L’essentiel
- Le plafond de la subvention passe de 200 000 à 300 000 euros. Le budget de la société qui gère les établissements de cure thermale de l’État est détaillé dans l’arrêté conjoint n° 1.092/1.087/2026. Le taux ne change pas, 50 % au maximum des dépenses éligibles, hors TVA. L’arrêté ne reproduit pas la forme antérieure, mais dans la version consolidée du régime, l’article 12 arrêtait la subvention à 200 000 euros.
- Le régime reprend le délai du 25 septembre 2026 fixé par les règles générales de reclassification CAEN. Pour les dossiers déposés jusqu’à cette date, une société dont l’objet d’activité n’a pas été transposé dans le CAEN Rev. 3 reçoit encore une demande de clarification. Pour ceux déposés après, le dossier est rejeté d’emblée.
- Les personnes physiques autorisées (PFA), les entreprises individuelles et les entreprises familiales peuvent recevoir l’argent sur un compte ouvert auprès d’une banque commerciale, et non plus uniquement auprès du Trésor public. Le paiement intervient dans un délai maximal de 30 jours ouvrables à compter de l’acceptation.
Publié : Journal officiel de la Roumanie n° 674 du 14 août 2026
Entrée en vigueur : 14 août 2026
Une société du tourisme thermal qui dépose son dossier après le 25 septembre 2026 avec un objet d’activité non transposé dans le CAEN Rev. 3 ne recevra plus aucune demande d’éclaircissements : son dossier sera rejeté d’emblée. Le ministère de l’Économie, de la Numérisation, de l’Entrepreneuriat et du Tourisme a publié au Journal officiel de la Roumanie (Monitorul Oficial) l’Arrêté n° 1.259/2026, qui modifie en seize points le régime d’aides de minimis pour la modernisation et le développement des stations thermales et climatiques, approuvé en 2023. Le même ministère est déjà intervenu récemment sur un régime de minimis, par l’arrêté qui a rendu les microentreprises éligibles à SME Eco-Tech.
Trois des seize points sont de simples alignements de dénomination, mais ils touchent tout le contenu du régime. Le régime avait été rédigé à l’époque où le ministère portait un autre nom et où la classification des activités économiques en était à sa version précédente. L’arrêté remplace partout « ministère de l’Économie, de l’Entrepreneuriat et du Tourisme » par la dénomination actuelle et l’abréviation MEAT par MEDAT, et « ministère du Travail et de la Solidarité sociale » par « ministère du Travail, de la Famille, de la Jeunesse et de la Solidarité sociale ».
Sous ces ajustements se trouvent toutefois quatre changements qui pèsent sur l’argent : le relèvement du plafond de la subvention de 200 000 à 300 000 euros, le passage intégral au CAEN Rev. 3, avec une date limite au-delà de laquelle aucune clarification n’est demandée, l’ouverture des paiements aux banques commerciales pour les formes d’organisation sans personnalité morale et la réécriture de la liste des dépenses éligibles.
L’arrêté est assorti de l’avis n° 12.865 du 5 août 2026 du Conseil de la concurrence et se fonde sur le règlement (UE) 2023/2.831 relatif aux aides de minimis.
Les effets concrets
Un autre régime de minimis a modifié son budget sur la même période : les microentreprises de six départements reçoivent 37,8 millions d’euros de plus.
Les codes CAEN éligibles sont désormais énumérés par catégorie de financement. L’article 9 réécrit rattache chaque type d’investissement à des codes précis du CAEN Rev. 3 : 5611 et 5630 pour la restauration, 5510, 5520, 5530 et 5590 pour l’hébergement, 5510, 8699 et 9329 pour les soins thermaux, neuf codes pour les sites culturels, quatre pour les installations sportives et trois pour les loisirs, 7721, 9321 et 9329. Deux codes figurent chacun dans deux catégories : 9329, sous les soins thermaux et sous les loisirs, et 5510, sous l’hébergement et sous les soins thermaux.
L’activité doit être autorisée dans l’établissement depuis au moins un an. La condition est répétée pour chaque catégorie : le demandeur doit avoir l’activité autorisée dans l’établissement pour lequel il sollicite le financement à la fois au moment du dépôt de la demande et au moins un an auparavant. Il n’est pas possible d’ouvrir un nouveau code simplement pour entrer dans le champ du régime.
Les structures doivent être classées ou autorisées. Pour l’hébergement et la restauration, la structure d’accueil touristique doit être classée par l’autorité centrale du tourisme. Pour les soins thermaux, le centre de soins doit être autorisé par l’autorité centrale de la santé.
Un délai unique pour la mise à jour du CAEN, le 25 septembre 2026. Cette date n’est pas créée par le présent arrêté : elle provient de l’article 51, paragraphe (2), de la décision du Gouvernement n° 656/1997, le délai général de reclassification auprès du Registre du commerce. L’arrêté ne fait que la reprendre et y attacher une conséquence procédurale. Pour les dossiers déposés jusqu’à cette date, l’agence demande la mise à jour par une lettre de clarification, et celui qui ne produit pas le document du Registre du commerce est rejeté. Pour les dossiers déposés après, toute société dont l’activité n’a pas été mise à jour est rejetée d’emblée, sans clarification.
