ne voit pas clairement par quel texte le changement de nom s’opère.
- Le rythme reste lent. L’arrêté a été signé en totalité le 30 juillet 2026 et il est parvenu au Journal officiel de la Roumanie le 16 septembre, 48 jours après la dernière signature.
Conseils pratiques
- Si vous embauchez sur l’un des deux postes nouveaux, utilisez le code exact de l’acte : 341208 pour l’expert en services communautaires intégrés et 122111 pour le manager des ventes aux enchères. Les codes voisins restent valables pour d’autres professions, mais ils décrivent autre chose.
- Avant de choisir entre le chef de vente aux enchères (122103) et le manager des ventes aux enchères (122111), vérifiez le groupe de base et le contenu réel du poste. Les deux relèvent du groupe 1221, donc du grand groupe 1, celui des dirigeants, et aucun ne convient à un poste d’exécution dans le domaine des achats.
- Pour les interprètes déjà employés, rien d’urgent n’est à faire. Le code reste 264316 et l’arrêté n’impose pas de modifier les contrats existants. Si vous établissez tout de même un avenant pour un autre motif, c’est le bon moment pour inscrire le nouvel intitulé.
- Si vous avez besoin d’une profession qui ne figure pas au COR, vous pouvez en demander l’introduction. La demande et la fiche descriptive se déposent au service du courrier du ministère du Travail, selon l’art. 8 de la procédure approuvée par l’arrêté n° 37/83/2022, et l’art. 10 al. (1) oblige le ministère à statuer dans les 20 jours ouvrables au plus à compter de l’enregistrement.
- N’attendez pas la parution de l’arrêté conjoint pour utiliser un code nouveau obtenu par cette procédure. L’art. 11 al. (2) de la même procédure autorise l’usage provisoire du code dès le moment où le ministère a donné son accord.
- Consultez sur le site du ministère du Travail la liste des professions ayant reçu un avis avant de bâtir un tableau des emplois sur un intitulé nouveau. On y trouve les professions ayant obtenu un avis favorable, c’est-à-dire celles qui paraîtront dans un arrêté à venir.
Questions fréquentes
Que sont, au juste, les codes COR et où servent-ils ?
À partir de quand puis-je utiliser les codes 341208 et 122111 ?
Dois-je modifier les contrats des interprètes qui portent le code 264316 ?
Que signifie « expert en services communautaires intégrés » ?
Qu’est-ce qui distingue le manager des ventes aux enchères du chef de vente aux enchères ?
Qui peut demander l’introduction d’une profession nouvelle au COR ?
L’arrêté modifie-t-il les salaires ou oblige-t-il quelqu’un à créer ces postes ?
Les deux professions nouvelles entrent-elles sur la liste des métiers ouverts aux travailleurs étrangers ?
Erreurs et incohérences dans le texte publié
- L’annexe, son titre et sa dernière ligne. L’annexe s’intitule « Lista ocupațiilor practicate în cadrul economiei naționale care completează Clasificarea ocupațiilor din România », liste des professions exercées dans l’économie nationale qui complètent la Classification des professions de Roumanie, et l’art. I de l’arrêté dispose que cette classification « se modifică și se completează cu noile ocupații practicate în cadrul economiei naționale, prevăzute în lista din anexa », est modifiée et complétée par les professions nouvelles exercées dans l’économie nationale, prévues dans la liste de l’annexe. Or la dernière ligne de l’annexe n’ajoute aucune profession nouvelle : elle renomme une profession existante, la profession 264316. Ni le titre de l’annexe ni l’article I ne couvrent l’opération de changement de nom, que l’art. 10 lit. c) de la décision du Gouvernement n° 1.352/2010, republiée, traite distinctement de l’introduction de professions nouvelles. Il en résulte que deux lecteurs de bonne foi peuvent aboutir à des conclusions différentes sur la date à partir de laquelle la profession 264316 porte officiellement le nouvel intitulé, alors que c’est précisément cet intitulé qui est inscrit dans le contrat individuel de travail et dans le registre des salariés. Que le décalage soit propre à cet acte se voit à la comparaison avec l’arrêté précédent de la même série : l’arrêté n° 66/51/2026, publié au Journal officiel de la Roumanie n° 230 du 25 mars 2026, qui contenait des déplacements et des suppressions, avait une annexe intitulée « lista ocupațiilor care modifică și completează », liste des professions qui modifient et complètent, formulation dont il ne subsiste ici que la partie relative au complément.
Analyse de la rédaction
L’arrêté résout un problème petit et réel. Celui qui coordonne les services intégrés d’une commune et celui qui organise des ventes aux enchères existaient avant le 16 septembre 2026, mais ils ne pouvaient pas être inscrits dans les documents sous leur propre nom, parce que le registre des salariés n’accepte que des intitulés issus de la nomenclature. Le changement de nom des interprètes va dans le même sens : il inscrit dans la nomenclature le terme que la loi emploie depuis 2020.
