L’essentiel
- 58 universités peuvent organiser pendant l’année universitaire 2026-2027 le module psychopédagogique, c’est-à-dire le programme sans lequel un diplômé ne peut pas enseigner à l’école. Au total : 32 055 places.
- Les universités qui ne figurent pas sur la liste entrent en extinction, la mise en sommeil dans laquelle un programme est mené à son terme sans accueillir personne de nouveau : elles conduisent jusqu’au bout les étudiants inscrits les années précédentes, mais elles n’organisent plus de concours d’admission pour 2026-2027.
- Ces mêmes établissements de la liste, s’ils sont aussi centres de formation continue, peuvent organiser les examens pour les grades d’enseignement II et I.
Publié : Journal officiel de la Roumanie (Monitorul Oficial) n° 708 du 26 août 2026
Entrée en vigueur : 26 août 2026
L’étudiant qui veut devenir enseignant doit suivre le module psychopédagogique, et l’on sait désormais exactement dans quelles universités il peut encore le commencer cette année. L’arrêté du ministre de l’éducation et de la recherche n° 4.724/2026, publié au Journal officiel de la Roumanie n° 708 du 26 août 2026, approuve la liste des 58 établissements d’enseignement supérieur accrédités pour organiser le programme pendant l’année universitaire 2026-2027, ainsi que le nombre maximal d’étudiants pour chacun. C’est le troisième arrêté du ministère publié le même jour, aux côtés de celui sur les commissions d’éthique de la recherche.
Le programme existe sous deux formes. La première est le programme de formation psychopédagogique en vue de la certification des compétences pour la profession d’enseignant, avec un niveau I et un niveau II. La seconde est le programme universitaire de formation psychopédagogique pour l’enseignement préuniversitaire, de 30 crédits ECTS, signalé par un astérisque dans l’annexe ; un seul établissement de la liste l’organise sous cette forme, Universitatea „Emanuel” din Oradea.
La liste s’appuie sur la lettre n° 3.806 du 6 août 2026 de l’Agence roumaine d’assurance de la qualité dans l’enseignement supérieur (ARACIS) et sur le rapport d’approbation de la Direction générale de l’enseignement universitaire du 12 août 2026.
Les effets concrets
Le premier effet est la liste elle-même. Les 58 établissements d’enseignement supérieur accrédités peuvent organiser le programme pendant l’année universitaire 2026-2027, chacun avec un plafond de places qui lui est propre.
Le deuxième effet est l’exclusion. Les programmes organisés par des établissements qui ne figurent pas dans l’annexe entrent en extinction : ils assurent la scolarisation des étudiants inscrits les années universitaires précédentes, mais ils n’organisent plus de concours d’admission pour 2026-2027.
Le troisième effet porte sur la répartition des places entre les niveaux. L’arrêté indique que le nombre maximal se rapporte à un seul niveau, tandis que la manière dont les étudiants sont répartis entre les deux niveaux est décidée par chaque université.
Le quatrième effet est le lien avec les grades d’enseignement. Pendant l’année universitaire 2026-2027, les épreuves des examens pour les grades d’enseignement II et I, destinés au personnel de l’enseignement préuniversitaire, ne peuvent être organisées que par les établissements de la liste qui sont aussi centres de formation continue ou de perfectionnement, dans les conditions prévues par la loi.
Le cinquième effet est la dimension du système. Additionnés, les 58 plafonds donnent 32 055 places, dont les plus élevés reviennent à Universitatea „Babeș-Bolyai” din Cluj-Napoca, avec 3 500, et à Universitatea din București, avec 3 000.
Le sixième effet touche les centres universitaires implantés en province. Ils apparaissent comme des positions distinctes, avec des plafonds propres : le Centrul Universitar din Pitești, rattaché à Politehnica București, compte 800 places, le Centrul Universitar Nord Baia Mare de l’Universitatea Tehnică din Cluj-Napoca en compte 300, et Universitatea din Craiova dispose de 200 places distinctes à Drobeta-Turnu Severin.
Le septième effet concerne les universités privées. Seize des 58 positions sont des établissements privés ou confessionnels, de Universitatea Creștină „Dimitrie Cantemir” à Universitatea „Adventus” din Cernica, cette dernière avec le plus petit plafond de la liste, 35 places.
Le huitième effet est l’exécution. La Direction générale de l’enseignement universitaire, la Direction générale de la gestion, de la carrière enseignante et du réseau scolaire, les établissements d’enseignement supérieur et les inspections scolaires départementales sont chargés de l’application de l’arrêté.
