L’essentiel

  • À partir du 1er février 2027, qui veut un poste dans la police pénitentiaire s’inscrit exclusivement par une application informatique de l’Administration nationale des pénitenciaires, et l’examen médical complet n’a lieu qu’après que le candidat a été déclaré admis. L’arrêté du ministre de la justice n° 1.987/C/2026 réécrit 31 des 44 articles du règlement de concours approuvé en 2020 et cinq des sept articles de la procédure de vérification du comportement. Le dossier sur papier, déposé au guichet avec les pièces en original, disparaît : reste le téléversement des documents dans l’application, et les originaux ne sont présentés que par les lauréats.
  • Qui est concerné. Les candidats venus de l’extérieur du système, que l’acte appelle « sursă externă », source externe, c’est-à-dire des personnes qui ne travaillent pas dans les pénitenciers. Ensuite les policiers pénitentiaires déjà en poste, appelés « sursă internă », source interne : les agents qui veulent passer dans la catégorie des officiers, les officiers qui veulent un meilleur poste d’exécution et ceux qui se présentent pour des postes de direction, du chef de service jusqu’au directeur général de l’Administration nationale des pénitenciaires. Sont également concernées les structures de ressources humaines et de psychologie du personnel, qui tiennent les délais, ainsi que les commissions de concours et les commissions de règlement des contestations.
  • Les chiffres et les délais qui comptent. L’avis de concours reste obligatoire au moins 45 jours calendaires avant la première épreuve, et l’inscription dure 15 jours ouvrables. La contestation de l’examen psychologique se dépose dans un jour ouvrable, contre deux dans la forme de 2020, tandis que l’institution garde deux jours ouvrables pour répondre. Le paiement de la taxe de concours se fait dans 3 jours ouvrables, contre 7 auparavant. Les résultats de l’épreuve écrite sont publiés dans un maximum de 3 jours ouvrables, contre 5. La note minimale de réussite reste 7, 1 point est accordé d’office, et la notation se fait avec deux décimales, sans arrondi. L’arrêté a été signé le 22 septembre 2026, publié sept jours plus tard, et il entre en vigueur dans 125 jours, le 1er février 2027.
Acte : Arrêté du ministre de la justice n° 1.987/C/2026 portant modification et complément du règlement relatif au mode d’organisation et de déroulement des concours et examens pour l’occupation des postes vacants de policier pénitentiaire et de la procédure relative au déroulement des vérifications spécifiques et aux critères d’appréciation du comportement conforme aux principes qui gouvernent la profession de policier pénitentiaire, approuvés par l’arrêté du ministre de la justice n° 3.065/C/2020
Publié : Journal officiel de la Roumanie (Monitorul Oficial), Partie I, n° 826 du 29 septembre 2026, pages 10-15
Entrée en vigueur : 1er février 2027, date fixée par l’art. IV de l’arrêté

L’arrêté du ministre de la justice n° 1.987/C/2026 change les règles selon lesquelles on entre et on avance dans la police pénitentiaire, et la direction est celle qu’ont prise aussi d’autres concours de l’administration cet automne, à commencer par le concours pour la direction des instituts nationaux de recherche, passé intégralement en ligne : l’inscription, la planification des épreuves, les contestations et les résultats passent dans une application informatique, et le papier ne reste que pour ceux qui remportent le poste. L’acte modifie les deux annexes de l’arrêté du ministre de la justice n° 3.065/C/2020, qui s’applique depuis 2 244 jours, soit depuis plus de six ans, sans créer un règlement nouveau.

L’arrêté a été signé à Bucarest le 22 septembre 2026 par Ioan Turc, secrétaire d’État, pour le ministre de la justice par intérim, sur le fondement de l’art. 11 lettre h), de l’art. 15, de l’art. 99 al. (2) et de l’art. 195 de la loi n° 145/2019 relative au statut des policiers pénitentiaires. À la différence de la plupart des arrêtés ministériels, qui prennent effet dès la publication, celui-ci se fixe lui-même une date ultérieure : l’art. IV le reporte au 1er février 2027. Les 125 jours qui restent sont, en pratique, le temps dont l’Administration nationale des pénitenciaires dispose pour avoir l’application informatique en état de marche, car sans elle aucun concours ne peut plus être organisé dans la lettre du nouveau texte.