La première observation qui n’apparaît pas à la lecture de l’acte concerne le rythme. La procédure d’actualisation du COR approuvée par l’arrêté n° 37/83/2022 est pleine de délais courts, mais tous pèsent sur quelqu’un d’autre que l’étape finale : les ministères qui réglementent une profession nouvelle ont 30 jours pour demander l’actualisation, l’avis du ministère compétent se sollicite en 2 jours ouvrables et se donne en 5, et la demande d’un utilisateur se règle dans les 20 jours ouvrables au plus. Pour l’étape qui produit l’effet juridique, la publication de l’arrêté conjoint, la procédure ne prévoit aucun délai. Les chiffres montrent ce que cela signifie : le présent arrêté a été signé en totalité le 30 juillet 2026 et a paru le 16 septembre, soit 48 jours, c’est-à-dire 34 jours ouvrables, plus que le délai maximal que la même procédure impose au ministère pour régler une demande. L’arrêté relatif au premier trimestre de l’année 2026 a connu exactement le même intervalle, 48 jours après la seconde signature, et celui du quatrième trimestre de 2025 en a connu 54. Ce n’est pas un retard accidentel, c’est la cadence ordinaire d’une étape sans délai.
La deuxième observation ressort de la combinaison de cet arrêté et de la méthodologie de la liste des métiers en tension. Les deux professions nouvelles semblent recevoir le même traitement, mais les codes les séparent : 341208 relève du grand groupe 3 et 122111 du grand groupe 1, et la liste des métiers ouverts aux travailleurs étrangers ne se construit qu’à partir des grands groupes 3 à 9. Par le seul choix du groupe de base, une profession devient éligible au recrutement hors de l’Union européenne et l’autre ne le sera jamais. Le choix du groupe n’est motivé nulle part dans l’acte et ne peut être contesté par personne, puisque la fiche descriptive sur laquelle le classement a été opéré n’est pas publiée.
La troisième observation porte sur ce qui manque aux trois actualisations de l’année. L’acte donne un nom et un code, rien de plus. Dans un groupe de base où existe déjà un chef de vente aux enchères sous le code 122103, l’ajout d’un manager des ventes aux enchères sous le code 122111 laisse l’employeur choisir d’après la sonorité de l’intitulé. Or l’un des principes selon lesquels la classification est bâtie, inscrit à l’art. 3 lit. c) de la décision du Gouvernement n° 1.352/2010, republiée, est le principe d’univocité : chaque unité à classer doit être affectée à une seule place, sans ambiguïté. Deux intitulés presque identiques dans le même groupe de base, sans aucune description publiée, en sont exactement le contraire.
Enfin, le changement de nom des interprètes montre combien le chemin peut être long d’une loi jusqu’à la nomenclature qui l’applique. La loi n° 27/2020 a été publiée le 30 mars 2020, et son art. 9 a donné aux ministères deux ans pour mettre leurs propres réglementations en accord avec elle. Le délai a expiré le 30 mars 2022, et l’intitulé du COR change 1 631 jours plus tard. Pendant toutes ces années, un employeur qui voulait respecter les deux textes devait choisir entre l’intitulé de la loi et celui de la nomenclature, et le registre des salariés n’acceptait que le second.
Ce qui devrait changer
- Inscrire dans le titre de l’annexe toutes les opérations qu’elle contient. La formulation complète, « liste des professions qui modifient et complètent », existait dans l’arrêté de mars 2026 et a été raccourcie ici. La reprendre éliminerait la question de savoir si le changement de nom de la profession 264316 produit ses effets par cet acte ou non, question qui compte pour l’intitulé inscrit dans les contrats de travail.
- Publier la fiche descriptive de chaque profession nouvelle, en même temps que l’arrêté. Le document existe déjà, il est obligatoire au dossier et contient les attributions, le niveau d’études et les métiers apparentés. L’effet pratique serait qu’un employeur saurait pourquoi il choisit 122111 et non 122103, et qu’un demandeur d’emploi saurait ce que le poste exige de lui.
- Inscrire un délai de publication dans la procédure d’actualisation. Un délai de 15 jours ouvrables à compter de la dernière signature réduirait l’intervalle actuel de 48 jours à moins d’un tiers et ferait de l’usage provisoire des codes ce qu’il devrait être, une exception brève et non la règle pendant deux mois.
- Motiver dans l’acte le groupe de base retenu pour chaque profession nouvelle. Une ligne de justification par position montrerait pourquoi le manager des ventes aux enchères se retrouve parmi les dirigeants et non parmi les spécialistes des ventes, classement qui décide aussi de son accès à la liste des métiers ouverts aux travailleurs étrangers.
- Passer systématiquement la nomenclature au crible de la législation adoptée après 2011. Le changement de nom d’aujourd’hui arrive plus de quatre ans après le délai de la loi n° 27/2020 et n’a été possible que parce que quelqu’un l’a demandé. Une révision programmée ferait apparaître les autres professions dont les intitulés ne correspondent plus aux lois qui les régissent.
Texte original de l’acte normatif
Le texte ci-dessous est reproduit en roumain, la forme officielle de publication.
Le texte intégral, tel que publié au Journal officiel de la Roumanie
Journal officiel de la Roumanie n° 785 du 16 septembre 2026 16 pages PDF, 110 KB l'acte commence à la page 13
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Cet article a un caractère purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Pour des situations concrètes, consultez un avocat ou un conseiller fiscal agréé.