Ce qui change par rapport à la situation antérieure
Le premier changement est celui qui revient chaque année : la liste est refaite pour chaque année universitaire, et un établissement qui n’obtient pas la confirmation de l’agence d’assurance de la qualité en sort.
Le deuxième changement est de fondement juridique. L’arrêté s’appuie sur la loi sur l’enseignement supérieur n° 199/2023 et sur la loi sur l’enseignement préuniversitaire n° 198/2023, et non sur la loi de 2011, ainsi que sur la Nomenclature des domaines approuvée par la décision du Gouvernement n° 191/2026 pour l’année universitaire 2026-2027.
Le troisième changement est la confirmation des évaluations externes. L’arrêté tient compte aussi de la méthodologie par laquelle sont reconnues, sur le territoire roumain, les évaluations réalisées par des agences d’assurance de la qualité étrangères inscrites au Registre européen pour l’assurance de la qualité dans l’enseignement supérieur.
Ce qui ne change pas, c’est le mécanisme d’extinction. Les étudiants déjà inscrits ne perdent rien : l’établissement a l’obligation de les scolariser jusqu’à la fin du programme, même s’il n’accueille plus de nouveaux étudiants.
La règle relative aux grades d’enseignement ne change pas non plus : la double condition, figurer sur la liste et être centre de formation continue, reste la même.
Avantages et inconvénients
Ce que cela améliore
- Les candidats savent, avant l’admission, dans quelles universités exactement ils peuvent commencer le module psychopédagogique cette année.
- Les plafonds publiés rendent vérifiable la taille réelle de l’offre, université par université.
- Les étudiants déjà inscrits à des programmes qui sortent de la liste sont protégés : la scolarisation se poursuit jusqu’à la fin.
- Les centres universitaires des petites villes apparaissent comme des positions à part, si bien que l’offre locale est visible et non noyée dans le chiffre de l’université mère.
- La liste couvre aussi les universités privées et confessionnelles, avec les mêmes règles d’accréditation.
- La répartition des places entre le niveau I et le niveau II reste du ressort de l’université, ce qui permet de suivre la demande réelle.
Ce qui reste problématique
- Le texte ne permet pas d’établir si le plafond s’applique une fois pour chaque niveau ou une fois pour les deux ensemble.
- L’annexe n’indique pas quels établissements sont aussi centres de formation continue, alors que c’est de cela que dépend le lieu où se passent les grades II et I.
- La liste paraît le 26 août, en pleine période d’admission pour une année universitaire qui commence un mois plus tard.
- L’arrêté ne dit pas quels établissements sont sortis de la liste par rapport à l’an dernier, si bien que les étudiants concernés doivent comparer eux-mêmes.
- L’annexe ne comporte pas de ligne de total, alors que le chiffre agrégé compte pour la politique du personnel enseignant.
- L’astérisque de la position 55 est expliqué dans une note placée sur la page suivante, facile à manquer.
Conseils pratiques
- Si vous voulez enseigner à l’école, vérifiez d’abord si l’université où vous étudiez fait partie des 58 de l’annexe. Si elle n’y est pas, vous ne pouvez pas y suivre le module cette année.
- Si vous êtes déjà inscrit à un programme qui ne figure plus sur la liste, ne l’abandonnez pas. L’établissement est tenu de vous scolariser jusqu’à la fin.
- Demandez à votre université comment elle répartit les places entre le niveau I et le niveau II. La décision lui appartient et varie d’un établissement à l’autre.
- Si vous étudiez dans un centre universitaire situé dans une autre ville, vérifiez sa position distincte sur la liste. Il a un plafond propre et ne partage pas ses places avec l’université mère.
- Pour les grades d’enseignement II et I, demandez à l’inspection scolaire départementale lesquels des établissements de la liste sont aussi centres de formation continue. L’annexe ne le dit pas.
- Si le programme de 30 crédits pour l’enseignement préuniversitaire vous intéresse, le seul établissement signalé par un astérisque sur la liste est Universitatea „Emanuel” din Oradea.
- Ne confondez pas le niveau I et le niveau II : le premier donne le droit d’enseigner dans l’enseignement obligatoire, le second dans le secondaire supérieur et le postsecondaire, dans les conditions prévues par la loi.
- Vérifiez la liste chaque année. Elle est refaite pour chaque année universitaire, et un établissement présent aujourd’hui peut manquer l’an prochain.
Questions fréquentes
Combien d’universités figurent sur la liste ?
Qu’arrive-t-il aux universités qui ne sont pas sur la liste ?
Quels sont les plafonds les plus élevés ?
Le nombre de places vaut-il par niveau ou au total ?
Où peut-on passer les grades d’enseignement II et I ?