Deux notions reviennent dans tout l’acte et méritent d’être éclaircies d’emblée. « Agent » et « officier » sont les deux catégories de policiers pénitentiaires, la première avec des études de niveau lycée, la seconde avec des études supérieures, et le passage de l’une à l’autre ne se fait que par concours. « Sursa externă » désigne le candidat venu de l’extérieur du système, « sursa internă » le policier pénitentiaire déjà en fonction, et la différence entre les deux décide des documents exigés et des vérifications effectuées.

Les effets concrets

Le premier effet est que le dossier de concours devient électronique. Les articles 5 et 22 du règlement, réécrits intégralement, disposent que l’inscription, la publication de la planification des épreuves, la publication des résultats de chaque étape, l’enregistrement des contestations et la publication des solutions aux contestations se font par une application informatique d’inscription et de recrutement, disponible exclusivement en ligne sur le site de l’Administration nationale des pénitenciaires. Les documents sont téléversés, non déposés, et l’application attribue à chaque candidat un identifiant unique, sous lequel apparaissent les planifications et les notes. L’obligation de suivre tout le processus revient explicitement au candidat : une information qu’il n’a pas vue à temps ne peut donc plus être invoquée.

Le deuxième effet concerne les candidats venus de l’extérieur du système et c’est celui qui a des conséquences financières directes. Jusqu’ici, qui s’inscrivait par la source externe devait faire établir la fiche médicale type par le médecin de l’unité, c’est-à-dire l’examen médical complet, dans les 7 jours ouvrables suivant les résultats finaux de l’examen psychologique, donc avant de savoir s’il passait les épreuves. Le nouvel art. 23 al. (8) déplace cette vérification après la publication des résultats finaux du concours et la réserve exclusivement aux candidats déclarés admis. Il reste, en revanche, une exigence plus légère à mi-parcours : le jour de l’épreuve sportive, le candidat remet à la commission une attestation du médecin de famille certifiant l’aptitude à l’effort physique, en cours de validité et pas plus ancienne que 3 mois. Qui ne l’a pas ne passe pas l’épreuve et est éliminé.

Le troisième effet tient à l’intégrité. À la procédure de l’annexe n° 2 s’ajoute un critère nouveau : la personne ne doit pas avoir commis d’infractions sexuelles, d’exploitation de personnes ou commises contre des mineurs. La preuve se fait par le certificat d’intégrité comportementale, le document délivré sur la base du registre national des personnes condamnées pour de tels faits, qui entre dans la liste des pièces que le candidat dépose dans un délai maximal de 10 jours ouvrables à compter de la publication des résultats finaux.

Le quatrième effet est plus discret et il change l’équilibre de la salle de concours. La commission de concours reçoit, par le nouvel art. 32 al. (6), le pouvoir d’annuler les sujets mal formulés et d’accorder d’office à tous les candidats le nombre maximal de points correspondant. En sens inverse, à l’épreuve écrite, une correction faite autrement que par un trait horizontal n’entraîne plus automatiquement l’annulation de la copie : le nouvel art. 31 al. (3) dit qu’elle « poate fi considerată » signe distinctif, qu’elle peut être considérée comme tel, et que le président de la commission « are posibilitatea » d’annuler la copie, qu’il en a la possibilité. La sanction automatique devient ainsi une décision discrétionnaire, sans critères écrits.

Le cinquième effet concerne les commissions. Aux concours pour les postes de direction du sommet du système, un même secrétaire peut servir les deux commissions, celle de concours et celle de règlement des contestations. Le président de la commission des contestations des autres concours peut être le directeur général, un directeur général adjoint, le chef de la structure de spécialité, un directeur d’unité ou un directeur adjoint du domaine du poste. Et si, après le règlement d’une contestation, le classement change de telle sorte que la liste des admis est modifiée, la commission recorrige d’office les copies de tous les candidats qui se trouvent dans cette situation.

Ce qui change par rapport à la situation antérieure

Le règlement de 2020, approuvé par l’arrêté du ministre de la justice n° 3.065/C/2020 et publié au Journal officiel de la Roumanie, Partie I, n° 709 du 7 août 2020, supposait du papier à chaque pas : dossier déposé à la structure de ressources humaines, copies présentées avec les originaux et certifiées sur place, résultats affichés sur le site et au siège, contestations déposées ou transmises physiquement, avec date, heure et signature de celui qui les enregistre. Toutes ces formules ont été remplacées par le téléversement dans l’application et par la publication au moyen de l’application. Le verbe « se afișează », est affiché, a été remplacé systématiquement par « se publică », est publié, et les résultats ne sont plus « définitifs », mais « finaux ».