Le plafond de la subvention passe de 200 000 à 300 000 euros. L’article 12 réécrit prévoit 50 % au maximum de la valeur des dépenses éligibles, hors TVA, sans dépasser 300 000 euros, en équivalent lei. Le taux de 50 % ne change pas. L’arrêté ne reproduit pas la forme antérieure, mais celle-ci se vérifie dans la version consolidée du régime publiée sur le Portail législatif : l’article 12, tel qu’il avait été réécrit par l’arrêté n° 576/2024, arrêtait la subvention à 200 000 euros. La même hausse figure dans le contrat-cadre de l’annexe n° 10, où l’article 2 passe lui aussi de 200 000 à 300 000 euros. Ces 300 000 euros sont précisément le plafond général de minimis du règlement (UE) 2023/2.831, auquel l’article 8, lettre d), du régime était aligné depuis février 2024. Pendant deux ans et demi, le régime a eu un plafond d’éligibilité de 300 000 euros et un plafond de subvention de 200 000. Ce n’est que maintenant que les deux coïncident.
Les PFA peuvent être payées par virement bancaire. La règle de l’article 38, paragraphe (1), à laquelle il est dérogé, adresse le compte de destination au Trésor public. Par la nouvelle dérogation prévue à l’article 38, les personnes physiques autorisées (PFA), les entreprises individuelles et les entreprises familiales constituées conformément à l’ordonnance d’urgence du Gouvernement n° 44/2008 peuvent encaisser les sommes sur des comptes ouverts auprès de banques commerciales de Roumanie.
Le délai de paiement reste de 30 jours ouvrables. L’article 39 réécrit maintient l’obligation pour l’agence de virer les sommes approuvées dans un délai maximal de 30 jours ouvrables à compter de leur vérification et de leur acceptation, dans la limite des crédits budgétaires. L’arrêté ne modifie pas le délai, il ajoute seulement le compte auprès d’une banque commerciale comme destination possible, à côté de celui du Trésor public.
La liste des dépenses éligibles est réécrite en quatre chapitres. L’aménagement du terrain, y compris les démolitions, le défrichement, les déviations de réseaux et les travaux environnementaux ; le raccordement aux réseaux d’utilité publique ; l’investissement de base, avec les constructions, les installations et les équipements ; et l’organisation du chantier. Les équipements relevant du chapitre de l’investissement de base ne sont remboursés que si le projet comprend aussi des constructions, une extension et une réhabilitation de bâtiments. La condition figure à l’article 14, paragraphe (1), qui ne couvre que les actions visées à l’article 13, paragraphe (1), lettres a) et b). L’acquisition d’équipements, de mobilier et d’appareils médicaux spécifiques aux soins thermaux relève de l’article 15, réécrit par le point 6, où aucune condition de ce type n’apparaît.
Les biens de faible valeur sont eux aussi remboursables, et pas seulement les immobilisations. Sont éligibles les biens situés sous le seuil de valeur des immobilisations, si leur durée d’utilisation dépasse un an. Pour ceux-ci, le contribuable peut récupérer la dépense par des déductions d’amortissement, conformément à l’article 21 du Code fiscal. Ici, l’arrêté se cite lui-même de façon incohérente : le préambule invoque l’article 28, paragraphe (2), lettre b), de la loi n° 227/2015, tandis que le nouveau texte des articles 14 et 15 renvoie à l’article 21 de la même loi.
Ce qui change par rapport à la situation antérieure
Le plus grand changement porte sur l’argent. Le plafond de la subvention monte de 50 %, de 200 000 à 300 000 euros, tant à l’article 12 du régime qu’à l’article 2 du contrat-cadre. Le nombre estimé de bénéficiaires de l’article 11, 60 pour la période 2024-2027, soit 15 par an, n’est pas touché par cet arrêté.
Le deuxième changement est de classification. Le régime de 2023 se référait au CAEN Rev. 2. Désormais, les critères d’éligibilité sont écrits directement dans le CAEN Rev. 3, et la définition du domaine d’activité de l’article 7 a été réécrite dans le même sens. Pour une entreprise, cela signifie qu’il ne suffit plus d’exercer l’activité ; il faut l’avoir enregistrée sous le nouveau code.
Le troisième changement est procédural et il a du mordant. L’arrêté crée les deux règles en même temps : jusqu’au 25 septembre 2026, une activité non mise à jour se règle par une lettre de clarification, et pour les dossiers déposés après cette date, l’étape de clarification sur ce point disparaît. Le régime antérieur ne contenait aucun des deux paragraphes.
Dans un autre régime de minimis, les conditions d’éligibilité ont été retirées du texte : un arrêté du ministre de la culture efface l’article qui disait qui peut demander l’argent et reporte au 5 décembre le délai des projets.