Qu’est-ce que le programme de 30 crédits ?
La liste change-t-elle chaque année ?
Erreurs et incohérences dans le texte publié
- Art. 1er al. (3) : le plafond de places se lit de deux façons, avec des résultats différents. Le texte dit : „Numărul maxim de studenți care pot fi școlarizați se referă la un singur nivel, iar modul în care se distribuie numărul de studenți între cele două niveluri se decide la nivelul instituției de învățământ superior.”, c’est-à-dire que le nombre maximal d’étudiants pouvant être scolarisés se rapporte à un seul niveau, tandis que la manière dont ce nombre est réparti entre les deux niveaux est décidée par l’établissement d’enseignement supérieur. La première proposition dit que le plafond concerne un seul niveau, il s’appliquerait donc séparément au niveau I et au niveau II. La seconde dit que le nombre est réparti entre les deux niveaux, il s’agirait donc d’un fonds unique de places, à partager. Les deux lectures ne peuvent pas être vraies en même temps : à Universitatea „Babeș-Bolyai” din Cluj-Napoca, la première donne 7 000 places, la seconde 3 500. Sur l’ensemble de la liste, l’écart va de 32 055 à 64 110 places. Ni l’annexe ni le reste de l’arrêté ne tranchent.
Analyse de la rédaction
L’arrêté fait une chose utile et la fait de manière transparente : il publie non seulement qui a le droit d’organiser le module psychopédagogique, mais aussi combien d’étudiants chaque établissement peut accueillir. Dans un système où la pénurie d’enseignants revient sans cesse dans le débat, le chiffre agrégé, 32 055 places dans 58 universités, est un indicateur public que chacun peut vérifier. La clause d’extinction est tout aussi équitable, qui protège les étudiants déjà inscrits à des programmes sortis de la liste.
Le problème est que le chiffre central de l’acte n’a pas un sens unique. L’art. 1er al. (3) dit, dans une seule et même phrase, que le plafond se rapporte à un seul niveau et que le nombre est réparti entre deux niveaux. Pour un recteur qui planifie l’admission, l’écart représente le double des places. Pour le ministère, cela signifie que le total communiqué publiquement peut être de 32 055 ou de 64 110. Ce n’est pas une subtilité : c’est exactement la norme pour laquelle l’arrêté a été pris.
La deuxième observation porte sur le calendrier. La liste pour l’année universitaire 2026-2027 paraît le 26 août, quelques jours avant les sessions d’admission de septembre. Le candidat qui choisissait son université en juillet, en fonction de la possibilité de suivre le module, n’avait aucun moyen de savoir si son établissement figurerait encore sur la liste. Une publication au printemps ferait passer l’acte du statut de confirmation à celui d’information utile au moment de la décision.
La troisième observation porte sur ce qui manque. L’art. 2 subordonne l’organisation des examens pour les grades d’enseignement II et I à la qualité de centre de formation continue, mais l’annexe n’indique pas quels établissements l’ont. L’enseignant qui cherche où passer son grade se retrouve avec une liste de 58 noms et une condition qu’il ne peut pas vérifier à partir de l’acte.
Ce qui devrait changer
- La reformulation de l’art. 1er al. (3), en une seule phrase à sens unique. Soit le plafond s’applique par niveau, soit il s’agit d’un fonds unique réparti par l’établissement. De la réponse dépend le fait que le système offre 32 055 ou 64 110 places.
- Le marquage dans l’annexe des établissements qui sont aussi centres de formation continue. Une colonne supplémentaire répondrait directement à la question de l’art. 2, sans que l’enseignant ait à téléphoner à l’inspection.
- La publication de la liste avant la session d’admission, et non à la fin du mois d’août. Le candidat qui choisit sa faculté en fonction de la possibilité d’enseigner a besoin de l’information au printemps.
- L’indication des établissements entrés et sortis par rapport à l’année précédente. La clause d’extinction produit des effets concrets sur des étudiants qui, autrement, doivent comparer eux-mêmes deux annexes.
- Une ligne de total à la fin de l’annexe. Le nombre agrégé de places est un chiffre de politique publique, et il doit aujourd’hui être calculé par le lecteur.
Texte original de l’acte normatif
Le texte ci-dessous est reproduit en roumain, la forme officielle de publication.
Le texte intégral, tel que publié au Journal officiel de la Roumanie
Journal officiel de la Roumanie n° 708 du 26 août 2026 16 pages PDF, 108 KB l'acte commence à la page 14
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Cet article a un caractère purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Pour des situations concrètes, consultez un avocat ou un conseiller fiscal agréé.