Un gain net pour le candidat : à la vérification du dossier, la forme de 2020 lui donnait un jour ouvrable uniquement pour contester le résultat. Les articles 6 al. (2) et 23 al. (2), dans leur forme nouvelle, lui permettent, dans le même jour ouvrable, de compléter aussi son dossier, et non seulement de s’en plaindre. Un dossier rejeté pour un document manquant peut donc être sauvé.

Une perte tout aussi nette : la contestation de l’examen psychologique se déposait, en 2020, dans les deux jours ouvrables suivant l’affichage du résultat. Les nouveaux art. 6 al. (6) et art. 23 al. (6) ramènent le délai à un seul jour ouvrable. Le délai de réponse de l’institution reste, lui, de deux jours ouvrables. À partir de 2027, le candidat a la moitié du temps dont dispose la commission, pour une épreuve qu’il ne peut contester qu’une seule fois.

Le délai de paiement de la taxe s’est raccourci lui aussi, mais plus important encore, son point de départ a été déplacé. En 2020, le candidat de la source externe payait la taxe dans le délai de 7 jours ouvrables qui courait à compter de l’affichage des résultats finaux de l’examen psychologique, donc après le règlement des contestations. L’article 24 al. (2), dans sa forme nouvelle, lui donne 3 jours ouvrables à compter de la publication des résultats, sans le mot « finale », finaux, et ajoute une sanction expresse : qui ne prouve pas le paiement est éliminé du concours.

À l’épreuve écrite, la publication des résultats s’est accélérée, d’un maximum de 5 jours ouvrables à un maximum de 3. La notation, qui disait auparavant seulement que 1 point est accordé d’office, reçoit désormais une règle de précision : deux décimales, sans arrondi. Et si, entre la note donnée par la commission de concours et celle donnée par la commission des contestations, apparaît un écart supérieur à 1 point, une note justificative est établie et classée au dossier de concours.

Deux dispositions de 2020 ont disparu sans être remplacées. La première est l’art. 42 al. (1), qui prévoyait que, « în situația în care candidații nu au posibilitatea de a transmite documentele on-line, acestea se depun la structura de resurse umane », autrement dit que, lorsque les candidats n’ont pas la possibilité de transmettre les documents en ligne, ceux-ci sont déposés à la structure de ressources humaines. L’article 42 a été réécrit complètement et traite maintenant d’autre chose, le formulaire par lequel une personne peut annoncer son intention de se présenter pour les postes considérés déficitaires. La soupape prévue pour le candidat sans accès à internet n’existe plus nulle part dans le règlement. La seconde est l’art. 5 de la procédure de vérification du comportement, abrogé, qui étendait les vérifications aux deux modalités de recrutement sans concours : la répartition des diplômés des écoles de la spécialité et le transfert des militaires et des policiers venus d’autres institutions de la défense, de l’ordre public et de la sécurité nationale.

Avantages et inconvénients

Ce que cela améliore

  • Le coût de l’entrée baisse pour les candidats venus de l’extérieur du système. L’examen médical complet, qui signifiait des jours de congé, des déplacements et des analyses, se fait après que le poste est gagné, non avant la première épreuve.
  • Le dossier rejeté pour une pièce manquante peut être complété, et pas seulement contesté, dans le jour ouvrable que donne le règlement.
  • Le calendrier des épreuves et la planification horaire de la première épreuve sont désormais publiés au minimum 2 jours ouvrables avant le départ. Le règlement de 2020 n’exigeait aucun préavis.
  • Les sujets mal formulés peuvent être annulés, avec le nombre maximal de points pour tous, et non seulement ceux qui sortent du programme.
  • Quand une contestation admise change la liste des admis, la commission recorrige d’office les copies de tous ceux qui sont touchés, et non uniquement celle du contestataire.
  • Le critère nouveau d’intégrité, vérifié par le certificat d’intégrité comportementale, ferme une brèche dans une profession qui travaille avec des personnes privées de liberté, mineurs compris.