Le quatrième changement porte sur le circuit de l’argent. L’obligation de détenir un compte au Trésor public demeure pour les sociétés constituées en vertu de la loi n° 31/1990, mais pour les PFA, les entreprises individuelles et les entreprises familiales apparaît l’alternative du compte bancaire commercial. La même mise en cohérence a été opérée dans le contrat-cadre figurant à l’annexe n° 10.
Enfin, les annexes n° 4 et n° 5 du régime, la déclaration relative au classement dans la catégorie des petites et moyennes entreprises et le calcul applicable aux entreprises partenaires ou liées, ont été intégralement remplacées par de nouveaux formulaires.
Avantages et inconvénients
Ce que cela améliore
- Les codes CAEN éligibles sont énumérés explicitement, par catégorie d’investissement, de sorte qu’une entreprise peut vérifier elle-même si elle entre dans le champ du régime, sans interprétation.
- Les PFA, les entreprises individuelles et les entreprises familiales échappent à l’obligation du compte au Trésor public, qui constituait un obstacle administratif réel pour les petites formes d’organisation.
- Les PFA, les entreprises individuelles et les entreprises familiales reçoivent l’argent dans le même délai de 30 jours ouvrables que les sociétés, sur leur propre compte bancaire, sans avoir à ouvrir un compte au Trésor public.
- Le remboursement des biens de faible valeur dont la durée d’utilisation dépasse un an élargit ce que la subvention permet d’acheter.
- Le plafond de la subvention augmente de 50 %, de 200 000 à 300 000 euros, et rejoint le niveau du plafond général de minimis.
- La modification est passée par l’avis du Conseil de la concurrence avant sa publication.
Ce qui reste problématique
- Le délai du 25 septembre 2026 est une barrière rigide : pour les dossiers déposés après cette date, un code CAEN non mis à jour entraîne un rejet direct, sans aucune étape de régularisation.
- L’exigence que l’activité soit autorisée dans l’établissement au moins un an auparavant exclut les entreprises qui viennent d’ouvrir une nouvelle structure dans une station.
- Pour les projets de construction, d’extension et de réhabilitation, les équipements et les machines ne peuvent pas être remboursés à eux seuls : le projet doit comprendre aussi des travaux sur les bâtiments.
- Le plafond par bénéficiaire augmente de 50 %, mais l’arrêté ne touche pas à l’article 11, qui estime le nombre de bénéficiaires à 60 pour la période 2024-2027, soit 15 par an. À enveloppe constante, un plafond plus élevé signifie moins de projets financés.
- L’arrêté ne dit pas ce qu’il advient des dossiers déposés avant le 14 août 2026 sous les anciennes listes de codes, lorsque l’action proposée ne figure plus dans les nouvelles listes.
- Les deux paragraphes nouveaux relatifs au délai du 25 septembre ne parlent que de sociétés. Pour les PFA, les entreprises individuelles et les entreprises familiales, précisément les formes d’organisation que l’arrêté fait entrer dans le régime à son point 9, le texte ne dit ni qu’elles reçoivent une lettre de clarification, ni qu’elles sont rejetées d’emblée.
Conseils pratiques
- Vérifiez dès maintenant, et non en septembre, si l’objet d’activité de votre société est enregistré au CAEN Rev. 3 auprès du Registre du commerce. Pour les dossiers déposés après le 25 septembre 2026, un code non mis à jour signifie un rejet direct, sans demande de clarification.
- Confrontez les codes que vous détenez autorisés à la liste de l’article 9, pour la catégorie d’investissement qui vous intéresse. Ce sont des listes fermées, et non indicatives.
- Vérifiez l’ancienneté de l’autorisation dans l’établissement. La condition est que l’activité y soit autorisée et qu’elle l’ait été au moins un an avant le dépôt de la demande.
- Si vous investissez dans le centre de soins, assurez-vous qu’il est autorisé par l’autorité centrale de la santé, et pas seulement classé au titre du tourisme. Ce sont deux autorités différentes, pour deux types de structures.
- Si vous êtes une PFA, une entreprise individuelle ou une entreprise familiale, vous pouvez indiquer un compte ouvert auprès d’une banque commerciale de Roumanie. Pour les sociétés par actions ou à responsabilité limitée, le compte reste au Trésor public.
- Si le projet porte sur la construction, l’extension et la réhabilitation, ne le bâtissez pas uniquement à partir d’équipements : les machines et le matériel technologique n’y sont remboursés qu’avec les travaux sur le bâtiment. La règle ne s’applique pas aux appareils médicaux thermaux, éligibles séparément au titre de l’article 15.
Questions fréquentes
Quel montant peut-on obtenir au titre de ce régime ?
Que se passe-t-il si le code CAEN de ma société n’est pas à jour ?
Quels codes CAEN sont éligibles ?
Les PFA peuvent-elles accéder au régime ?
Dans quel délai l’argent est-il versé ?
Puis-je acheter uniquement des équipements, sans travaux de construction ?
Texte original de l’acte normatif
Le texte ci-dessous est reproduit en roumain, la forme officielle de publication.
Le texte intégral, tel que publié au Journal officiel de la Roumanie
Journal officiel de la Roumanie n° 674 du 14 août 2026 16 pages PDF, 106 KB l'acte commence à la page 2
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