Ce qui reste problématique

  • Il n’existe aucune voie d’inscription de rechange. L’application est « disponibilă exclusiv online », disponible exclusivement en ligne, et l’ancien art. 42 al. (1), qui permettait le dépôt au guichet à qui ne peut pas téléverser de documents, a été supprimé.
  • Les délais du candidat sont plus courts que ceux de l’institution à chaque pas où tous deux ont une montre. Un jour ouvrable pour contester l’examen psychologique, deux pour la réponse.
  • L’examen psychologique lui-même n’a aucun délai. Tout le reste de la procédure en a, et les délais fixes consomment environ 35 des 45 jours calendaires qui séparent l’avis de la première épreuve.
  • L’annulation de la copie pour une correction mal faite devient une décision du président de la commission, sans critères publiés et sans voie expresse de contestation de la décision elle-même.
  • La note justificative qui explique un écart de plus de 1 point entre les deux commissions est classée au dossier, et les pièces du dossier sont confidentielles, à l’exception de celles qui sont publiées. Le candidat dont le résultat a le plus bougé n’apprend pas pourquoi.
  • Sur les concours en cours au 1er février 2027, le texte se tait, alors qu’il change le mode même de dépôt du dossier.

Conseils pratiques

  1. Si vous préparez un concours dans les pénitenciers, vérifiez d’abord si l’avis a été publié avant ou après le 1er février 2027. Les anciennes règles et les nouvelles diffèrent quant au dossier, aux délais et au moment de l’examen médical, et l’acte ne dit pas lesquelles s’appliquent à un concours commencé avant cette date.
  2. Mettez-vous une alerte quotidienne sur le site de l’Administration nationale des pénitenciaires dès le jour de votre inscription. Le règlement dit expressément que l’obligation de suivre le processus vous revient, et la plupart de vos délais sont d’un seul jour ouvrable.
  3. Préparez à l’avance l’attestation du médecin de famille pour l’effort physique. Elle doit être valable et pas plus ancienne que 3 mois le jour de l’épreuve sportive : une attestation obtenue au moment de l’inscription peut donc expirer d’ici là. Sans elle, vous ne passez pas l’épreuve et vous sortez du concours.
  4. Si vous êtes candidat venu de l’extérieur du système et que le résultat de l’examen psychologique ne vous satisfait pas, déposez la contestation dès le premier jour ouvrable et, en parallèle, acquittez la taxe de concours dans les 3 jours ouvrables. Le texte ne prévoit aucune réouverture du délai pour qui gagne sa contestation, et le défaut de paiement entraîne l’élimination.
  5. Vérifiez si vous avez un certificat d’intégrité comportementale avant de vous présenter. Il est délivré par la police, sur demande, et vous n’aurez que 10 jours ouvrables après les résultats finaux pour le déposer, à côté de la fiche médicale et des pièces en original.
  6. Si vous êtes déjà policier pénitentiaire et que vous vous présentez pour un avancement, demandez à l’avance l’attestation qui certifie les postes occupés et le respect des conditions d’ancienneté et d’appréciation professionnelle. Elle remplace, dans le dossier électronique, les preuves que vous présentez autrement au guichet.
  7. Écrivez au brouillon, non sur la copie, et ne corrigez qu’avec un trait horizontal sur le mot, la ligne ou le paragraphe erroné. Toute autre forme de correction peut être lue comme un signe distinctif, et la décision d’annuler la copie appartient au président de la commission.

Questions fréquentes

À partir de quand les nouvelles règles s’appliquent-elles ?
À partir du 1er février 2027. L’article IV de l’arrêté fixe expressément cette date : les règles ne s’appliquent donc pas à la publication, comme c’est d’ordinaire le cas des arrêtés ministériels, mais après 125 jours.
Qu’advient-il d’un concours annoncé avant le 1er février 2027, mais dont les épreuves ont lieu après cette date ?
L’arrêté ne le dit pas. Il ne contient pas de dispositions transitoires, bien qu’il change le mode même de dépôt du dossier. La règle générale est que les normes de procédure s’appliquent immédiatement, mais un candidat qui a déposé son dossier sur papier en janvier n’a dans le texte aucune garantie sur ce qui lui arrive. La dernière fois que la loi a changé ces concours, en 2020, elle a réglé le problème explicitement : l’art. II de l’ordonnance d’urgence du Gouvernement n° 8/2020 a prévu que les procédures commencées ne continuent pas, qu’elles sont reprises, et que les taxes de ceux qui ne se réinscrivent pas sont restituées.
Dois-je encore faire la fiche médicale avant le concours ?
Non, si vous venez de l’extérieur du système. L’examen médical complet et la fiche médicale type se font après la publication des résultats finaux, uniquement pour les candidats déclarés admis, dans les 10 jours ouvrables. À l’inscription, il suffit d’une attestation du médecin de famille dont il résulte que vous êtes médicalement apte pour le concours ou cliniquement sain, et le jour de l’épreuve sportive il vous faut encore une attestation pour l’effort physique, pas plus ancienne que 3 mois. Les candidats venus de l’intérieur du système déposent, comme jusqu’à présent, l’attestation délivrée par le médecin de l’unité.
De combien de temps je dispose pour contester chaque étape ?
Vous avez un jour ouvrable pour le résultat de la vérification du dossier, intervalle dans lequel vous pouvez aussi compléter le dossier. Un jour ouvrable également pour le résultat de l’examen psychologique, une seule fois. 24 heures pour le barème d’évaluation et de notation et deux jours ouvrables pour la note de l’épreuve écrite, ces deux derniers délais étant fixés par la loi n° 145/2019 et non par l’arrêté. Si vous n’êtes toujours pas satisfait, il reste l’action devant le contentieux administratif.
Qu’est-ce que le certificat d’intégrité comportementale et où l’obtient-on ?
C’est le document qui montre si une personne figure au registre national de celles qui ont été condamnées pour des infractions sexuelles, d’exploitation de personnes ou commises contre des mineurs. Il est délivré par les structures de police, sur demande. À partir du 1er février 2027, il entre dans la liste des documents exigés lors des vérifications spécifiques, à côté des déclarations sur l’honneur relatives aux contraventions, aux domiciles des trois dernières années et à l’appartenance à des organisations non reconnues ou interdites.
Puis-je m’inscrire sur deux postes du même avis ?
Non. L’art. 5 al. (5) comme l’art. 22 al. (5) du règlement disposent qu’on ne peut opter que pour un seul poste du même avis. La règle existait aussi dans la forme de 2020, sous la forme de la demande d’inscription à option unique.
Quelle note me faut-il pour être admis ?
Au moins 7 à l’épreuve écrite, note fixée par l’art. 985 al. (10) de la loi n° 145/2019, plus la mention « admis » aux épreuves éliminatoires, plus le classement dans la limite des postes mis au concours. Pour les postes de direction du sommet du système, il faut au moins la note 7 à chaque épreuve. 1 point est accordé d’office, et la notation se fait avec deux décimales, sans arrondi.
Si celui qui a été déclaré admis renonce, le poste est-il perdu ?
Non. Il est offert au candidat classé au rang suivant, à condition qu’il ait obtenu au moins la note 7, selon l’art. 986 al. (1) de la loi n° 145/2019, auquel renvoient les nouveaux art. 17 al. (2) et art. 37 al. (7) du règlement.

Erreurs et incohérences dans le texte publié

  • L’article I point 18, qui réécrit l’art. 24 al. (2) du règlement. La taxe de concours se paie « în termen de 3 zile lucrătoare de la publicarea rezultatelor la testarea psihologică », dans un délai de trois jours ouvrables à compter de la publication des résultats de l’examen psychologique, et ceux qui ne prouvent pas le paiement « sunt eliminați din concurs », sont éliminés du concours. Par le point 17, qui réécrit l’art. 23, la contestation de ces mêmes résultats se dépose dans un jour ouvrable, et la solution vient dans un délai maximal de deux jours ouvrables à compter de l’expiration du délai de dépôt, c’est-à-dire au plus tard le troisième jour ouvrable. Le candidat déclaré inapte qui gagne sa contestation devient apte le jour même où expire le délai de paiement, compté depuis la publication initiale, et aucun texte ne lui rouvre ce délai. La forme de 2020 évitait le piège : l’art. 24 al. (2) et (3) rattachait le paiement à l’affichage des résultats finaux de l’examen psychologique et donnait 7 jours ouvrables.
  • L’article II points 4, 5 et 6, qui concernent la procédure de l’annexe n° 2. Dans la forme de 2020, l’art. 3 al. (1) commençait par « Pentru candidații din sursă externă declarați ‹admis› », pour les candidats de la source externe déclarés admis, et l’art. 4 al. (6) se référait au « dosarul de încadrare al candidatului declarat ‹admis› la concurs », le dossier de recrutement du candidat déclaré admis au concours. Les deux précisions disparaissent, et le procès-verbal s’établit maintenant « pentru fiecare candidat », pour chaque candidat, sans aucune limitation. Dans le même temps, l’art. 5, qui étendait la procédure au recrutement sans concours des diplômés des écoles de la spécialité et au transfert des militaires et des policiers venus d’autres institutions, c’est-à-dire aux modalités prévues par l’art. 13 al. (1) lettres a) et c) de la loi n° 145/2019, est abrogé. On ne peut plus établir qui tombe sous la norme : tous les inscrits, seulement les admis, ou seulement ceux de la source externe. Et les deux catégories recrutées sans concours restent sans procédure de vérification, alors que l’art. 11 lettre h) de la loi leur impose la même condition de comportement et renvoie justement à une procédure approuvée par arrêté du ministre de la justice.
  • L’article I point 26, qui introduit l’art. 32 al. (6) du règlement. Le texte nouveau permet d’annuler les sujets et d’accorder le nombre maximal de points à tous les candidats lorsque ceux-ci « au fost greșit formulate sau excedează tematicii și bibliografiei de concurs », ont été mal formulés ou excèdent le programme et la bibliographie du concours. L’article 33 al. (4), non modifié et donc resté en vigueur, prévoit la même mesure pour les sujets qui « au excedat tematicii sau bibliografiei », ont excédé le programme ou la bibliographie. Un sujet qui sort du programme, mais se retrouve dans la bibliographie, est couvert par un texte et n’est pas couvert par l’autre, et de la conjonction dépend qu’un candidat reçoive ou non le nombre maximal de points.

Analyse de la rédaction

L’arrêté a une bonne intention et une exécution précipitée. L’intention se voit dans le déplacement de l’examen médical après les résultats finaux : jusqu’ici, un candidat venu de l’extérieur du système payait de sa poche analyses et déplacements chez le médecin de l’unité avant de savoir s’il passait l’épreuve sportive, et s’il échouait, l’argent et les jours étaient perdus. À partir du 1er février 2027, ce coût n’est payé que par celui qui a gagné le poste. L’exécution précipitée se voit dans les délais. Le règlement fixe 15 jours ouvrables pour l’inscription, 3 pour la vérification des dossiers, un jour chacun pour le complètement et pour le règlement, un pour la contestation psychologique, deux pour la réponse à celle-ci, trois pour le paiement de la taxe et un minimum de deux jours ouvrables de préavis pour la première épreuve. Posés sur le calendrier, ceux qui courent en parallèle comptés une seule fois, cela fait 25 jours ouvrables, soit environ 35 jours calendaires, dans une fenêtre légale de 45 jours calendaires entre l’avis et la première épreuve. Il reste une dizaine de jours pour la seule étape à laquelle personne n’a donné de délai : la programmation et le passage effectif de l’examen psychologique, pour tous les candidats, dans tout le pays. Et l’art. 40 du règlement prolonge tout délai qui tombe un jour non ouvrable : un concours annoncé avant un jour férié entre donc en déficit.

Le deuxième problème de fond est l’asymétrie des délais. Partout où les deux parties ont une montre, celle du candidat va plus vite. À l’examen psychologique, la différence est directement mesurable : le candidat a un jour ouvrable pour contester, la commission en a deux pour répondre. Jusqu’ici, les deux délais étaient de deux jours chacun : l’arrêté a donc coupé la moitié du temps du candidat et laissé intact celui de l’institution. Au bout de la procédure, le rapport se voit encore mieux : le candidat déclaré admis a 10 jours ouvrables pour la fiche médicale, les pièces en original et les documents d’intégrité, tandis que l’administration a 30 jours ouvrables, soit six semaines, pour émettre l’acte de nomination, avec la possibilité, conservée depuis 2020 à l’art. 38 al. (2), de dépasser même ce délai pour des motifs dûment justifiés. Plus encore, l’art. 37 al. (11) permet à la Direction de la gestion des ressources humaines de demander des données supplémentaires elles aussi « dans un délai maximal de 30 jours ouvrables » à compter de la publication des résultats, c’est-à-dire le jour même où l’acte de nomination devrait déjà être émis.

Le troisième problème est le silence sur la transition. L’acte n’a pas de dispositions transitoires, bien qu’il change la modalité même de dépôt du dossier et bien que l’avis de concours soit publié obligatoirement 45 jours calendaires avant la première épreuve, ce qui garantit qu’il existera des concours annoncés sous l’ancien régime et déroulés sous le nouveau. Le précédent existe et il est récent : quand l’ordonnance d’urgence du Gouvernement n° 8/2020 a réécrit les mêmes concours, l’art. II a dit sans équivoque que les procédures commencées ne continuent pas, qu’elles sont reprises, et que les taxes des candidats qui ne se réinscrivent pas sont restituées. C’est alors aussi qu’a été donné un délai de 30 jours pour l’adoption du règlement, délai dépassé de 153 jours, puisque l’acte n’a paru que le 7 août 2020. Cette histoire est un argument de plus pour que l’application informatique ait un délai écrit, et non seulement une date d’entrée en vigueur.

Enfin, une observation de technique législative à effet pratique. L’arrêté réécrit deux articles parallèles qui disent la même chose, l’art. 9 al. (2) et l’art. 27 al. (1), mais les formule différemment : dans le premier, une personne peut être « président ou membre d’une seule commission », dans le second « président et membre d’une seule commission ou sous-commission ». La forme de 2020 employait « ou » dans les deux. Comme de là dépend si le président de la commission de concours peut faire partie aussi de la commission qui juge ses propres notes, la conjonction n’est pas un détail de rédaction.

Ce qui devrait changer

  • Que le délai de paiement de la taxe court à compter des résultats finaux de l’examen psychologique. Un seul mot ajouté à l’art. 24 al. (2), « finale », finaux, élimine la situation où un candidat qui gagne sa contestation est éliminé pour une taxe dont il ne pouvait pas savoir qu’il la devait.
  • Que la procédure de vérification du comportement retrouve son domaine. Soit on réintroduit à l’art. 3 al. (1) la précision qu’elle s’applique à ceux qui sont déclarés admis, soit on écrit un article d’application qui couvre expressément aussi le recrutement des diplômés et les transferts, les catégories restées à découvert par l’abrogation de l’art. 5.
  • Que l’examen psychologique reçoive un délai. Sans lui, la seule étape sans montre absorbe tout ce qui reste des 45 jours calendaires, et tout retard se traduit par le report du concours ou par la compression des étapes suivantes.
  • Que les délais du candidat soient égaux à ceux de la commission. Le retour à deux jours ouvrables pour la contestation de l’examen psychologique prend à l’administration un seul jour et rend au candidat le temps minimal de lire un résultat et de formuler une objection motivée.
  • Qu’il existe une voie de secours à l’inscription. L’ancien art. 42 al. (1) permettait le dépôt au guichet à qui ne peut pas transmettre les documents en ligne. Sa suppression, dans un concours ouvert aussi aux personnes venues de l’extérieur du système, transforme l’accès à internet en condition de participation non écrite.
  • Que l’annulation de la copie pour signes distinctifs reçoive des critères. Si la décision reste au président de la commission, le texte devrait exiger au moins la motivation écrite au procès-verbal et sa communication au candidat, sans quoi le pouvoir discrétionnaire ne peut être vérifié par personne.
  • Que la note justificative des écarts de plus de 1 point soit communiquée au candidat. C’est le document qui explique pourquoi sa note a changé de façon significative entre les deux commissions, et le garder confidentiel vide de contenu le droit de saisir la juridiction de contentieux administratif.

Texte original de l’acte normatif

Le texte ci-dessous est reproduit en roumain, la forme officielle de publication.

Le texte intégral, tel que publié au Journal officiel de la Roumanie

Journal officiel de la Roumanie n° 826 du 29 septembre 2026, pages 10-15 16 pages PDF, 111 KB l'acte commence à la page 10

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Cet article a un caractère purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Pour des situations concrètes, consultez un avocat ou un conseiller fiscal agréé.